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26/09/2007
CHEREQUE COMMENCE A COMPRENDRE QUI EST FILLON!
APRES AVOIR ROMPU LA SOLIDARITE SYNDICALE LORS DE LA NEGOCIATION SUR LES RETRAITES , CHEREQUE VA PEUT ETRE REGRETTER SA SIGNATURE !
François Chérèque qualifie de provocation l'une des propositions de réforme des retraites avancées mardi par François Fillon et appelle Nicolas Sarkozy à mettre de l'ordre dans la maison.
"Que se passe-t-il au gouvernement ? Nicolas Sarkozy nous fait des gentillesses, pour nous amadouer, et le Premier ministre durcit le ton", déclare le secrétaire général de la CFDT au Monde, daté du 27 septembre.
"Soit ils sont d'accord entre eux, et il faut qu'ils fassent très attention. Soit ils sont en désaccord, et ils doivent mettre de l'ordre dans la maison", ajoute-t-il.
François Chérèque dit vivre "comme une provocation" la "révision du dispositif des carrières longues", qui permet aux salariés ayant commencé de travailler à 14, 15 ou 16 ans de partir à la retraite avant l'âge de 60 ans, à condition d'avoir cotisé pendant 42 ans.
Cette mesure avait permis d'obtenir l'assentiment de la CFDT lors de la réforme de 2003, souligne Le Monde.
François Fillon, qui a confirmé mardi l'objectif du gouvernement d'équilibrer le régime général des retraites à l'horizon 2012, a également annoncé l'augmentation de la durée de cotisation de 40 à 41 ans entre 2009 et 2012.
Il a affirmé que cette hausse était prévue par la loi de 2003, ce que conteste François Chérèque, pour qui ce texte doit être seulement soumis à la discussion avec les partenaires sociaux.
"Le Premier ministre est en train de transgresser sa propre loi puisque l'augmentation de la durée de cotisation à 41 ans doit faire l'objet d'un examen par le Conseil d'orientation des retraites, avant que le gouvernement et le Parlement ne la transcrivent éventuellement dans un décret", affirme le dirigeant syndical.
Un autre responsable de la CFDT, Jean-Louis Malys, a estimé que la remise en cause des carrières longues était "un casus belli" pour le syndicat.
17:59 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
25/09/2007
LE CSA EXISTE - IL ENCORE ?
L'élection de Nicolas Sarkozy a rendu muet le C.S.A .La pseudo ouverture au niveau du gouvernement s'est traduite par une atrophie de la présence de l'opposition dans les médias télévisés !
Sarkozy partout dans les médias : le PS saisit le CSA
Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes ?", ironise Didier Mathus, député PS qui dénonce une "dérive narcissique d’un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".

Nicolas Sarkozy entouré de journalistes, le 9 mai 2007 à Delimara, dans le sud de Malte
(c) AFP
Le Parti socialiste devrait saisir dès lundi 24 septembre le CSA contre "l’accaparement des médias" par Nicolas Sarkozy.
"La semaine qui s’achève aura marqué un paroxysme dans l’accaparement des médias par le président de la République", écrit le député PS Didier Mathus dans un communiqué. Jeudi soir "les deux principales chaînes ont été réquisitionnées pour permettre à M. Sarkozy de commenter sa propre action pendant 50 minutes à l’heure de plus grande écoute", critique-t-il.
"Demandera-t-il bientôt que ses propos soient diffusés par haut-parleurs dans les rues de nos villes ?", ironise le député PS qui dénonce une "dérive narcissique d’un président tout à la fois Premier ministre, animateur télé, rédacteur en chef et patron de chaînes".
Temps de parole non décompté
La situation "pose désormais un problème clair pour l’équilibre de l’expression démocratique dans notre pays", estime Didier Mathus en jugeant que "le CSA devait réagir".
Le CSA ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l’équilibre des temps de parole, "car celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations)", indique le Conseil supérieur de l’audiovisuel sur son site internet.
Didier Mathus poursuit : "Si le Président de la République se comporte désormais en chef de la majorité, monopolisant les antennes selon son bon vouloir, alors le CSA doit prendre des décisions pour imposer un retour à un minimum d’équité et de pluralisme dans l’expression publique".
Didier Mathus rappelle avoir déjà interrogé le CSA en juillet dernier. Il indique qu’il saisira l’institution "à nouveau dès lundi avec François Hollande pour qu’un terme soit mis à cette dérive".
