27/05/2009
Le manifeste : le projet des socialistes européens
Le Manifeste du PSE est un document élaboré à partir du travail de milliers de militants de tous les partis socialistes d’Europe. Il est unique en son genre car il est le seul programme commun pour ces élections. Aucune autre formation siégeant au Parlement européen n’a été aussi loin. Il est le résultat également d’un travail mené par des partis confrontés à des réalités différentes – certains sont au pouvoir, d’autres sont dans l’opposition - mais animés par des ambitions communes.
Nous y avons intégré toutes les options politiques qui expriment face aux électeurs notre projet politique commun pour l’Union européenne en insistant sur le clivage gauche-droite. Le manifeste de 2004 n’était que le résultat de discussions entre dirigeants des partis membres. Nous voulions le rendre plus vivant et concret, pour relancer l’intérêt des citoyens dans ces élections plombées par l’abstention.
Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen (PSE ou PES en anglais), a proposé de changer profondément ce processus : le Manifeste a été préparé par des propositions recueillies à la base des partis membres. C’était une démarche sans précédent.
Les militants pouvaient soit envoyer leurs idées sur le site manifesto2009.pes.org ou monter des débats dans leurs régions sur les thèmes choisis.
Le Manifeste a ainsi reçu les contributions de milliers de militants de toute l’Europe. Preuve que « les citoyens d’abord », c’est plus qu’un slogan, c’est déjà une pratique politique chez les socialistes.
Le 12 mars dernier, les militants socialistes français ont également adopté un texte d’orientation "Donner une nouvelle direction à l'Europe", pour enrichir le manifeste européen, avec nos spécificités, notre approche des problèmes mais aussi ceraines de nos réponses.
Les socialistes français disposent donc aujourd’hui de deux textes fondamentaux pour entamer la campagne des élections européennes.
Les socialistes européens sont unis pour réaliser concrètement ce changement et remettre les citoyens au cœur d’une Europe plus sociale, plus écologique, plus solidaire. Le Parti Socialiste français mène, avec ses partenaires européens, la première campagne européenne à l'occasion de ces élections. Parce que les problèmes sont communs, les réponses sont communes et la campagne doit l’être tout autant.
Il faut donc créer le mouvement qui portera demain une majorité de gauche en Europe. Mobilisons nous pour faire connaître le Manifeste !
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26/05/2009
ELECTIONS EUROPEENNES
ELECTIONS EUROPEENNES
J – 10 : votons et faisons voter socialiste


Lors de cette élection, les français et les européens auront clairement à se prononcer sur le
sens qu’ils souhaitent donner à l’Union européenne. Ils auront à choisir entre une Europe de
gauche qui protège, solidaire et proche des citoyens et une Europe de droite qui encourage
la flexibilité à tout va, la mise à mal des services publics et le repli sur soi des Etats
membres.
Les socialistes proposent que dans sa relation au Monde, l’Europe défende un
commerce au service du développement, avec une approche mondiale et solidaire. En
luttant contre le dumping social et environnemental, en mettant les objectifs du Millénaire au
centre de la politique commerciale de l’UE, une Europe de gauche peut cesser d’obliger la
libéralisation des services publics dans les pays en développements, peut mettre en place
une taxe éthique pour lutter contre les formes d’esclavage moderne (proposition rejetée par
la droite lors de la dernière mandature), peut défendre les mesures permettant aux pays en
développement de sortir de la crise alimentaire (proposition socialiste d’interdire l’offre, la
diffusion ou la promotion d’instruments financiers dont les profits résulteraient de la
spéculation sur les produits alimentaires rejetée par la droite lors de la dernière mandature).
Les socialistes proposent de répondre à la crise financière par une meilleure
régulation des flux financiers. Nous souhaitons améliorer la transparence des fonds
alternatifs, limiter leurs capacités d’emprunt pour les opérations hasardeuses, obliger
l’enregistrement des agences de notation. La passivité de la droite à l’égard des
rémunérations excessives, de l’absence de transparence, du problème des subprimes,
démontre que seul le vote socialiste pourra permettre de faire avancer concrètement une
réforme de la sphère financière à l’échelle européenne.
Les socialistes proposent d’agir en faveur d’une harmonisation fiscale accrue. La
concurrence fiscale entraine trop d’effets pervers inacceptables, des recettes fiscales
moindres pour les Etats à l’injustice fiscale pour les citoyens. Le nivellement par le bas des
taux d’imposition fait peser de lourdes menaces en déplaçant sans cesse la fiscalité des
facteurs mobiles (capital) vers des facteurs moins mobiles (travail, consommation). Dans le
cadre du rapport discuté fin 2007 sur la contribution des politiques fiscales et douanières à la
stratégie de Lisbonne, les socialistes ont clairement dénoncé les risques de nivellement par
le bas lié au dumping fiscal, l’UMP et le Modem se sont eux prononcés pour la minorité la
plus favorisée disposant de stock options et d’importants patrimoines.
Avec les socialistes, l’Europe sera plus forte dans le combat contre les paradis fiscaux,
l’évasion et la fraude fiscale.
