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29/04/2008
Rama Yade annule une rencontre avec des Tunisiennes
Il ne suffit pas d'être ''La plus diplômée '' du Gouvernement . Pour Défendre les droits de l'Homme , c'est du courage qu'il faut avoir !
En visite officielle en Tunisie au côté du président Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a annulé ce mardi matin son rendez-vous avec l'association tunisienne des femmes démocrates. Un recul diplomatique pour éviter de froisser le président Zine El Abidine Ben Ali.
17:42 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rama yade
25/04/2008
Nicolas Sarkozy confond régularisation et naturalisation
Nicolas Sarkozy confond régularisation et naturalisation
Nous sommes en droit d'être surpris que sur ce sujet d'actualité particulièrement sensible , Nicolas SARKOZY semble volontairement confondre obtenir la nationalité française et obtenir des titres de séjour !
Il est aussi surprenant que des journalistes au fait de l'actualité n'est pas repris le chef de l'Etat .
Sur le RSA .
Comment des journalistes s'interdisent de reprendre le chef de l'Etat " défenseur du Pouvoir d'achat " à propos du redéploiement de la prime pour l'Emploi afin de financer le RSA .
Il faut espérer que ces mêmes journalistes se sont un jour intéressés aux bénéficiaires de la prime pour l'emploi .
20:54 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papiers
18/04/2008
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient : les naifs.
Voici un courrier d'un Principal de collège qui a décidé d'informer sur
le sort réservé aux collèges "Ambition-Réussite" qui ont remplacé les Zones
d'Education Prioritaire.
Bonsoir,
J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit
"difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de
catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto,
avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le
quartier.
Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis
dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le
Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission
de service public tant décriée.
Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir
affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires
extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.
Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République
pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?
Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education
nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce
dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ?
La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai
découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège
X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en
Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).
Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un
fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche,
et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.
Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les
élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.
Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif
total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.
Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du
quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité
le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3
fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette
dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en
place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier
de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité
escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de
soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un
autre de rugby pour enrichir l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient
de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....
Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.
L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre
2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants
extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en
vacations, payées 15 de l'heure).
Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je
n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents
d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place.
L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient
pour la plus part d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures
effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.
Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection
académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux
adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle..
Curiosité puis inquiétude.
L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous
soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais
on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire
fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer
l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans
toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il
voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40
Principaux de Collège abasourdis).
J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures
effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées
(j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens.
C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...
Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions
décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de
dessin.
Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents
d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs.
Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.
Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour
avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.
Bonsoir les amis, vive la République..
Ce message est un envoi en nombre que je vous fais. Veuillez m'excuser si
vous avez déjà reçu cette information.
Je vous encourage à le diffuser autour de vous. Vous pouvez utiliser le
même mode de diffusion par votre messagerie à destination de votre carnet
d'adresses.
Bernard Étrillard
12:03 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/04/2008
Roselyne Bachelot et le dé remboursement
Après avoir écouté Roselyne Bachelot aujourd'hui à l'Assemblée Générale affirmait qu'elle n'avait jamais parlé du déremboursement des frais d'optique , on s'interroge sur l'honnêteté du personnage .
Beaucoup de nos concitoyens ont écouté l'extrait diffusé sur le chaînes de télévision dimanche soir et repris dans les journaux Lundi matin.
Plus grave , sur ITélivion , nous avons entendu un député UMP affirmait que pour tenir les promesses de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle , il fallait dé rembourser pour mieux rembourser ...........
17:46 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bachelot
Nicolas Sarkozy s'était engagé à améliorer la prise en charge de ces dépenses par l'assurance- maladie pendant la campagne présidentielle notamment pour l’optique et le dentaire !
Tous nos compatriotes devraient se souvenir que pendant la campagne électorale , le futur Président Nicolas SARKOZY s'était engagé à revoir à la hausse la participation de la Sécurité Sociale au remboursement des frais d'optique et des soins dentaires.