21:17 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/09/2007
Bernard Kouchner hué à Washington
Est il possible d'espérer qu'un jour Bernard Kouchner considère que tout conflit armé n'est pas la solution aux problèmes du monde !
Comment après avoir été partisan de la guerre en Irack , peut il encore croire que c'est par les armes que l'on obligera l'IRAN a s'aligner aux exigences des occidentaux !
La guerre est une chose sérieuse et c'est un paradoxe salutaire que Bernard Kouchner s'aperçoive de l'irresponsabilité des ses propos à Washinton !
Lors d'un discours prononcé jeudi après-midi à Washington, le ministre des Affaires étrangères s'est fait traiter de va-t-en-guerre par des manifestants pacifistes américains pour avoir évoqué le scénario du pire avec l’Iran.
On comprend qu’une page s’est tournée dans la politique étrangère française, et étrangement que notre pays est pris au sérieux lorsque son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se fait huer et traiter de va-t-en-guerre à Washington par des manifestants pacifistes américains pour avoir évoqué le scénario du pire avec l’Iran.
La scène a eu lieu jeudi après midi lors de son discours devant les invités du Center for strategic and International Studies au Capitol Hilton de Washington. D’abord évacuées par la sécurité, les militantes ont pu regagner leur siège à la demande du ministre, avant de recommencer leur tapage un peu plus tard. Bernard Kouchner, ôtant ses lunettes et s’éloignant du micro, s’est adressé directement à elles, leur assurant que seules des sanctions pouvaient maintenant amener Téhéran à coopérer.
La France, nouveau nid de faucons? Les Américains, certes d’abord étonnés de sa mention d’une guerre avec l’Iran, apprécient un ton ferme, un regain d’initiatives, qui, après quelques années d’immobilisme grandiloquent, replacent la France dans son rôle de puissance occidentale. Au côté des Etats-Unis, ou, au moins, dans une même galaxie.
L’arrivée de Bernard Kouchner aux Etats-Unis a coïncidé avec un éditorial sans précédent du chroniqueur Roger Cohen dans le New York Times intitulé "La Révolution française". Cohen y mentionne dix tabous brisés par Sarkozy. Parmi eux, il y a ceux de l’Amérique, et du Moyen-Orient.
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Une France bien laide...
…
Défense et illustration des saloperies engendrées par les entraves au regroupement familial…
que la loi Hortefeux prétend empirer encore.
Ci-dessous la lettre adressée par Emmanuelle G. parent d'élève d'une école parisienne et militante RESF, pour tenter d'empêcher l'expulsion d'Alfoussène vers le Mali. Quant à sa grand-mère qui vit en Côte-d'Ivoire, elle ne peut plus s'occuper de lui tandis que ses parents et ses frères et sœurs vivent en France. Il est depuis deux jours dans la prison pour étrangers en attente de refoulement pudiquement appelée «zone d'attente». Il a 9 ans (oui, neuf ans !).
Les textes actuellement en vigueur sur (contre!) le regroupement familial conduisent déjà à ce genre de situation insupportable. La loi Hortefeux adoptée à l'assemblée nationale la nuit dernière en produira de plus nombreuses, plus insupportables encore.
URGENCE
Signalement d’un enfant en dangerMonsieur le Procureur,
Je me permets de vous contacter de toute urgence pour vous signaler le cas de l’enfant Alfoussène G., né le * avril 1998 en Côte d’Ivoire.
Cet enfant est arrivé mercredi 18 septembre en France par le vol Bamako-Paris.
Il venait rejoindre ses parents de nationalité malienne domiciliés en France depuis 1998 (pour son père) et 2001 (pour sa mère) ainsi que ses trois frères et sœurs tous nés en France.Arrivé avec de faux papiers sous le nom de Sawabogo S., le jeune garçon a été gardé par la PAF [police de l'air et des frontières] d’Orly Sud.
Ce qui motive ce signalement est tout d’abord la crainte qu’Alfoussène ne soit renvoyé au Mali dans le vol prévu pour Bamako ce jeudi 19 septembre à 10h20. Au Mali, personne ne pourra l’accueillir.
