27/10/2008

Ségolène Royal en tête pour le Congrès PS

Ségolène Royal semble bien aborder le Congrès en occupant la première position. Seule une alliance Delanoë - Aubry pourrait compromettre cette réalité des rapports de forces.

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Dans quelques semaines, elle pourrait avoir gagné son surnom de "come back woman" tant son leadership paraissait contesté il y a quelques mois.

Mais c'est un beau retour effectué par l'ancienne candidate à la présidentielle 2007.

Dans les fédérations clefs, elle est donnée en tête. Delanoë rate sa campagne interne à supposer qu'il en livre une tant depuis quelques semaines ses déplacements en régions sont devenus rares.

Aubry progresse et pourrait même talonner Delanoë.

Si ces deux candidats ne font pas alliance, il paraît désormais probable que S. Royal arrive en tête.

SEGOLENE ROYAL, LE VOLONTARISME POLITIQUE

Lu dans le Poste

: Asse 42

Ce soir à l'émission le grand Jury RTL-LCI-Le Figaro (rien que le titre m'amuse;-)), ségolène Royal a fait une démonstration de volontarisme en politique. Et dans tous les domaines, celui de la crise financière comme celui du parti socialiste. Devant des journalistes de droite elle a su développée son discours,sa vision de l'avenir et des solutions à apporter aux crises.

Sur la crise financière elle a appelé ce gouvernement à faire preuve de volontarisme et de respect des français. Elle a d'abord commencée par démontrer que les banquiers étaient au courant de la crise depuis l'année dernière parce qu'ils l' avait provisionnée dans leur bilan de 2007! Elle a donc fustigé l'opacité et le manque de démocratie qui ont empêché l'état de dire la vérité aux français sur l'ampleur de la crise. Et je me permets de faire une parenthèse, aidé en cela par DSK qui est venu sur tous les plateaux TV pour nous dire qu'elle était derrière nous et que les mesures gouvernementales étaient les bonnes...Fin de la parenthèse DSK RTL-LCI-Le Figaro;-)

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Sur les mesures concrètes à prendre elle a insisté sur la baisse du coût de l'énergie au moment où les français vont remplir leur cuve du fuel, comment se fait-il que les prix ne baissent que très peu alors que Total a fait 12 Milliards d'euros de bénéfices l'année dernière! Et que le prix du gaz a augmenté de 15% cette année! Il existe donc dans ce secteur énergétique des marges financières inutilisées que l'on devrait ponctionner pour alimenter le Fond souverain plutôt que de recourir encore à la dette. bref du bon sens quoi.

Elle demande donc au gouvernement de ne pas faire du catastrophisme mais de montrer qu'il existe des pistes d'avenir comme l'investissement dans l'innovation, dans l'humain et dans l'écologie. Elle demande donc que l'état reste dans le contrôle des banques pour vérifier que l'action économique de celles-ci soient orientées vers l'économie réelle. Là aussi un simple bon sens puisqu'on se rend compte que l'on ne peut faire confiance au simple marché où ce sont les contrôlés qui payent les contrôleurs!

Enfin sur le PS, elle a été rassembleuse tout en précisant qu'elle changera les choses au sein du parti: Une nouvelle organisation plus décentralisée, un plus grand respect des militants et une nouvelle équipe. Elle a clairement montrée que c'était la patronne de sa motion, et ça me fait particulièrement plaisir. Oui dans notre motion elle rassemble large et elle a la volonté aussi de le faire pour le PS dans le futur en disant que toutes les bonnes volontés seront les bienvenues pour la suite.

Bref je le dis tout net elle a été excellente malgré la tentative d'Aphatie de l'entrainer sur le terrain DSK ou de la mettre en porte-à-faux , ce qui est plus normal en revanche, même si je ne connais pas son degré d'engagement avec les autres leaders politiques, à droite notamment. Mais passons parce que la personnalité publique qui a éclaboussé ce rendez-vous de tout son talent par sa simplicité, ses réponses claires aux questions pertinentes a été ségolène Royal. Elle nous a fait montre de toutes les compétences, les qualités que l'on ait en droit d'attendre d'un leader politique. J'attends la vidéo avec impatience pour la revisionner.

Et pour finir sa conclusion sur le sarkozy socialiste alors que le journaliste LCI lui disait qu'il occupait l'espace soc-dem maintenant, que le PS était quasi asphyxié et lui demandait qu'est-ce qu'elle pouvait dire à ce sujet: Elle dit tout simplement la différence entre les socialistes et sarkozy c'est la sincérité!...Tout est dit camarade. Elle a démonté le sarkoysme en 45mn chrono et fait montre d'une posture de chef d'état.

Pour ségolène Royal l'avenir ne fait que commencer.

26/10/2008

Nicolas Sarkozy, le petit garçon supporte très mal la contrariété et l'échec

Lu dans le JDD blogs.fr

Je sais que je serai accusé de faire de la psychologie de bas étage; Mais bon. je me lance...

Il veut être toute-puissant

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Mardi dernier, devant le Parlement européen, Nicolas Sarkozy a demandé aux députés de réfléchir à renforcer l'union politique, mais surtout de prolonger la présidence du conseil. Une présidence tournante tous les 6 mois lui semble insuffisante. De là à penser qu'il se verrait bien 6 mois de plus à la tête de l'Europe, il n'y a qu'un pas que certains ont franchi allègrement.

La volonté de toute-puissance se constate aussi à chaque discours: un vocabulaire volontariste à l'extrême, des sourcils régulièrement froncés, les doigts souvent pointés, le ton ferme. La crise de cette rentrée nous a rendu le Sarkozy des beaux jours, qu'un excès de Bling Bling compulsif avait plongé dans une cure de modestie. il est aujourd'hui partout (Paris, Strasbourg, Annecy, Pékin). Il parle aux plus grands de ce monde, et le fais savoir.

Les pédopsychiatres nous expliquent que le jeune garçon, avant l'âge de 11-12 ans, est souvent frappé d'un sentiment de tout-puissance.

Il ne supporte pas la critique

En à peine une dizaine de jours, Nicolas Sarkozy a fait très fort. Qu'un éditeur publie une poupée vaudou à son effigie, et le voici qui porte plainte. Ségolène Royal, également victime de ce jouet, est plus simplement restée indifférente. Question de maturité sans doute.

"Selon l'avocat du président de la République, « ce n'est pas ici le code de l'humour qui est mis en cause ». Le conseil du chef de l'État reproche à l'éditeur « une violation du droit à l'image ». Il réclame le retrait des figurines, sous astreinte de 1000 € par poupée encore en vente. Pour l'avocat, « il n'est pas question de demander à la justice le retrait d'un livre », considérant que la figurine était totalement dissociable de l'ouvrage. Mais, pour l'éditeur, le livre et la poupée sont « indissociables » (source)."

Le moindre blogueur ou manifestant brandissant un slogan jugé infamant risque le procès. Récemment, un chômeur lavallois qui avait brandit une pancarte avec l'inscription « Casse-toi pov'con » sur le passage du président est passé devant le tribunal de Laval, pour offense au Chef de l'Etat.

L'hymne national est sifflé lors d'un match amical de l'équipe de France mardi dernier. Il le prend personnellement. Il interdit les matches. Des apprentis sifflent son nom à une conférence professionnelle, et il rebrousse chemin.