Cette promesse , comme celle de la hausse du pouvoir d'achat, de l'augmentation de 25% des petites retraites est à classer dans les illusions d'une campagne électorale .
Le grand débat souhaité par Nicolas Sarkozy sur le nouveau partage entre les prestations relevant de l'assurance- maladie et celles relevant des complémentaires santé (assurances, mutuelles, institutions de prévoyance) a commencé. Et il fait, déjà, apparaître les clivages qui vont opposer les différents protagonistes dans les prochaines semaines. Alors que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait déclaré dimanche qu'il existe des marges de manoeuvre pour des transferts de dépenses au vu des bénéfices réalisés par les complémentaires, Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, a aussitôt réagi : « Ça commence mal. Sur la forme, ce n'est pas terrible de faire des annonces et de dire que les complémentaires gagnent de l'argent, quand on n'a pas commencé à partager ensemble une analyse pour trouver des solutions. Sur le fond, dérembourser l'optique et le dentaire ne changerait rien au problème des dépenses de santé en France. Et je rappelle que Nicolas Sarkozy s'était au contraire engagé à améliorer la prise en charge de ces dépenses par l'assurance- maladie pendant la campagne présidentielle. »« Une simple piste »
Le ministère de la Santé calcule qu'entre 2002 et 2006 les cotisations des complémentaires ont augmenté de 13 % à 14 % plus vite que les prestations. Selon le rapport 2007 du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, non contesté par les professionnels, le différentiel moyen a été de 8 % entre 2001 et 2005, mais il a atteint 17 % pour les seules assurances (lire ci-dessous). Pour le gouvernement, la suite du raisonnement est simple : les complémentaires ont les moyens de prendre en charge des dépenses aujourd'hui couvertes par la Sécurité sociale sans augmenter trop fortement les tarifs des contrats. Une polémique naissante qui rappelle le bras de fer qui avait vivement opposé Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, aux mutuelles et aux assurances lors de l'instauration du forfait de 18 euros sur les actes lourds, en 2006. L'éventuel déremboursement de l'optique, « une simple piste » assure le ministère, a fait réagir le PS hier, qui a dénoncé « la privatisation annoncée de la Sécurité sociale ». « Les franchises étaient le hors-d'oeuvre, nous sommes passés au plat principal », embraie Pascal Terrasse, secrétaire national à la santé. Dominique Paillé, porte- parole de l'UMP, a demandé que la « couverture globale des Français » (par un contrat complémentaire) soit le « préalable » à d'éventuels désengagements de la Sécurité sociale. Si le déremboursement complet de l'optique revêt un caractère symbolique fort - il mobilise d'ailleurs toute la filière (opticiens, ophtalmos, etc.) -, le gain serait tout aussi symbolique pour l'assurance-maladie, qui prend déjà très peu en charge les lunettes (5 euros sur une paire de 200 euros) : le transfert représenterait environ 100 millions d'euros, les dépenses pour les enfants devant rester couvertes. Les autres transferts et déremboursements à l'étude sont beaucoup plus lourds. Ils s'élèvent, potentiellement, à 4 milliards d'euros, l'essentiel étant constitué par les soins dentaires, selon des données de la Revue générale des politiques publiques (lire graphique ci-contre). Mais un tel transfert conduirait à une hausse de l'ordre de 20 % des tarifs des complémentaires santé. Quand Roselyne Bachelot privilégie des secteurs où ces dernières devraient faire la preuve qu'elles apporteraient une réelle valeur ajoutée dans la régulation des dépenses (conventionnement sélectif des professionnels, contrôle des dépenses), elle fait surtout référence aux soins dentaires, pour lesquels le déremboursement complet des prothèses représenterait environ 800 millions d'euros, et jusqu'à 1,5 milliard en ajoutant les soins « conservateurs » (caries...).La Mutualité française formulera ses propositions au gouvernement à la fin du mois pour, espère Jean-Pierre Davant, établir « un dialogue formel plus constructif
Davant: "Des déclarations hâtives"
Que pensez-vous du transfert des frais optiques et dentaires à la charge des organismes complémentaires?