Durant les années de séparation, Alfoussène a été gardé par sa grand-mère maternelle en Côte d’Ivoire. Sa grand-mère désormais âgée et malade ne peut plus s’occuper de son petit-fils. Si Alfoussène est renvoyé au Mali, il y sera donc seul.De plus, les parents d’Alfoussène (M Alassane G. né en 1975 au Mali et Mme Bintou N. née en 1978 au Mali) sont tous deux titulaires d’une autorisation provisoire de séjour sur le territoire français. Celle-ci permet à son père de travailler régulièrement avec un contrat à durée indéterminé.
Deux de ses frères et sœurs sont régulièrement scolarisés à l’école des Récollets (Paris, Xe) où ils poursuivent une scolarité parfaitement normale.
Enfin, la place d’un enfant de 9 ans ne peut être dans la zone d’attente internationale.Je connais cette famille depuis le printemps 2006 étant également parent d’élève à l’école des Récollets. Je vois parents et enfants de cette famille tous les jours. Il m’ont ainsi alerté mercredi 18 septembre du danger de leur enfant. Ils tiennent à votre disposition l’ensemble des pièces prouvant la filiation.
Je soutiens cette famille dans ses démarches administratives auprès de la Préfecture de Paris en tant que membre du Réseau Education Sans Frontières. A ce titre, il me paraît important d’ajouter que, dans toutes leurs démarches auprès de la Préfecture, ils ont toujours déclaré l’existence d’Alfoussène.Je vous remercie de bien vouloir traiter de toute urgence le cas d‘Alfoussène G. afin qu’il ne soit pas expulsé vers le Mali dans un premier temps et que vous puissiez, dans un second temps, examiner sérieusement et calmement le cas de cet enfant.
A titre d’information, M. B. (06 83 35 ** **) est l’administrateur ad hoc de cet enfant et pourra compléter et confirmer l’ensemble de ces informations.
Je me tiens bien évidemment à votre entière disposition pour vous transmettre toute information qui vous serait utile.
Comptant sur votre diligence, je vous prie de croire, Monsieur le procureur, en mes sentiments les meilleurs.
Emmanuelle G.
06 25 93 ** **
DERNIERE HEURE :
Alfoussène (9 ans), prisonnier mais pas (encore ?) expulsé
Alfoussene n’a pas été expulsé (seul !) vers le Mali ce matin comme il était à craindre. Mais il est toujours prisonnier en zone d’attente à Orly avec les étrangers en instance de refoulement. Suite aux diverses démarches entreprises et sans doute aussi aux nombreux fax de protestation, ses parents et lui sont convoqués au Tribunal administratif de Melun demain vendredi à 14 heures
(TA Melun – 43 rue du Général de Gaulle – 77 MELUN).
Voir aussi le site de RESF
07:33 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20/09/2007
Sarkozy et le social : dérapage contrôlé ?
Le nouveau contrat social de Sarkozy évoque moins Rousseau que l’étrangleur ottoman, la lettre à Elise que la dépêche d’Ems. Car dépêche est bien le mot. Non content de « proposer » un menu des plus copieux, il assigne en plus aux partenaires sociaux, en clair aux syndicats (le Medef, lui, est confit en béatitude) un calendrier de feu : 15 jours pour négocier sur les régimes spéciaux, pas un de plus ! Autant dire, un processus réaliste et qui s’annonce sous les meilleurs auspices.
Manifestement notre président a dû lire la biographie consacrée par son ami Villepin à Napoléon. On sait que l’Empereur excellait à saisir ses adversaires au collet : témoin ce malheureux Pie VII traîné en France pour le sacre. Manifestement, le Président pense Thibault et autre Mailly en grands vassaux, priés de lui complaire : accourus le week-end à la Lanterne, ils pourraient bien s’y trouver suspendus s’ils n’obtempèrent pas fissa.
Mais voilà, les temps changent. Les patrons des grandes centrales ne mènent plus à la baguette leurs ouailles et, compte tenu du poids de leurs fédérations professionnelles, notamment celles qui vont être en première ligne sur les questions de retraite, il y a tout à parier que ce sont les échelons intermédiaires qui dicteront la ligne au centre, et pas le contraire. Dès lors, faire le pari que les choses vont bien se passer, avec une telle ligne de feu (SNCF, RATP, EDF…) est raisonnablement osé.