Deux sociétés lyonnaises et avignonnaises ayant commercialisé des tee-shirts à son effigie. Elles passent aussi au tribunal. Nicolas Sarkozy n'aime ni la critique ni la caricature.

Les pédopsychiatres nous expliquent que le jeune garçon, avant l'âge de 11-12 ans, supporte très mal la contrariété et l'échec.

Monsieur le Président, à quand l'interdiction des blogs

 

La soviétisation des médias français!

Dans la dernière dépêche AFP on dit que ségolène Royal ne brille pas par sa compétence. Je lis donc sans surprise la dépêche AFP concernant ce sondage CSA- Le Parisien car je m'attends dans les jours qui viennent à être submergé de sondages de plus en plus favorables à Delanoë. Tellement même qu'aller contre les sondages seraient suicidaires pour les sympathisants socialistes vous ne croyez pas.

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Mais je me rends aussi sur le site du Parisien et que vois-je? une autre lecture de ce sondage que cette dépêche AFP qui semble bidouillée éxagèrement pour nuire à ségolène Royal.  A croire que l'UMP a réussi à lui faire assez peur pour qu'elle accepte de se plier à ses desiderata. Mais là à ce niveau de désinformation on dirait du Lefévbre! Voyez plutôt:

Pour l'AFP, les sympathisants socialistes ont dit que Delanoë est compétent pour 82% d'entre eux et ségolène Royal à 63%.

Pour le Parisien qui a commandé ce sondage, ségolène Royal est à 81% chez les sympathisants socialistes! Autrement dit quasi à égalité! Ce qui doit empêcher tout titre ronflant concernant la soi-disante supériorité de Delanoë sur ségolène Royal.

Mais cette dépêche AFP ne s'arrête pas là dans la désinformation, elle dit que ségolène Royal est jugée compétente par seulement 40% des français, alors que chez le Parisien elle est à 63%!

Franchement la désinformation soviétique est à l'œuvre en France on le savait, on savait que les médias et les sondages allaient nous bombarder en faveur de Delanoë mais là! Je demande à ce que les journaliste respectent un minimum de déontologie et ne prennent pas leurs désirs pour des réalités! Et évidemment en s'appuyant sur des chiffres faussés on change aussi le classement des personnalités puisque ségolène Royal passe systèmatiquement 3ème derrière Aubry!

Cette dépêche AFP est un vrai scandale journalistique! Une dépêche qui est reprise sans sourciller dans toutes les rédactions. Je demande donc instamment de revoir sa copie et de publier un erratum de suite dans la foulée, et de dire qu'elle n'a fait que suivre le communiqué venant de l'UMP sans réfléchir!

Cette dépêche est un vrai scandale journalistique à dénoncer furieusement tellement la propagande est éhontée! Et qu'on ne vienne pas me dire que l'AFP est neutre elle aussi ... Bien sûr je pourrais laisser passer l'affaire et faire comme d'habitude. Mais la coupe est pleine. Cela fait deux ans que l'on subit la désinformation, la propagande, les sondages truqués, pour formater les français au sarkozysme. Voir le traitement des infos concernant la crise financière sous un seul angle celui du gouvernement et ne laisser aucune place à l'opposition est un scandale surtout lorsque l'on sait que les français désapprouvent massivement la politique de sarkozy. Les médias étrangers nous regardent avec curiosité et se demandent si la France serait encore meilleure que l'Italie de Berlusconi.

La Pravda est française. Vive la France soViétique!

Lu dans le post :Asse 42

24/10/2008

La révolution démocratique

Lu dans le post :1296382_la-revolution-democratique.html

 

J'écris ce billet pour bien montrer que nous défendons toujours avec autant de détermination la démocratie participative qui est une composante essentielle de la révolution démocratique à mettre en place pour instaurer la démocratie jusqu'au bout.

On constate avec la pratique sarkozyste du pouvoir qu'elle en devient urgent et indispensable pour l'avenir. On ne peut laisser un clan gouverner un pays sans contre-pouvoirs et sans respecter le temps du débat démocratique. Une politique d'urgence est une politique de négation du débat d'idées et en cela c'est anti-démocratique.

J'insiste sur le fait que ce n'est pas ségolène Royal qui a inventé la démocratie participative mais qu'elle la porte dans son raisonnement politique depuis le début. Même dans sa section en Normandie au début de sa carrière politique, elle avait déjà cette volonté d'associer les citoyens aux décisions qui les concernent. Mais comme toute idée en avance sur son temps il faut savoir être patient pour voir aboutir ses idées. Elle a eu le déclic en constatant de visu une pratique participative démocratique au sommet de la Terre à Rio en 1992. Elle représentait la France en tant que ministre de l'environnement et a pu faire l'expérience concrètement de la puissance de cette forme de démocratie pour faire avancer les choses sans brutaliser. Avec respect.

Elle n'a eu de cesse ensuite d'y penser, d'y réfléchir pour avoir un jour l'occasion de la mettre en place. C'est en faisant une campagne régionale sur ce thème qu'elle a gagné la région en 2004 face à Raffarin et sa politique à l'ancienne. Depuis elle s'attache dans sa région à mettre en place les outils de la transparence et permettre aux citoyens de participer concrètement aux décisions qui les concernent.

Mais il est évident qu'elle se heurte encore à des réticences et au sein même de son propre parti comme elle a pu le constater pendant la présidentielle où un Jospin était vent debout contre cette démocratie qu'il qualifiait facilement de populiste. Comme la droite et comme vient de le faire Delanoë aujourd'hui. malgré ces oppositions internes comme externes elle n'a pas hésité à nous faire une campagne présidentielle participative. Tout le monde se rappelle de l'engouement déclenché pour la politique et le joie de pouvoir s'exprimer et participer enfin.

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La critique qui est faite par les sceptiques c'est que cela n'a servi à rien. Je ne suis évidemment pas d'accord et ceux qui disent que ségolène Royal est à droite n'ont sûrement pas lu le pacte présidentiel où en ont fait une caricature. Car on peut dire que la réforme de l'indice des prix, le soutien scolaire gratuit, la caution immobilière garantie par la collectivité, le paiement des retraites mensualisé, la possibilité d'avoir un prêt à taux zéro de 10000 euros pour commencer sa vie, le fait de dire qu'il faille une place d'hébergement pour 1000 habitants dans toutes les villes, etc... Tout cela n'étaient pas des mesures que l'on qualifient de grande politique et pourtant c'étaient des mesures adaptées aux problèmes quotidiens des français. Elle répondaient aux crises concrètement. Et c'est ce genre de mesures que beaucoup ont dénigré, même à gauche, comme étant un catalogue...

Mais la démocratie participative ne s'arrête pas à l'horizon des quartiers ou des villes. Elle a aussi une dimension internationale. Je vous propose de lire, ou relire, l'excellent discours sur la mondialisation d'Athénes où devant les socialistes européens rassemblés, ségolène Royal a insisté sur le déficit démocratique pour la construction européenne et ap laide pour la mise en place d'une démocratie participative seule à même de réconcilier les peuples avec la politique. Et donc lutter contre la tentation populiste du Tous pourris!

Alors bien sûr cette volonté est fermement ancrée dans la motion E. Tellement même qu'ils ne nous viendraient pas à l'idée d'en faire des tonnes! C'est tellement évident que c'est nous qui incarnons cette révolution démocratique qu'ils ne nous venaient même pas à l'idée que des camarades bien intentionnés viennent nous contester ce point fondamental de notre soutien à la vision d'avenir de ségolène Royal.