Je regrette profondément que madame Bachelot fasse des déclarations hâtives alors même que nous devons entrer dans une phase de négociations. Nous devions nous mettre autour d'une table afin d'essayer de trouver un compromis, une solution qui favoriserait l'accès aux soins et en améliorerait la qualité. Et j'espère que ce débat, qui doit avoir lieu, est toujours d'actualité. D'autant que je ne comprends pas bien les déclarations de madame Bachelot. Elle a mis tout le monde dans le même sac. On ne peut pas parler ainsi des "organismes complémentaires" sans distinguer les mutuelles - qui sont non lucratives et sont soumises au code de la mutualité - des assureurs commerciaux.
Que va-t-il se passer pour les Français qui n'ont pas de mutuelle?
Ils renonceront à l'accès aux soins! Cette tendance est déjà grandissante et cela est inquiétant. Démédicaliser le secteur optique, par exemple, c'est le mettre dans une position plus commerciale que médicale. Et il ne faut pas oublier qu'il y a des pathologies optiques graves, et que certaines personnes n'auraient pas moyen de se faire soigner s'ils n'étaient pas remboursés par l'assurance-maladie. Et même sans parler de pathologies graves, n'est-il pas dramatique qu'un enfant ne puisse lire le tableau parce que ses parents ne peuvent pas lui payer des lunettes?
"Je n'ai pas bien saisi les propositions de la ministre"
Cette annonce a l'air de vous surprendre. Pourtant Nicolas Sarkozy avait fait part de son intention de distinguer "ce qui doit être financé par la solidarité nationale" de ce qui "doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire"...
Oui, mais lors de sa campagne en février 2007 il s'était précisément engagé à accroître les remboursements dans les secteurs de la lunetterie et des prothèses dentaires. L'annonce de madame Bachelot va à contre-sens de ce qui avait été annoncé par le président.
La ministre s'est voulue rassurante en posant trois conditions. Elles ne vous ont donc pas convaincu...
Je n'ai pas bien saisi les propositions de la ministre. Concernant la mise en concurrence, je pense que nous le sommes déjà! Les grandes mutuelles subissent une forte concurrence de la part des assureurs commerciaux, qui ont notamment accès à la télévision en matière de publicité. En outre, la notion de "valeur ajoutée", évoquée par madame Bachelot, me semble confuse... Quant à la promesse de faire en sorte que tous les Français soient couverts, nous avons déjà fait une proposition en ce sens, or, celle-ci est restée en supens. Il s'agirait pour l'Etat de mette en place un crédit d'impôt qui permettrait à tous les Français d'avoir une assurance. Nous en rediscuteront probablement lors des négociations.
Questions posées à Jpierre Davant par le JDD.fr
09:54 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bachelot
13/04/2008
BRICE HORTEFEUX ET LE REGNE DE L'ARBITRAIRE
Brice Hortefeux intervient en faveur de la régularisation d'une Marocaine atteinte d'un cancer
Comme beaucoup de sans papiers , cette marocaine était victime de la politique de Brice Hortefeux ! Le ministre en demandant des résultats chiffrés de reconduite à la frontière provoque des comportements inhumains de l'administration.
En communiquant sur sa décision , Brice Hortefeux veut faire oublier que ces cas douloureux sont la conséquence immédiate de sa politique .
Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a "donné des instructions" pour qu'une Marocaine atteinte d'un cancer qui devait être reconduite dimanche à la frontière soit régularisée, a-t-on appris auprès de son cabinet.
Bouchra Ahrram, âgée de 35 ans, devait être expulsée vers son pays d'origine depuis le centre de rétention administrative de Plaisir, dans les Yvelines, après expiration de son titre de séjour pour soins médicaux.