Certes, les corporatismes ne peuvent plus tout. Et c’est heureux. Mais, à y regarder de plus près, les phénomènes de contagion sont bien plus dangereux pour le pouvoir en place et ils se déclenchent, d’ordinaire, sur le registre de la peur partagée : cela devient alors la grève par procuration. En 1995, l’opinion avait massivement réagi, après un temps de latence, à la réforme des régimes spéciaux, non par complaisance mais par crainte de ses prolongements sur les autres régimes. Cette fois, les enjeux ont glissé. Ils restent pourtant bien tangibles : ainsi, en appelant les Français à s’assurer eux-mêmes contre les risque du vieillissement, il n’est pas certain que Sarkozy n’ait pas allumé une mèche lente de ce type. L’électeur est patient, souvent aveugle, mais la litanie : baisse des remboursements, craintes du licenciement, réduction des retraites et hausse des cotisations de toute sorte pourrait, à la longue, agacer bien au-delà des sphères syndicales et militantes.
Habiller une rhétorique libérale sous grande contrainte financière (je veux réformer par principe mais je dois surtout réduire les dépenses) des oripeaux du contrat social ne mange pas de pain. Multiplier les génuflexions à la gloire du dialogue social, tout en s’asseyant joyeusement sur tous ces principes, n’émeut plus guère que les zélotes de la social-démocratie nordique. Soit. Reste qu’il ne faut pas mésestimer la nature frondeuse et surtout changeante du peuple Français. La soif de tout faire tout de suite peut, comme c’est le cas pour le marcheur déshydraté qui boit trop goulûment, se révéler dangereuse : à l’extrême, cela risque de créer une situation encore plus bloquée qu’au départ, puisque les réformes à peu près consensuelles (tarification des hôpitaux, régulation de l’installation des médecins, sécurité sociale professionnelle, soutien à l’emploi des seniors…) risquent forts d’être emportées avec l’eau du bain.
08:18 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19/09/2007
LIONEL JOSPIN : 2002, UNE DEFAITE TOUJOURS PAS ASSUMEE ?
Avant hier , je posais la question :" Lionel Jospin est il le mieux placé pour expliquer l'échec de l'élection présidentielle "?
Je trouve que l'analyse de Nicolas CADENE apporte un éclairage pertinent sur les attaques de Lionel Jospin
LIONEL JOSPIN : 2002, UNE DEFAITE TOUJOURS PAS ASSUMEE ?
Alors même que le Parti Socialiste tend à se réunifier autour d’une idéologie et de structures à rénover, Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste de 1997 à 2002, semble livrer sa rancœur et son amertume dans un nouveau livre qui est présenté comme clairement « anti-Royal ».
Son ouvrage, qui s’ajoute à la liste des livres « règlements de compte » de cette rentrée, ne semble pas constructif dans l’analyse tant elle est fondée sur le ressentiment.
L’auteur ne fait qu’entretenir les querelles de personnes tant décriées (avec raison) par les sympathisants. Son objectif réel est d’essayer de mettre « hors jeu » Ségolène Royal.
Il le fait de la pire des manières. Au vu des extraits, le ton employé est tout simplement choquant, comme la façon de le camoufler par des précautions d’écritures dont use l’auteur pour se défendre de toute misogynie.
S’attaquer ainsi à celle investie à plus de 60% par les militants il y a moins d’un an n’est pas digne d’un camarade et peut même apparaître comme une offense aux 16,7 millions de Français qui ont voté pour elle le 6 mai dernier. D’autant qu’aujourd’hui nos « piques » ne devraient avoir pour cible que la droite et ses projets souvent dramatiques pour nos concitoyens.
Mais Lionel Jospin ne donne pas l’impression de s’en soucier. N’assumant toujours pas son cuisant échec de 2002 (absent au second tour de l’élection présidentielle), il tire à vue sur celle qu’il n’a pas su remplacer auprès des militants et sympathisants lors de son demi retour raté en août 2006.
Bref, les propos de l’ancien Premier ministre ne forment qu’une succession d’attaques cachant mal la colère, la frustration et l’aigreur d’un homme qui refuse toute remise en question personnelle, quand Ségolène Royal permet le débat sur sa défaite.
Un débat qui n’avait jamais vraiment eu lieu lors des précédents revers électoraux socialistes, et notamment au lendemain du 21 avril 2002 : voici une des causes réelles de notre échec en 2007, que doit assumer M. Jospin.
Pourtant, cet ancien Premier Secrétaire sait parfaitement que ce genre de propos fait mal à l’ensemble de la gauche.
Mettons nous à la place de tous ceux qui ont découvert aujourd’hui ces déclarations et qui doivent se sentir si éloignés d’un Parti censé défendre leurs idéaux.