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23/10/2008

La différence entre les motions socialistes? Ségolène Royal!

A l'approche du congrès socialiste de Reims, les différentes motions socialistes vont chercher à se différencier, à conserver leur pré carré et même à attaquer les autres motions. Cela peut paraitre consternant mais pourtant cela n'a rien de scandaleux lorsque dans un parti démocratique on doit élire un nouveau leader porteur d'un projet d'avenir. Il est donc normal que plusieurs projets se confrontent.

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Ce qui est moins normal c'est que l'on est attendu aussi longtemps pour réunir ce congrès. Normalement après une élection présidentielle il se réunit rapidement pour entériner son  nouveau leadership. En 2007 ça n'a pas été le cas. La direction sortante menée par Hollande a choisi de faire durer le plaisir comme on dit. Elle a donc choisie de faire travailler collectivement les militants comme jamais auparavant. Alors que pendant les 10 dernières années de son mandat, l'ensemble des socialistes est unanime pour dire que le PS n'a pas travaillé ni fourni d'idées, voilà qu'il se met enfin au travail! Il élabore même une nouvelle déclaration de principes sans toutefois consulter les militants qui seront appelés à voter OUI ou NON. Circulez y a rien à voir! On peut légitimement se poser la question du pourquoi de cette si longue attente et cela est très bien résumé et expliqué dans ce billet.

L'objectif étant donc de diluer l'attraction populaire de ségolène Royal pour tenter de l'évincer de la future direction du PS. On en a la preuve avec le soutien apporté par la direction sortante de Hollande à Delanoë. C'est clair et net.
Pourtant la popularité de ségolène Royal ne s'est pas effondrée chez les militants socialistes. Au contraire même! Malgrè les sondages soulignant avec constance son effondrement elle est toujours présente dans la volonté d'avenir du PS exprimée par les militants. Pourquoi?

Parce que d'abord les militants n'ont pas oublié que pour les campagnes législatives et municipales, elle a mis sa populairité au service de tous les candidats socialistes sans se soucier des appartenances de courants des uns et des autres. Comme ICI à Toulouse où elle est allée soutenir Pierre Cohen futur soutien de Delanoë.

Les militants n'ont pas oublié non plus l'enthousiasme populaire vécu pendant la campagne présidentielle. Un enthousiasme appuyée sur une campagne participative qui ne s'était jamais vue auparavant. Elle avait promis de le faire elle a tenu parole. Cette campagne a été moquée aussi bien à gauche qu'à droite et l'on se rappelle la violente diatribe de Jospin contre la démocratie participative. Personne n'a oublié la multitude de débats participatifs à travers tout le pays. Ces débats dans les cafés, qui continuent encore aujourd'hui, et dans des lieux les plus improbables où on se réunissait pour parler concrètement de politique et d'avenir. De ce formidable foisonnement intellectuel citoyen est sorti le pacte présidentiel. Un pacte équilibré entre les réponses à l'urgence sociale et la nécessaire dynamique économique appuyée sur le progrès social et l'excellence environnementale. Une trame idéologique socialiste qui est maintenant présente à travers toutes les motions. On se rappelle aussi l'offensive de ségolène Royal contre les injustices bancaires avant le premier tour. Une sortie que beaucoup avaient qualifié de populiste et qui pourtant trouve toute sa légitimité aujourd'hui.

Les socialistes ont aussi majoritairement approuvé que le socialisme idéologique sorte de son ornière et revendique avec force, enfin, son appartenance républicaine. Car le socialisme a été crée pour accomplir l'idéal républicain. Il doit donc être fier d'en revendiquer les symboles sans tabous. Et l'idéal des socialistes est de faire gagner la France, pas que les socialistes. Donc pour cela nous ne pouvons plus revendiquer une politique de lutte des classes ou d'affrontement. Notre idéal doit être de gouverner démocratiquement dans une société apaisée. Pour cela il faudra donc diffuser constitutionnellement la démocratie participative, pour permettre à l'ensemble du corps social de participer au processus de décision collective, et s'appuyer sur le principe du donnant-donnant dont on mesure aujourd'hui la nécessaire urgence! Et si on se revendique républicain on doit pêtre capable d'incarner une ouverture d'esprit nous enjoignant à dialoguer avec l'ensemble des forces progressistes de notre pays. Sans sectarisme et sans peur parce que nous avons conscience que les valeurs qui nous animent dépassent notre seul parti même si nous en sommes les dépositiaire

Ségolène Royal a donc conservé toute son attractivité auprès des militants. Ils savent qu'elle a une lucidité radicale lui permettant de défendre avec vigueur les pêcheurs, commes les ouvriers de Gandrange ou de Ford. Elle est au contact des réalités quotidiennes vécues par le fait d'être une présidente de région. Elle est aux manettes pour faire travailler ensembles les bonnes volontés à la construction d'un intérêt général. C'est pour cela qu'elle est la seule à mettre la pression sur la baisse des prix à la pompe car elle sait que cela touche directement le pouvoir d'achat de millions de français et d'activités professionnelles.
Elle a montré aussi son courage à s'opposer au clan sarkozy qui dirige le pays. Ce clan qui s'augmente sans vergogne en ces temps de crise financière. Ce clan qui se protége derrière son bouclier fidcal en demandant aux français de se serrer la ceinture. Ce clan qui trouve avec rapidité des milliards d'euros pour venir en aide aux banques mais rien pour sauver notre modèle social, éducatif, de santé. Ce clan arrogant qui appelle au rassemblement mais qui lui-même n'accepte aucune mesure socialiste comme sur la réforme des institutions par exemple oùla réforme du Sénat n'a même pas été abordée. Bref un cla qui s'en met plein les poches au détriment du pays. Qui est le leader socialiste qui le dénoce avec force et qui n'accepte pas la résignation? Tout en sachant être un leader qui encourage lorsque cela va dans le bon sens.

Les militants socialistes vont donc avoir à choisir un projet mais aussi un leader appuyé sur une équipe. Le choix fondamental il est là pour eux en fait. On voit bien qu'on essaye de gommer les différences pourtant elles existent et surtout sur la conception d'avenir du PS.
La motion A de Delanoë, Hollande, Jospin, Rocard propose ni plus ni moins de continuer comme avant. ils en sont satisfaits puisqu'ils sont au pouvoir. Ils veulent surtout ne rien change, ne veulent pas voir de nouveaux militants et ne croient pas en la démocratie participative. Ils sont même contre une alliance future avec le Modem bien qu'il compte parmi leurs soutiens des élus qui en ont fait localement et, pire, ont Roacar qui avait appellé, avant le premier tour!, ségolène Royal à s'allier avec le Modem au mèpris de notre combat politique de gauche. Où est la cohérence pour ces gens-là?
La motion C est celle de Hamon, Emmanuelli, Dolez, Mélenchon. C'est une motion qui défend les valeurs socialistes de toujours mais qui ne prône pas le mouvement. Elle veut défendre les acquis comme la retraitre à 60 ans et ne prend pas en compte la situation nouvelle et la nécessaire adaptation à la réalité. Pour autant c'est une motion qui a des vraies valeurs et qui les porte fièrement. C'est respectable même si je pense qu'elle soit sortir du dogmatisme sectaire.
La motion D c'est celle d'Aubry, Fabius, DSK...Rien que de voir les noms qui la soutiennent on ne peut s'empêcher de penser que c'est une motion de stratégie politicienne. Elle est là pour permettre à DSK et Fabius, les ennemis d'hier, de continuer à exister dans le futur. C'est une motion qui veut donner des leçons de gauche à tout le monde tout en ne sachant pas qui de Fabius ou DSK aura le dernier mot... Bref une motion bancale et inintéressante pour l'avenir du PS.
Je ne parlerais pas des motions B et F parce que je les connais moins bien et qu'elles vont jouer un rôle mineur dans le congrès, pour autant j'aimerais qu'ensuite elles soient complétement intégrées à la future direction du parti car elles représentent des aiguillons d'idéal indispensables pour progresser.