Les socialistes proposent de continuer à défendre les services
publics comme l’un des piliers du modèle économique et social
européen. Lors des débats sur l’encadrement sur la directive « services », nous avons
obtenu que les services sociaux et de santé soit hors du champ d’application. Nous avons
élaboré avec l’ensemble des acteurs (Confédération européenne des syndicats, collectivités
locales, associations…) un projet de directive cadre sur les services d’intérêt économique
général, nous avons enrichi la définition du service public universel (transports, fournitures
d’énergie…). La droite a quant à elle voté contre l’exclusion des services sociaux et des
services d’intérêt économique général de la directive services. L’absence d’un cadre
européen protecteur des missions et du financement de nos services publics est un réel
danger sur lequel nous pouvons réellement peser si les français nous accordent leur
confiance le 7 juin.
Protection des consommateurs, politique énergétique commune, politique régionale, rapport
de l’Union européenne avec ses voisins méditerranéens, pêche durable, libertés et droits
fondamentaux, égalité des genres, immigration, politique agricole et alimentaire, lutte contre
le changement climatique, libertés fondamentales, budget de l’Union européenne.....
Derrière ces grands enjeux, il existe bel et bien une cassure profonde entre l’Europe
politique de gauche protectrice, créative, efficace et solidaire et l’Europe uniquement
économique, ultra libérale et conservatrice défendue par la droite.
Derrière ces grands enjeux, c’est une partie de notre quotidien qui se joue :
Est-ce que demain une collectivité locale pourra gérer un service public en régie,
quelle durée maximale pour notre temps de travail, quelles normes pour encadrer les
produits chimiques…. ?
Est-ce que demain nous souhaitons avoir une Europe qui régule, qui encadre, ou une
Europe laissée entre les mains des partisans du laisser-faire et de l’autorégulation ?
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21/05/2009
TRIBUNAL IMPARTIAL DE L'HADOPI
12:19 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/05/2009
La CNIL tacle la loi Hadopi
La CNIL tacle la loi Hadopi

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a profité de la publication de son rapport 2008 pour critiquer la loi "Création et Internet" (ou "loi Hadopi), qui vient d'être adoptée par l'Assemblée puis par le Sénat. Dans une double page intitulée "Hadopi : Histoire d'un avis 't(r)op secret'", la commission revient sur le rapport qu'elle avait transmis au gouvernement mais qui n'a jamais été communiqué par ce dernier.
Emmanuel de Givry, Conseiller à la Cour de cassation et Commissaire en charge de la gestion des risques et des droits, explique dans ce rapport que les observations de la CNIL au sujet de la loi Hadopi portaient sur "la possibilité d'imposer une phase préalable d'information des internautes avant l'adoption d'une sanction".
"De même, la Commission s'est interrogée sur l'effectivité du processus de "déjudiciarisation" et le rôle des Sociétés de Perception et de Répartition des Droits d'auteur (SPRD). Ces organismes, qui effectuent la surveillance des réseaux, pourront discrétionnairement faire le choix de saisir le juge pénal ou l'HADOPI. Enfin, la fiabilité des dispositifs techniques destinés à garantir la sécurité des connexions n'est pas acquise", poursuit-il.
La CNIL, qui regrette de ne pas avoir été en mesure de s'exprimer sur le texte soumis au débat parlementaire, propose en conclusion de son rapport que la loi soit modifiée.
Pour rappel, la loi "Création et Internet" prévoit l'instauration d'un dispositif de "riposte graduée", à savoir la coupure de l'accès Internet en cas de téléchargement illégal de contenus sur le Web, après deux mises en garde. La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) sera chargée de prononcer la suspension de l'abonnement, pour une durée comprise entre deux mois et un an, en cas de récidive pour les auteurs de téléchargements illégaux.
19:35 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ségolène Royal à l'Afrique: "pardon, merci, s'il vous plaît"
Ségolène Royal à l'Afrique: "pardon, merci, s'il vous plaît"
— Ségolène Royal a réitéré lundi ses propos controversés tenus à Dakar (Sénégal) début avril, lançant "pardon, merci, s'il vous plaît" à l'Afrique qui est "notre avenir", tout en refusant la repentance.
"Je ne m'attarderai pas longtemps sur les mots que j'ai prononcés à Dakar", a-t-elle déclaré en ouverture d'une "soirée de réflexion" sur l'"avenir commun pour l'Afrique et l'Europe au XXIe siècle". Parlant de mots "simples", "évidents", elle a lancé : "pardon, merci, s'il vous plaît".
"Pardon pour l'esclavage et la colonisation, merci pour tout ce que l'Afrique a apporté à l'Histoire et pour sa participation à la Libération de la France et s'il vous plaît, construisons ensemble notre avenir commun", a demandé l'ex-candidate à la présidentielle.
"Dans un monde menacé par les conflits et déchiré par la crise, nous savons bien que nous aurons besoin de tous, et notamment de ce continent qui est si proche de nous : l'Afrique", a-t-elle poursuivi.
Selon Mme Royal, "il ne fut pas question de repentance dans ce discours de Dakar car la repentance se replie sur elle-même, la repentance est dépressive". "Il ne fut question que d'une chose : nous ouvrir à nouveau à l'universel" qui "est au coeur de notre identité", a-t-elle encore dit.