Nos échecs électoraux et la déception largement répandue de la population vis-à-vis du PS ne suffisent-ils pas à comprendre le besoin de changement radical des pratiques ?
La réponse est évidente. Pourtant, Lionel Jospin a orchestré un parfait plan de communication qui ne fait qu’aggraver les conséquences de ses propos : le livre ne sort que dans une semaine et il est donc délicat de lui répondre. Toute cette semaine, l’auteur va saturer l’espace médiatique alors même que personne ne l’a lu complètement.
Car soyons sûr que les médias ouvriront largement leurs portes à toute alimentation des divisions à gauche, évitant ainsi de traiter de questions autrement plus graves et concernant directement les Français : Loi Hortefeux sur l’immigration, dossier iranien, « stratégie sociale du gouvernement », etc.
Aujourd’hui, Lionel Jospin ne fait pas honneur au socialisme et par pur orgueil fait le jeu de Nicolas Sarkozy : diviser toujours un peu plus une opposition que l’on pourrait qualifier de « puérile », détourner l’attention des Français des sujets sensibles et permettre indirectement la mise en avant de la méthode « d’ouverture » du président de la République.
M. Jospin, qui fut à n’en pas douter un des meilleurs Premiers ministres de la Ve République, risque de représenter aujourd’hui tout ce que le citoyen déteste en politique : un homme aigri, frustré, orgueilleux et embourbé dans des querelles purement politiciennes et tacticiennes non assumées.
Au final, son ouvrage est destructeur :
1-Destructeur de confiance entre les militants et leurs leaders ;
2-Destructeur d'image vis à vis de son propre auteur qui semble ne pas réaliser à quel point il finit par lasser et qui entraîne donc avec lui ses « amis » qu'il va finir par encombrer ;
3-Destructeur dans sa volonté de détruire une personne, ce qui est indigne ;
Enfin, destructeur de l'unité déjà difficile au sein du Parti.
08:17 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18/09/2007
POLITIQUE FICTION ........UN VOYAGE DANS LE FUTUR
16 mai 2037 : décès du président Sarkozy
Norden Star, mai 2007
Ce dimanche 17 mai 2037 le ministre de l'Information, Marc-Olivier Fogiel, a annoncé avec beaucoup d'émotion la disparition du président Sarkozy. "Nous venons d'apprendre avec une grande tristesse la mort de celui qui dirigeait la nation depuis 30 ans. Nicolas Sarkozy n'est plus. Le père de l'État Français est décédé des suites de la terrible maladie contre laquelle il luttait depuis l'attentat manqué du Kiloutou de Béthune."
M.Fogiel a ensuite déclaré sur un ton solennel qu'"en conformité avec la constitution c'est la vice-présidente et épouse du défunt, Madame Marine Sarkozy, qui occupera dorénavant la charge présidentielle", et de préciser que cette dernière en déplacement "venait de prêter serment à bord de Air France One".
Le ministre de l'Information a également ajouté que "le gouvernement avait obtenu du MEDEF le droit d'accorder une demi-journée de deuil national chômée aux Français ayant effectués les 2/5e de leur quota d'heures annuelles de travail". Les funérailles auront lieu le dimanche 24 mai au Panthéon.
Enfin, M.Fogiel a tenu à rappeler que "sa poigne manquera aux Français, qui savaient reconnaître en lui le leader dur dont a besoin un pays moderne et décomplexé".
Doc Gynéco, président d'honneur des anciens combattants de la guerre d'Iran, s'est dit bouleversé par la mort du "général Sarko". "Les âmes des 12.000 soldats français morts là-bas se joignent à mon immense peine".
Christine Boutin, ancienne Ministre des moeurs nationales, a tenu à rappeler dans un communiqué que "sans lui l'avortement et la contraception seraient encore un droit dans notre pays".
Lors d'un spectacle donné à bord du porte-avions nucléaire "le Douste-Blazy", le ministre de la culture Jean-Marie Bigard s'est fendu d'un "putain d'enculé il est parti sans me secouer la main. Ça me secoue les couilles !"
Steevy Boulet, Président de l'UMP, et Eric Besson, nouveau Président du Front national, ont rendu hommage dans un communiqué commun au "grand homme qui part avec une certaine idée de la droite".