Il reste donc la motion E. La motion de ségolène Royal clairement! n'en déplaise à certains de nos alliés qui voudraient insister sur la mise en retrait de ségolène Royal comme atout. Certes elle a choisi de respecter les temps du parti et donc que le vote des motions se fassent sur les idées mais on constate bien que ce qui intéresse en priorité les militants c'est l'avenir du parti. Et ils ont confiance en l'avenir de leur parti avec ségolène royal. ils savent qu'elle les respectera, qu'elle ouvrira le parti pour lui redonner une âme populaire, qu'elle défendra les valeurs socialistes avec force sans sectarisme, qu'elle seule est capable d'engager le débat avec l'ensemble des forces progressistes demain puisqu'elle n'a jamais fermé la porte et enfin qu'elle seule est capable de lui donner un désir d'avenir. Et cette perspective permet l'enthousiasme, l'envie d'adhérer, de participer et donc de faire progresser le socialisme pour le faire gagner ensuite pour le plus grand bien de notre pays.

lu dans le post le 23/10/08 : 1294985_la-difference-entre-les-motions-socialsites-segol...

21/10/2008

L'Offensive des médias contre Ségolène

On assiste depuis le Zénith en gros à une offensive en règle contre ségolène Royal. On sait que sarkozy s'était déclaré satisfait il y a quelques mois de dire que ségolène Royal avait disparu de la vie politique. C'est vrai les sondages la donnait au 36ème dessous, et les médias favorisaient avec constance et fidélité son ami: Bertrand Delanoë. Et si ça ne suffisait pas ils appuyaient aussi avec force la candidature d'Aubry se disant que comme de toutes façons ils ont vocation à s'allier il est utile de les appuyer tous les deux pour qu'ils soient majoritaires au congrès de Reims.

Or il se trouve que malgré tout le barnum médiatique appuyé par des sondages grossiers, ségolène Royal est toujours vivante et même toujours aussi populaire. Après sa fête de la Fraternité du Zénith on a eu une descente médiatique de tout ce que le microcosme compte d'experts en communication, de directeurs artistique, de coiffeurs et d'éditorialistes politiques pour nous expliquer qu'elle avait pété un câble en gros. Qu'elle avait perdue sa crédibilité et qu'elle signait là l'arrêt de sa carrière. Appuyé bien sûr par la quasi-totalité des personnalités du PS qui trouvait là un moyen de la railler encore. Or le sondage sorti en suivant a été obligé de remonter ségolène Royal de l'outre-tombe dans lequel on voulait l'enfermer! Surprise consternée des médias qui voient bien que le matraquage sur son Zénith n'a pas convaincu. Pourtant on s'emploie partout à dénigrer ses bouclettes, son jean, et sa Fra-ter-ni-té!

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Donc depuis le Zénith le mot d'ordre du siècle est de surtout ne pas lui donner l'occasion de montrer qu'elle peut avoir un discours argumenté et crédible. Son passage sur I-télé en suivant est l'occasion pour ses deux intervieweuses pour tenter de la décrédibiliser un peu plus en insistant pour montrer qu'elle n'apporte pas de réponses à la crise et qu'elle fait la fête pendant que le système s'écroule. A voir la tête de l'intervieweuse en chef à la fin, on se dit qu'elle a raté sa mission.

Lors de son discours de parempuyre où elle avait annoncée qu'elle présenterait un discours économique de portée nationale contre la crise financière, on en a rien retenu dans les médias. Elle a fait pourtant une critique féroce contre le système financier en folie et propose 7 mesures pour sortire de la crise: Création d'un ministère commun franco-allemand de l'économie notamment verte pour dynamiser l'Europe. Car on le sait bien que la France et l'Allemagne sont le moteur de l'Europe et c'est donc à eux d'impulser le mouvement. Réformer la fiscalité française en fusionnant l'impôt et la CSG en le rendant progressif et en agissant sur la suppression des niches fiscales. Création d'une banque publique chargée de fournir du crédit à court et long terme pour aider les entreprises à se développer. Imposer aux acteurs financiers de respecter les accords internationaux.  Agir contre les paradis fiscaux au niveau de l'Europe en interdisant à ces fonds en provenance d'investir en Europe. Revoir la rémunération des traders et arrêter la privatisation de la banque postale à l'heure où on nationalise des banques! Une argumentation donc étayée et efficace pour repenser le système et pour permettre à la croissance de repartir.

D'ailleurs dans les médias il était prévu un vaste plan média en faveur de DSK qui devait nous asséner toute sa science et dire, en particulier, combien il approuvait le plan Paulson et Brown pour sauver la finance mondiale. Mais patatras, il est con quand même, au moment où il est à son sommet, ou on matraque dans les sondages que la gauche rêverait d'un DSK pour 2012 (?), il est pris la main dans la culotte d'une autre! Horreur au Siècle qui voit son plan s'effondrer et qui demande donc à tous ses membres de soutenir l'inconséquent. On assiste donc à une écœurante plaidoirie en faveur d'un homme qui trompe sa femme allègrement mais qui n'entache pas sa valeur d'homme d'état bien sûr... Tout est orchestré pour le sauver mais voilà que ségolène Royal se distingue en disant, quelle impudente!, qu'il fallait attendre le résultat de l'enquête avant de juger. Haro donc sur l'irresponsable et la rédaction du Post y participe joyeusement avec son titre évocateur et percutant!

Enfin pour couronner le tout elle a dit lors de sa dernière ITW TV à canal+ qu'il ne fallait pas encourager le terrorisme , qu'elle ne donnait pas son absolution à DSK sans savoir et qu'elle se demandait, comme les français d'ailleurs, pourquoi le prix de l'essence suit celui du pétrole à la hausse automatiquement et pas à la baisse.  Question pertinente qui dérange tous les acteurs du pouvoir qui font leur beurre des taxes prélevées. Pourtant alors que l'on nous dit qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses, que nous sommes en faillite et donc que nous devons vendre la France au privé...On trouve miraculeusement des sommes astronomiques pour sauver les banques. Dernière somme en date, 10,6 milliards d'euros! Autrement dit la fin des déficits sociaux trouvés en moins de deux!

On voit donc que dans la situation actuelle toute la construction médiatique patiemment construite depuis l'avènement de sarkozy s'effondre. On nous avait abreuvé de signaux d'alerte extrêmement graves nous enjoignant à nous serrer la ceinture, nous le peuple, pendant que l'on faisait le bouclier fiscal pour les plus riches! On nous disait que notre système social était obsolète et que donc il fallait le vendre au privé. Et on nous disait que l'avenir de la gauche c'était Delanoë ou DSK et Vlan! Voilà que tout cela tombe par terre avec la crise financière. Ils sont obligés de sortir le pognon pour sauver les banques tout en continuant à augmenter le budget de l'Élysée, la rémunération des collaborateurs présidentiels, naturellement. Sans aucune pudeur pour la situation de crise que vont connaitre dans peu de temps des salariés. C'est le système sarkozy.