"Oui, l'Afrique est notre avenir", a-t-elle lancé.
"Soit l'Europe reste ce qu'elle est, atteinte par une crise de confiance, tentée par le repli sur soi, dépassée par les nations émergentes plus dynamiques, et alors elle se met sur la voie du déclin. Soit l'Europe transforme les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un désir d'avenir, une nouvelle harmonie humaine".
Cette nouvelle harmonie, "il nous faut l'imaginer dans un monde dans lequel l'hégémonie occidentale n'est plus". Le partenariat entre l'Europe et l'Afrique constitue un "choix stratégique majeur", pour Mme Royal.
Invité par Mme Royal, José Bové, tête de liste Europe-Ecologie dans le Sud-Ouest pour les européennes du 7 juin, a estimé que "toutes les initiatives qui ont lieu et qui permettent de remettre la relation de l'Europe à l'Afrique au centre et bien montrer qu'il faut sortir de cette ère du néocolonialisme, sont à saluer".
Il faut "être capables d'unir tous les gens qui vont dans ce sens-là". L'Europe doit être "capable de couper les liens avec cette logique coloniale", a lancé l'altermondialiste à des journalistes.
08:01 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/05/2009
Hadopi: amis artistes, vous vous trompez de combat!
L'UFC-Que Choisir, le chapître français de l'Internet Society, La Quadrature du Net, l'Union de syndicats des artistes interprètes créateurs et enseignants de la musique, de la danse et de l'art dramatique (SAMUP) et le collectif «Pour le Cinéma» adressent cette «lettre ouverte à quelques artistes» s'inquiétant de leur avenir si le projet de loi Création et Internet et les invite à de prochaines Assises de la création et du numérique
Chers amis artistes, vous êtes nombreux à éprouver des inquiétudes face au bouleversement que connait actuellement le monde culturel. Ces doutes sont légitimes. Cependant, nous sommes réellement décontenancés par le soutien que certains d'entre vous apportent au projet de loi Création et Internet.
Car il s'agit, en fait, de mener des actions punitives contre votre public! Créer un délit de «défaut de sécurisation» et inciter à installer sur chaque ordinateur un mouchard en permanence relié à des serveurs sous la responsabilité de l'Hadopi – Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet – freineront immanquablement le développement de l'Internet et la formidable opportunité qu'il offre à tous les artistes pour faire connaitre leurs œuvres.
Injuste pour le public et pour les artistes
Nous sommes très étonnés que vous puissiez défendre le système actuel – qui est des plus injustes envers les artistes. En effet, sur la vente d'un CD ou d'un fichier numérique, la répartition des revenus se fait dans des proportions qui sont de 92% pour les maisons de disques et 8 % pour les artistes. De plus, apprécier la santé de l'économie de la culture à partir du marché de la vente de CD ou de DVD est tellement restrictif! En effet, la vente de CD ou de fichier numérique ne représente que 16% des revenus de la Sacem; les artistes se rémunèrent bien plus avec les concerts, les passages radio et autres sonorisations publiques. Se fonder sur l'évolution de la vente des CDs pour s'opposer à cette loi, c'est avoir une logique similaire à celle qui vous aurait menés à vous battre pour l'interdiction du CD pour protéger les ventes de vinyls. La chute des ventes de certains supports a bien plus à voir avec leur obsolescence (et nouveaux usages culturels «nomades» : MP3, téléphonie mobile multimédia, Netbook, ) qu'avec le téléchargement.
Dans sa globalité, le secteur de la culture se porte plutôt bien, et les chiffres parlent d'eux-mêmes : les revenus de la Sacem n'ont pas baissé, la SACD enregistre des perceptions record et les entrées en salle explosent. Ainsi, le public, même s'il télécharge, dépense toujours plus dans la culture, alors même que – toutes les études le prouvent – le revenu disponible des ménages français est en baisse constante ces dernières années.
Le soutien du public aux artistes et à la création ne se dément pas
Dans cette mesure, est-il raisonnable de soutenir un projet de loi qui traite les consommateurs, votre public, comme de vulgaires voleurs à la tire ? Les évolutions technologiques et les nouveaux comportements qu'elles induisent ne doivent pas rompre le lien qui unit les artistes à leur public, mais le renforcer. Se mettre autour d'une table et réfléchir ensemble à une adaptation juste et équilibrée des droits du public et des artistes à l'ère d'Internet, élaborer ensemble les nouveaux modèles de financement pour la création tout en défendant les libertés d'échanges numériques condition de la diversité culturelle; c'est précisément ce que nous proposons au sein de notre plateforme Création, Public et internet. Nous sommes un regroupement d'artistes et contributeurs à la création et d'organisaiton de consommateurs et d'internautes qui se sont donné pour tâche d'organiser au plus vite des Assises de la création et du numérique. Nous vous encourageons à vous joindre à nous pour participer à la construction d'une nouvelle donne numérique qui réconciliera les artistes, le public et l'Internet : www.creationpublicinternet.fr
12:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