M. Hortefeux a pris la mesure de "la situation dans laquelle se trouvait cette personne" et "a donné des instructions pour celle-ci soit libérée et sa situation régularisée", a-t-on expliqué au cabinet du ministre. Il a estimé "qu'il s'agissait d'une application du droit un peu stricte qui ne tenait pas compte des facteurs humains auxquels il tient tout particulièrement".
Dans un communiqué diffusé dans la soirée, le secrétaire national du Parti socialiste à l'Egalité, la diversité et la promotion sociale Faouzi Lamdaoui a estimé que la "loi de l'arbitraire devenait inacceptable".
Le geste de Brice Hortefeux, "que l'humanisme le plus évident exigeait, ne doit pas servir de 'bonne action' au ministre pour dissimuler la brutalité de sa politique", a-t-il souligné. "Il montre surtout l'arbitraire et l'absurdité auxquels sont livrés les sans-papiers actuellement".
Observant que "la pression exercée sur l'administration et la politique du chiffre conduisent quotidiennement à des drames humains et à de nombreuses situations kafkaiennes", Faouzi Lamdaoui a jugé "totalement inacceptable que les étrangers soient soumis à des règles incohérentes et fluctuantes au cas par cas, au gré du fait du prince". AP
23:32 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigrations sans papiers
Manifestation dans les grandes villes contre les franchises médicales
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A Toulouse, ils étaient une quarantaine sur la place du Capitole, en compagnie du nouveau maire de la ville, le socialiste Pierre Cohen. A Strasbourg, entre 60 et 80 personnes ont également déposé des boîtes de médicaments devant la préfecture et à Lorient, près de 200 personnes étaient présentes, selon un collectif départemental.
Bruno-Pascal Chevalier, qui affirme avoir reçu 170 000 signatures de soutien, a participé à l'organisation de cette mobilisation car il estime que depuis leur mise en place, les franchises médicales "font chaque jour la preuve qu'elles sont un obstacle dans le parcours de soins des malades, des personnes âgées, des personnes à faibles revenus" .
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer de leur poche cinquante centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire dans une limite de 50 euros par an afin de financer, selon le gouvernement, la lutte contre la maladie d'Alzheimer et le cancer. Ces franchises s'ajoutent au forfait d'un euro perçu par la sécu sur chaque consultation ou acte médical, également plafonné à 50 euros par an et par patient.
16:51 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, bachelot, scandaleux, assurance maladie
11/04/2008
Les aventures de Monmari
Les aventures de monmari
C'est vrai, Daniel Schneidermann a raison , il n'y a plus de hiérarchie dans l'information! et en particulier ces derniers jours .Je reprendrai par exemple , la diabolisation des talibans pour justifier les renforts de Sarkozy à la politique américaine ! On peut aussi s'interroger sur le manque d'indignations sur la mort de ce jeune sans papiers . On peut aussi reprendre la propagande de France 2 sur la générosité supposé du ministre de l'intégration et de l'immigration accordant des papiers à cette veuve après lui avoir supprimé par une de ses lois scandaleuses!
Certaines semaines, une chronique hebdomadaire n’y suffit plus. Il faudrait une Médiatiques quotidienne - que dire, une chronique d’information continue, en temps réel - pour arriver à suivre le feu d’artifice d’indignations tonitruantes, d’injonctions émotionnelles, d’irruptions énigmatiques, de dérapages incontrôlés, de tentatives de camouflages plus ou moins réussies, à quoi se résume en ce moment la vie politico-diplomatique. A peine retombée la vague d’indignation nationale sur la banderole antich’tis, voici les deux vagues simultanées d’une manifestation parisienne pour la libération d’Ingrid Betancourt, et de la profanation idiote d’un cimetière d’anciens combattants musulmans. Ministres dépêchés sur place, officiels atterrés, longs travellings sur les stèles souillées, éditorial condamnatoire, en première page, du directeur du Monde. Le lendemain, le pays retient son souffle, en se demandant si des manifestants porteurs de drapeau vont parvenir à éteindre une sorte de briquet sacré, porté par des stars en survêtement, et protégé par des policiers en rollers. Et le lendemain encore, voici qu’étrangement, tous les plateaux de télévision, jusqu’au sanctuaire du 20 heures de TF1, s’ouvrent à des accusations improuvées, mais manifestement terribles, contre l’ensemble du gouvernement, portées par un zozo humanitaire, héros malencontreux de l’affaire dite «de l’arche de Zoé», fraîchement libéré de prison grâce aux efforts de ce même gouvernement.