Mais en face il sait qu'il a une personnalité qui à la faveur du peuple. C'est la personnalité la plus populaire pour les français. C'est elle qui déclenche l'espoir d'une autre société. Ce peuple lui sied grée d'avoir dénoncer avec force la main mise du clan sarkozy sur le pays. Et de parler concrètement et constamment des problèmes quotidiens des français. Elle est au contact des pêcheurs, des entreprises, des ouvriers, des salariés; elle est au contact des réalités financières vécues par les français. Elle connait parfaitement la situation économique du pays et contrairement aux autres, sauf Hamon, elle le dénonce fortement. le pouvoir se doit de l'éliminer avant le congrès de Reims et la dernière attaque en règle serait de dénoncer l'inconstance de ségolène Royal concernant sa ligne politique. A voir ici l'édifiant article d'un Fabiusien pour Rue 89.

On connait donc la prochaine attaque des médias contre elle: dénoncer son inconstance politique. En interviewant Hamon sur France Inter, Demorand a bien essayé de lui faire cracher le morceau sur qui serait inconstant au PS pour dénoncer la crise financière. On se doute bien qu'il voulait parler de ségolène Royal puisqu'il n'y a qu'elle, et Hamon, qui dénonce la folie financière. Raté. Hamon ne pouvait pas le faire ni le dire puisqu'il a suivi la campagne présidentielle. Il sait que le pacte était engagé contre le système bancaire et qu'elle portait un regard radicalement sur l'économie que le sarkozysme.

Ségolène Royal est donc au combat. Au combat contre le sarkozysme qui détruit les fondations de ce pays. Au combat contre les médias qui veulent la voir disparaitre sdu paysage. Au combat contre ses camarades qui n'ont jamais accepté sa désignation interne. Bref elle est au combat et nous, le peuple, on la soutient de toutes nos forces et avec toute notre énergie parce qu'on sait bien qu'elle est la seule en situation de nous faire progresser socialement et humainement. Que les puissants se le disent on ne la lâchera pas, parce que ce qui a commencé pendant la campagne présidentielle ne s'arrêtera pas.

 

(article du Post le 21/10/2008)

Cet article lu dans le Post nous décrit  avec précision le déroulement de cette offensive !

Si nous nous rappelons des déchaînements venant des médias et de certains leaders du PS pendant les primaires, l’acharnement et le dénigrement pendant la campagne, on ne peut que constater la force de caractère et le courage de Ségolène !

J’espère que les militants à la lumière du comportement des éléphants  pourront par leur choix permettre un véritable renouveau avec l’équipe de Ségolène Royal.

18/10/2008

Un militant de base donne une interview choc sur Ségolène Royal -

Je reproduis ici ce interview de ce militant du Parti socialiste car je retrouve dans ses propos l'analyse que je fais personnellement .

Bonjour. Vos propos ont suscité de nombreuses réactions sur le net. Pouvez-vous vous présenter?

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Je suis Freddy PAMBOU. J'ai trente ans. J'ai adhéré au PS depuis un an, au lendemain des législatives. Je réside à Gennevilliers où j'y milite. Je tiens tout de suite à préciser que je n'accepterai pas qu'on m'afflube du titre méprisant de ''ségolâtre''. Je suis un militant qui soutient avant tout des valeurs et une démarche politique incarnées par Ségolène Royal.120px-Logo_parti_socialiste_france.png

 

Justement. Qu'est-ce qui vous séduit chez elle?

 

Je vais vous le dire: son courage. Cette femme a fait sauter le couvercle d'un parti qui jusque là était monopolisé par une élite qui se croyait au-dessus des militants, qui les prenait pour quantité négligeable, qui pensait davantage à sa carrière qu'à rénover un parti qui pris l'eau sur le plan idéologique et qui s'est déconnecté du peuple.

En six mois de campagne présidentielle, elle a osé remettre en cause le discours tellement stéréotypé d'un Parti socialiste qui depuis onze ans a arrêté de penser (pour privilégier les enjeux d'appareil), denoncé des dogmes (la généralisation des 35h) qui le paralyse, réaffirmé un certain nombre de valeurs sociétales abandonnées à la droite (la valeur-travail, la nation, la famille, l'autorité, le respect de la république, la sécurité), popularisé  une méthode (la démocratie participative).

Bien sûr, tout n'a pas été parfait. Je suis assez lucide et honnête pour dire que Ségolène Royal n'était pas suffisamment préparée pour briguer la fonction présidentielle. Sans compter que sa campagne a souffert d'un vrai amateurisme. Il faut le reconnaître et ne pas se raconter d'histoires. Dans tous les cas, l'ex candidate a fait en six mois ce que les dirigeants socialistes n'ont pas fait en onze ans: redonner du souffle au parti. C'est cela le mérite de Ségolène Royal. Avoir réveillé le goût du débat chez les militants. Il suffit juste d'évoquer son nom pour qu'aussitôt les langues se délient, que les débats prennent une tournure passionnée et polémique. Qui en dehors d'elle dans le parti peut provoquer une telle effervescence? Je pose la question aux militants qui me lisent. Qui d'autre qu'elle?

 

Certains dirigeants l'accusent de contourner régulièrement le parti et d'avoir créé un parti dans le parti, notamment Désirs d'avenir.

 

Il est vrai que ces gens auraient aimé, après sa défaite à la présidentielle, qu'elle se retrouve totalement nue. Sans soutiens, sans réseaux. Il aurait été plus facile pour eux de l'évincer sous les huées des éléphants tous unanimes. Hé bien la ''Bécassine'' (dixit Laurent Joffrin de Libé) leur a montré qu'elle n'était pas née de la dernière pluie et qu'elle avait la suite dans les idées. C'est précisément parce qu'elle a eu la bonne idée de créer Desirs d'avenir qu'elle a pu continuer à défendre sa légitimité auprès des militants. Légitimité qu'une très large majorité d'entre eux ne lui a jamais contestée.

Quant au procès qui lui est fait de contourner le parti, je suis littéralement mort de rire. Quand Bertrand Delanoë, avant les municipales, crée un site (qu'il finit par suspendre) intitulé ''Delanoë 2012'', vous croyez qu'il ne cherche pas à contourner le parti? Quant tous les grands ténors socialistes se dotent de structures de réflexion (composés exclusivement de leurs partisans), vous ne croyez pas qu'ils cherchent à contourner le parti? En clair, ils reprochent à l'ex candidate ce que eux même font depuis des années, sans que personne n'ait d'ailleurs rien trouvé à redire.

Je précise que je ne suis pas membre de Désirs d'avenir, mais je respecte l'engagement politique et citoyen de ceux qui y sont adhérents (et je souligne que le trois quart au moins d'entre eux sont encartés au PS). Et s'obstiner à les décrire comme des simples ''fans'', des ''disciples'' d'une ''secte'' (dixit Henri Emmanuelli)  relève d'une étrange conception de la démocratie. A t-on osé appeller les partisans de Bertrand Delanoë, de Martine Aubry ou de Benoît Hamon de ''fans'', de ''supporters''? Non. Eux ont droit au noble titre de ''militants''.

 

Admettez tout de même que sa personnalité divise, y compris chez les militants?

 

Je ne dis pas le contraire. C'est sûr qu'un leader socialiste qui fait entonner la marseillaise dans ses meetings, qui dit qu'elle veut faire encadrer militairement les primo-délinquants, qui dit qu'elle veut mettre en place des jurys citoyens pour évaluer l'action des élus, redonner la parole aux militants par des consultations régulières, ne que peut susciter l'ire des gardiens du temple, soucieux de préserver la ligne traditionnelle (mais le parti a t-il encore une ligne?).

S'agissant des militants, l'idée selon laquelle elle cliverait profondément est surtout propagée par Solférino et les médias (de gauche comme de droite). Car comment expliquer sa forte popularité auprès de ses derniers? Comment expliquer que toutes ses réunions publiques font quasi systématiquement salle comble. Vous croyez que ce sont uniquement les adhérents de Désirs d'avenir qui viennent la voir et l'encourager?

Prenez Delanoë et Aubry. Eux ne clivent pas, nous dit-on. C'est tellement vrai que militants et sympathisants ne jugent pas utile de se déplacer en masse pour aller les voir et les écouter. Cherchez l'erreur.

Ségolène Royal dit un certain nombre de choses et adopte une attitude - que l'on peut juger provocatrice - qui bouscule le train-train d'un parti qui s'est terriblement embourgeoisé, qui est devenu frileux, qui n'ose plus rien, où le mot audace a disparu de son vocabulaire, où la flamme s'est éteinte. Elle tente de la rallumer à sa manière (que l'on a le droit de critiquer).

 

Parlons maintenant du congrès. Vous soutenez tout naturellement la motion de Ségolène Royal. Qu'a t-elle de différent par rapport aux autres?

 

Je n'aime pas jouer les commerçants (métier que je respecte). Je ne vais pas dire à mes camarades, entrez dans notre magasin, il est celui qui comprend les plus beaux articles. La seule chose que je peux dire c'est que cette motion porte en elle une dimension que je ne retrouve pas chez les autres: la dimension populaire d'un parti qui entend enfin réfléter la société française, dans sa diversité sociale et ethnique. C'est vraiment la force de cette motion qui veut aussi faire la place aux jeunes, changer le mode de fonctionnement en plaçant les militants au coeur des débats et des choix internes (grâce à la démocratie participative qui ne rébute que ceux qui ne veulent pas perdre leur influence dans le parti), en ouvrant les portes du parti aux sympathisants et aux acteurs de la société civile (par le biais de débats participatifs, de conventions thématiques, d'ateliers de travail, d'événements culturels et festifs, de primaires pour la désignation du candidat pour l'élection présidentielle), en renouvelant notre pensée sans faire l'impasse sur des sujets que certains qualifient de façon péremptoire de "droite".

Les autres motions sont dans une posture plus traditionnelle où l'image du parti est réduite à celle d'un cercle étriquée de bobos, vaguement proche du peuple, vaguement représentatif de la diversité, tous censés détenir la science infuse et qui se contentent de balancer des slogans auxquels eux-mêmes n'y croient pas ou n'y croient plus.

 

Ségolène Royal est très critiquée sur la question des alliances. Est-ce finalement une si bonne idée que de prôner une alliance avec le MoDem? Cela ne va t-elle pas lui coûter des voix au congrès de novembre?

 

Ca c'est la petite musique que l'entend dans les couloirs de la rue Solférino et que ses adversaires s'amusent à distiller.

Premièrement Ségolène Royal n'a jamais prôné un renversement des alliances qui consisterait à tourner le dos à nos partenaires traditionnels au profit du MoDem de FrançoisBayrou (dont on sait très bien qu'il mise sur les déçus du sarkozysme et sur l'incapacité du PS à se renover pour rafler la partie en 2012, sur ce point personne n'est dupe). Au contraire, elle défend l'idée qu'il faut d'abord rassembler toute la gauche (tous les électeurs), même si cela doit passer par un dialogue avec l'extrême gauche et les mouvements alter-mondialistes. Ensuite tendre la main aux électeurs du centre qui préfèrent voter pour un candidat socialiste au second tour de l'élection présidentielle que pour un candidat de l'UMP.

Deuxièmement, certains socialistes peuvent toujours se raconter des histoires, adopter des postures tactiques d'avant-congrès ou se complaire dans la nostalgie d'une union de la gauche version plurielle (qui a abouti au désastre de 2002), le fait est que toute la gauche réunie n'a recueillie que 37% des suffrages au premier tour de la présidentielle de 2007 (soit le score le plus bas de son histoire). Score qui a été confirmé aux élections législatives (lesquelles élections se seraient transformées en une véritable bérézina pour le PS si les électeurs du MoDem ne s'étaient pas reportés massivement sur ses candidats). Alors je pose la question: on fait comment pour être majoritaire en 2012? En misant sur la seule rénovation d'un PS qui n'atteint plus les 30% à une élection présidentielle? En misant sur le renouveau du PCF et des Verts sur le plan électoral? En misant sur l'affaiblissement de la LCR d'Olivier Besancenot qui surfe pour l'heure sur la vague anti-libérale et qui ne compte pas s'arrêter en si bon chemin? En rejetant à l'avance les voix des électeurs centristes qui ne seraient que des suppots de la droite? Autant de conditions qui rendent le pari risqué.

Dans cette affaire, Ségolène Royal fait preuve à la fois de courage, de lucidité et d'un réel sens stratégique. Elle a parfaitement intégré la faiblesse du socle électoral de la gauche et le fait que parmi les 18% des Français qui voté François Bayrou au premier tour de la présidentielle, une bonne moitié était des électeurs traditionnelles de gauche. Qu'est-ce qu'on dit à ces gens-là, qu'ils sont des traîtres? Donc plutôt que de devoir marchander leurs voix dans des tractations baroques de second tour en 2012 (pour un résultat incertain), il vaut mieux jeter dès maintenant les jalons d'un vaste rassemblement en adoptant une attitude d'ouverture qui passe par un dialogue avec le MoDem (dialogue qui a pour but d'obliger le leader centriste à clarifier ses positions et à dire de quel côté il penchera en 2012 en cas d'un second opposant Nicolas Sarkozy à un candidat socialiste).

Cette attitude est autrement plus intelligente (et  payante à long terme) que ce reflèxe pavlovien et sectaire des seules alliances à gauche.

 

Oui mais certains au PS objectent que le PS a toujours gagné chaque fois qu'il a réussi à rassembler la gauche.

 

Ce n'est vrai qu'en partie. En 1981, François Mitterrand gagne contre Giscard parqu'il atteint les 30% au premier tour et que le PCF est à 15%. La défection de Chirac et des électeurs du RPR au détriment du président sortant suffi a faire le reste.

En 1988, le même Mitterrand est réélu confortablement parce que les alliés de gauche font encore bonne figure et que surtout il développe un discours très ''centriste'' avec la ''France unie'' qui séduit les électeurs qui avaient voté pour Raymond Barre au premier tour et qui ne voulait pas voté pour Chirac qui les avait effrayé pas une campagne très agressive qui reprenait certains slogans du Front national (''le bruit et les odeurs'').

En 1997, la victoire de la gauche est moins celle d'une véritable dynamique que la sanction d'une politique gouvernementale massivement rejetée et d'une dissolution ratée.