Indignez-vous ! Mobilisez-vous ! Compatissez ! nous enjoint soir après soir un 20 heures en roue libre qui, depuis que les sondages présidentiels sont en berne, cherche le Nord en tournant sur lui-même, pour ne pas perdre trop de spectateurs. Et sous la triple icône lumineuse de la sainte Trinité du mois (Ingrid Betancourt, le dalaï-lama et Dany Boon), silence, comme d’habitude, sur la mort d’un sans-papiers qui s’est jeté dans la Marne alors qu’il était poursuivi par la police, silence sur l’échec de la politique d’encouragement aux heures supplémentaires du «paquet fiscal» révélé par un rapport parlementaire, silence sur les caisses vides, silence sur la fin de la carte famille nombreuse (à l’heure où ces lignes sont écrites, l’opération étouffoir semble pourtant avoir échoué, et l’embrasement menace), silence sur les repas sautés, silence sur l’impuissance, silence sur le crissement sinistre du rabot à économies, partout à l’œuvre.
Dans ce festival, la palme de l’injonction énigmatique restera peut-être à la manifestation pour la libération d’Ingrid Betancourt, ayant rassemblé, dimanche dernier dans les rues de Paris, quelques milliers de personnes, pas moins de quatre ministres, et jusqu’à l’épouse présidentielle qui, entre deux gardes du corps, lance au vol à la télé «mon mari ne renoncera jamais». Une bien belle manif. Nul doute que les Farc, et le président colombien Uribe, téléspectateurs réguliers du 20 heures de TF1, en auront été fort impressionnés, et auront accéléré immédiatement les préparatifs de libération.
Puisqu’il faut bien s’arrêter quelque part, arrêtons-nous sur ce délicieux «mon mari». On le sent bien, c’est un compromis, résultant de plusieurs impossibilités. Elle pourrait dire «le Président» : trop solennel. Elle pourrait dire «Nicolas» : trop familier. Ce sera donc «Monmari», appellation en apparence si neutre, si peu connotée, douce et suave comme le refrain d’une chanson sussurée. Ce nouveau personnage de la comédie quotidienne (inauguré à l’occasion de l’affaire du SMS, lors de laquelle la dame avait informé l’univers que «mon mari vient de retirer sa plainte»), est une trouvaille, et rappelle un souvenir.
Dans les années 60, le Canard enchaîné avait créé le personnage hebdomadaire de Mongénéral. Mongénéral, c’était de Gaulle vu (et redouté) par ses grognards au garde à vous, ses fidèles transis, ses ministres au rapport, ses «godillots» de toutes pointures, comme on les appelait alors.
En quarante ans, on sera donc passé de Mongénéral à Monmari. Les possibilités sont vastes. Explorons-en quelques-unes. Monmari ne renoncera jamais. Monmari fera toujours arracher les banderoles infâmes. Monmari portera plainte contre les journaux, mais avec modération. Monmari expulsera humainement les sans-papiers (sauf ceux qui se seront jetés dans la Marne entre-temps). Monmari ira chercher la croissance avec les dents. Monmari terrassera les talibans, mais dans le respect des droits de l’homme. Monmari supprimera la carte familles nombreuses, sans léser les familles, et les billets congés payés, sans léser les vacanciers. Monmari bannira les OGM (ou presque). Monmari ira à la cérémonie d’ouverture de Pékin, mais sans inhaler la fumée. Monmari renouvellera toute sa confiance à Rama et Nathalie, mais en les faisant taire. Etc. Etc.
17:18 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mon mari, le président, sarkozy