Donc il faut arrêter les bobards sur la thèse selon la gauche rassemblée peut - sur ses propres valeurs et sur sa propre dynamique - gagner à elle seule une  grande échéance nationale. Chaque fois que la gauche a gagné sous la Vème République, c'est parce qu'il a su capter le désir de changement ainsi que les voix des déçus de la droite. D'ailleurs François Mitterrand (fin connaisseur de la carte électorale) l'a parfaitement  résumé en disant que la France était un pays sociologiquement de droite, mais qui de manière cyclique était attirée par un discours de gauche. Et Mitterrand était tout sauf un naïf.

J'aimerais voir la tête de Bertrand Delanoê ou de Martine Aubry (dans l'hypothèse où ils seraient candidats) au soir du second tour de l'élection presidentielle en 2012, contraints d'appeler les électeurs du MoDem à reporter leurs voix sur eux. Que diront-ils? Qu'ils ne sont finalement pas de droite, que finalement ils partagent certaines valeurs en commun, que ce sont des démocrates respectables, que leurs voix a tout autant de valeur que celles des électeurs de gauche? C'est cela le scénario qu'ils nous préparent?

Et d'ailleurs s'ils étaient si cohérents, pourquoi le premier garde t-il parmi ses soutiens des élus qui ont fait alliance avec le MoDem aux municipales (Jean Marc Ayrault, maire de Nantes, et Michel Destot, maire de Grenoble pour ne citer que ces deux-là),  un Michel Rocard qui avait sommé l'ex candidate à s'allier à François Bayrou lors du second de la présidentielle ou encore un Pierre Moscovici qui a toujours soutenu qu'il fallait dialoguer avec le MoDem?

Quant à Martine Aubry, peut-elle nous expliquer pourquoi une alliance avec le MoDem est légitime sur le plan local (car elle s'est bien alliée avec ce parti à Lille), mais illégitime (voire scandaleuse) sur le plan national?

Donc au final, il y a à la fois beaucoup d'hypocrisie et d'aveuglement dans cette attitude qui consiste à critiquer la position de Ségolène Royal.

 

Interview de Freddy PAMBOU, militant socialiste de gennevilliers (92) donnée à un journaliste (et ami) de BFM.

 

PS: cette interview n'est pas une interview officielle. Elle a eu lieu dans un cadre amical et non professionnel. Elle n'engage donc que ses auteurs et non la rédaction de BFM.

 

Ce militant  peut être joint sur son adresse mail:

freddypambou_fr@yahoo.fr

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17/10/2008

Ségolène Royal l'incontestable leader du parti socialiste.

Ségolène Royal s'impose incontestablement dans le parti socialiste d'avenir. Depuis trois ans qu'elle a véritablement émergée et pris son envol au sein du parti elle a fait bouger les lignes. Parfois brutalement! Ce qui a pu en choquer certains. Mais souvent irrésistiblement car ségolène Royal c'est le bon sens socialiste. Elle est insaisissable pour les autres leaders socialistes, et pour la droite, parce qu'elle est au contact direct de la population. Ce que certains qualifie facilement de populisme parce qu'ils ne peuvent envisager que cela soit possible venant d'unpolitique. Alors ils tentent de la dénigrer par tous les moyens, de railler ses prises de position, ses méthodes participatives, pourtant elle reste incontournable.

 

  (Article extrait du Post du 17/10/2008)

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Qu'est-ce qui fait son succès populaire? C'est qu'elle met ses actes en accord avec sa parole. Dans sa région elle fait une politique socialiste en répondant à l'urgence sociale et en ne laissant personne au bord du chemin, et aussi en s'appuyant sur une économie volontariste qu'elle aide par tous les moyens possibles en encourageant l'innovation et l'excellence environnementale. Allez voirici c'est édifiant de constater que tout ce qu'elle a dit pendant la campagne présidentielle elle le met en place dans sa  région. Et que toutes les solutions proposées par la droite pour répondre à la crise de manière logique et sensée étaient dans le pacte présidentiel. Car elle avait déjà pris conscience des méfaits de cette crise et déjà fustigeait les banques! Autrement dit elle est dans la continuité de la campagne présidentielle et tout le travail effectué n'est pas parti en fumée. Bien au contraire puisque la rénovation s'est faite sur des thèmes de campagne qui n'avaient pas été travaillé au sein du parti socialiste mais par ségolène Royal: l'individu et la solidarité, la nation.

On constate que toutes les motions socialistes ont intégrées ses mesures du pacte. Chacun voudrait les faire sienne mais tout militant socialiste sait que lorsqu' Hamon propose le SMIG européen cela faisait partie déjà du pacte présidentiel. Le travail idéologique a donc été fortement commencé en 2007 et s'est poursuivi depuis. Car elle est entourée d'une équipe complète et performante qui propose, qui informe, qui la fait travailler sur tous les sujets. C'est elle que l'on demande partout dans le monde pour incarner la gauche française. A Dubaï comme Québec, Athènes ou Rome. Elle s'est imposée naturellement au sein des politiques mondiaux et son écriture future d'un livre avec Tipzi Livni montre qu'elle est prête à faire émerger avec elle une classe politique plus féminine.

Mais au parti socialiste elle est toujours fortement contestée bien sûr puisqu'elle fait de l'ombre à tout le monde. Si Aubry l'a si mauvaise c'est qu'elle n'accepte pas l'idée de s'être fait piquer la place. Delanoë pareil. Et Fabius et DSK ne se sont pas encore remis de s'être fait étaler pendant la primaire. Un sondage officieux dit qu'au sein de Solferino, 55% des cadres soutiendraient Delanoë, 35% Aubry et 10% Hamon! Personne pour ségolène Royal. Même s'il est un peu outrancier ce sondage interne montre malgré tout pourquoi l'appareil du parti n'a pas été soudé derrière sa candidate pour la faire gagner. Il avait des arrières pensées. Cela n'est plus admissible et c'est pourquoi le congrès est aussi important pour la suite. Si elle veut avoir une bonne chance de faire gagner le socialisme en 2012, elle doit avoir un parti fort, soudé et attractif avec elle. Elle en a la capacité si elle gagne. Personne d'autre ne peut lui contester sa popularité et sa force d'attraction.

Pour convaincre elle doit donc devenir le leader incontesté du futur PS. Je milite pour que ce soit elle qui devienne première secrétaire ou présidente si celui-ci décide de se mettre en accord avec la république. Je sais qu'au sein même de notre motion E il y a des appétits aiguisés et des ambitions individuels. Je me doute que Dray a négocié son ralliement avec une idée derrière la tête, Valls peut-être aussi mais franchement il faut que ces ambitions individuelles comprennent qu'elles ne peuvent prendre la place incarnée naturellement par ségolène Royal. Son discours d'hier a achevé de la mettre dans la peau du leader socialiste pour l'avenir. Car elle analyse la crise financière, ses conséquences sur l'économie et ses solutions pour qu'elle entraine un progrès humain et non un asservissement encore plus grand. A l'inverse de ce gouvernement qui n'a comme réponse que créer de nouvelles taxes et taxer les plus modestes pour ne pas toucher à son bouclier fiscal, elle préconise une politique offensive basée sur l'innovation et l'écologie. Comme d'ailleurs l'ensemble des socialistes et elle les agrémente de mesures très concrètes comme la fin des paradis fiscaux ou la création d'un ministère commun de l'éco-industrie avec l'Allemagne. Elle est toujours dans la critique et la proposition. C'est sa force.

Et puis enfin on n'entend qu'elle sur la crise ou presque. Elle n'hésite pas à s'engager, à aller au charbon. C'est elle qui est sur le terrain, qui est au contact des ouvriers, des salariés. C'est elle qui est au contact des réalités quotidiennes en tant que présidente de région et a donc une vue complète de la situation vécue. Elle s'enrichit tous les jours parce qu'elle est constamment à l'écoute. Ce que certains appellent l'opinion c'est le peuple pour elle. Elle s'intéresse à ses aspirations, à ses angoisses. Elle veut savoir si il est en avance sur les décisions politiques. Sa volonté politique est de faire émerger une société plus humaine en misant sur le respect. Elle ne propose donc pas la lutte des classes, même si elle ne refuse pas le combat et sait descendre dans la rue s'il le faut, mais une société de droits et de devoirs pour tous. Avec une morale citoyenne dans une France métissée assumée.

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Ségolène Royal c'est donc le socialisme d'avenir. Je sais que certains militants socialistes se posent des questions concernant le vote des motions. En pensant que celle-ci est plus précise que celle-là sur tel ou tel point. Je leur dis, camarade, les mesures spécifiques auront vocation à être travaillées dans le futur à l'intérieur d'un nouveau parti socialiste pratiquant la démocratie participative. Cela ne doit pas guider exclusivement votre vote. Pensez à l'avenir. Pensez au leader qui incarnera à vos yeux la possibilité de voir émerger un socialisme responsable, républicain et démocratique. Ce leader vous en a donné la preuve pendant la campagne présidentielle. Elle s'est appuyée sur vous, elle le refera demain au sein du parti. Il est temps que les militants reprennent la parole et avec ségolène Royal ce sera le cas assurément. Elle est incontournable. N'en déplaise à certains elle est l'homme d'état qui incarne le nouveau PS.

13/10/2008

Voila, CHATEL et BERTRAND donnent le départ du travail le dimanche !

Face à l'ampleur de la crise financière , Nos deux libéraux CHATEL et BERTRAND dégainent et ressortent le travail du dimanche !

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Je reprends ici , un article que je trouve excellent paru dans Agora Vox


Par Pirate17 Agoravox - Lundi 13 octobre, 18h06

Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.



Comment faire pour détourner l'attention des Français d'une crise qui montre les limites de la doctrine économique libérale sarkozyenne ? Comment faire pour que le cochon de contribuable s'intéresse à autre chose qu'à la manière dont on va le plumer pour renflouer nos amis banquiers ?

A ces questions importantes, Sarkozy attendait une réponse précise et c'est Chatel qui s'y est collé. Bien obligé car le ministre du Commerce a beaucoup à se faire pardonner : il s'est longtemps défini comme un libéral, considérant que la concurrence est le meilleur moyen de rendre l'économie florissante. En cela, il se plaçait dans la droite ligne d'Alain Madelin et de Démocratie libérale.

En ces temps de crises financières, ça fait tache !

Donc il s'est mis au boulot en ravivant la querelle sur le travail du dimanche, un sujet tombé en désuétude, mais qui peut resservir. Ce qu'on appelle un "marronnier"... et c'est parti : branle-bas de combat... Au boulot et que cela saute... La presse nous soutient...

D'abord un beau discours, toujours le même : la liberté du travailleur de travailler quand il le veut. En voilà un argument qu'il est beau. En voilà un argument qui tient la route...

Car il ne vous aura pas échappé, à vous, salariés, que le patron n'a pas son mot à dire : c'est le salarié qui décidera en toute liberté s'il a envie d'ouvrir la boutique le dimanche ou non.

Soit Chatel croit en ce discours et c'est donc un fieffé imbécile, soit il sait que c'est du pipeau et c'est donc une crapule.

Je pencherais personnellement pour la seconde hypothèse...

Car qui dans le monde du travail, où le rapport de sujétion à l'employeur est la base de la discussion, peut croire un instant qu'un salarié sera à même d'aller à l'encontre des décisions de sa hiérarchie, sans en subir immédiatement les conséquences funestes. "Ah oui, Monsieur, je comprends que vous vouliez ouvrir la boutique le dimanche, mais moi, ça le fait pas parce que je préfère aller à la campagne avec mes gosses, voyez-vous. Alors votre proposition, c'est non..." La distance entre le salarié récalcitrant et l'ANPE se raccourcit...

Pire, imaginez à l'embauche : "Voilà, vous avez postulé pour un emploi chez nous et votre dossier a retenu notre attention. Malgré vos quatre mois de chômage, nous sommes prêts à vous donner votre chance... Seulement nous sommes ouverts le dimanche. Cela vous pose-t-il problème ?"

C'est ça votre liberté de choix, M. Chatel. Votre ignorance crasse de ces choses aurait bien une excuse : le salariat vous ne l'avez connu que dans les hautes sphères du groupe L'Oréal...

Deuxième angle d'attaque : le sondage. Quel institut ? On s'en fout, ils appartiennent tous à des amis...

63 % des Français pour l'ouverture des magasins le dimanche... Bingo...

Sauf que la question c'est "Etes-vous pour l'ouverture des magasins le dimanche ?" et non : "Voulez-vous travailler le dimanche ?" Nuance...

Et les ballots qui souhaitent pouvoir faire du shopping dans les zones artisanales le dimanche n'imaginent pas que ce sont eux, leurs femmes, leurs enfants ou leurs amis qui seront au boulot derrière les comptoirs quand ils baderont devant... Ou qui conduiront les bus qui mèneront le chaland dans les temples de la consommation. Ou qui garderont les enfants des "lécheurs de vitrines"...

Certes il y aura des compensations : "désolé belle-maman, vous ne pouvez pas venir dimanche, je travaille..." Et de nouvelles organisations : "Dites donc, la fiesta de samedi soir, si elle pouvait se terminer avant 22 heures ce serait bien : le lendemain je bosse..."

Troisième angle d'attaque : le volet économique. Si mon magasin ouvre le dimanche, je ferais plus de chiffre d'affaires et je pourrais embaucher. N'a-t-on pas honte d'énoncer de telles stupidités ? Car, enfin, les besoins en acquisition des Français sont finis et ne seront alors que répartis sur sept jours au lieu de six, mais sans augmenter la masse globale. Le dimanche, le Français consomme ce qu'il a engrangé en semaine. Et s'il va faire ses courses le dimanche ce ne sera pas pour acheter plus, mais pour changer son rythme d'acquisition. Donc le gain global sera neutre. A qui veut-on faire croire que, si les Français thésaurisent, c'est parce qu'ils n'ont pas le temps de dépenser leurs sous car les magasins sont fermés le dimanche ?

Il faut être bien crétin pour croire que l'ouverture le dimanche sera une augmentation du chiffre d'affaires d'un septième... Et pourtant c'est bien ce qu'on nous raconte.

Devant de telles balivernes assénées avec l'aplomb du bonimenteur le moins scrupuleux, comment opposer les arguments sociologiques : destruction de la cellule familiale pour laquelle le dimanche est le seul moment de retrouvailles familiales, déliquescence du lien social, augmentation de l'individualisme...

Au moment où la crise montre les limites de la vénération sans retenue du Dieu Argent, voici qu'on nous pousse, sur la foi de dogmes économiques erronés à renoncer à une période de repos méritée qui permet le mieux vivre et le lien social, pour gagner quelques misérables primes vite absorbées par la stagnation salariale...

Bravo les crapules...

Alain Renaldini



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