A l'annonce de la mort du chef de l'État quelques incidents mineurs ont éclaté en banlieue et centre ville des métropoles. Selon le ministère de l'intérieur et de l'identité nationale ces légers heurts n'auraient provoqués la mort que de 76 civils et 15 policiers. Des chiffres très éloignés des émeutes de 2009, 2012 et 2028 pour les plus connues.
Du coté de l'opposition, réfugiée à l'étranger, des voix critiques se font faites entendre. Olivier Besancenot, en fuite depuis sa condamnation en 2008 pour incitation à la grève, a fustigé "le tyran qui emporte dans son tombeau deux siècles de luttes sociales". François Bayrou devenu citoyen Suisse après la perte de sa citoyenneté pour outrage verbal à l'encontre du chef de l'État s'est félicité d'un "grand jour pour la démocratie". Depuis Londres Arnaud de Montebourg, chef de l'Armée de la Résistance Française, a lancé à ses troupes de l'intérieur un appel à l'insurrection contre le régime honnis.
Le Nouveau Nordenstar rendra hommage à notre glorieux chef dans une édition spéciale ce lundi.
08:47 Publié dans un clin d'oeil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/09/2007
Attaquée par Jospin, Royal dit "pardonner" à ses détracteurs
QUEBEC (AFP) — "Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font", a répliqué lundi Ségolène Royal à ses détracteurs du PS, dont Lionel Jospin qui a mis en doute les "capacités politiques" de l'ex-candidate à la présidence, tout en de déclarant surprise par ce "sexisme".
"Au fond ce qui me vient à l'esprit c'est peut-être cette parole de la Bible "pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font". Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche", a déclaré Mme Royal.
L'ex-candidate socialiste entamait lundi une visite de quatre jours au Québec, son premier grand déplacement à l'étranger depuis sa défaite à l'élection présidentielle. Mais elle a été rejointe par la polémique en France née de la parution dans le quotidien Libération d'extraits d'un livre à paraître du candidat socialiste à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin, dans lequel il la critique vivement.
Lionel Jospin estime que Ségolène Royal n'a pas "les qualités humaines" ni "les capacités politiques" pour diriger le Parti socialiste et a invité la formation politique à ne pas répéter en 2012 la même "illusion" que cette année.
"Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme", a lancé Mme Royal.
"J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive. Heureusement que nous sommes à cette époque", a-t-elle ironisé tout en s'interrogeant sur cette "haine" et cette "violence" dirigée contre elle.
L'ex-candidate socialiste a affirmé qu'il ne devait pas y avoir de place "pour un sentiment de rancune", "pour des attaques personnelles" au sein du Parti socialiste, surtout que la gauche défend, dit-elle, la lutte "contre toutes les formes de violence".
"Comment pourrait-on combattre toutes les violences si l'on commence par tenir des propos d'une telle violence", s'est interrogée Ségolène Royal qui entend poursuivre son combat pour réformer les socialistes.
"Il m'incombe aujourd'hui de continuer le chemin, de reprendre toutes ces idées neuves que certains socialistes n'ont forcément pas comprises et je ne leur en veux pas d'ailleurs", a-t-elle dit. "Je suis là, je suis bien là, et j'ai bien l'intention de continuer", a-t-elle répété lors d'un point de presse dans la capitale québécoise.
La présidente de la région Poitou-Charentes s'est entretenue brièvement lundi matin avec le maire suppléant de Québec, Jacques Joli-Coeur, et devait rencontrer plus tard dans la journée le Premier ministre du Québec, Jean Charest, ainsi que les chefs de l'opposition Mario Dumont (ADQ, droite) et Pauline Marois (PQ, indépendantiste).
Ségolène Royal a dit être venue au Québec dans le cadre de la préparation du 400e anniversaire en 2008 de la ville de Québec, fondée par le géographe et explorateur Samuel de Champlain, originaire de Brouage, en Charente-maritime, mais aussi pour observer le Canada et le Québec qui sont dans certains domaines en "avance" sur la France.
Elle doit signer mardi des accords sur "les écos-industries" et visiter un institut psychiatrique spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels récidivistes.
Mme Royal n'a pas souhaité revenir sur la polémique qu'elle avait provoquée au début de l'année en parlant de la "souveraineté" du Québec: des propos perçus comme plus favorables à l'indépendance de la province francophone que les déclarations habituellement fort prudentes des responsables français sur ce sujet sensible.
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Bruits de bottes : Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy s'en vont en guerre contre l'Iran
En France, si Jacques Chirac et Dominique de Villepin avaient su s'opposer avec un certain courage aux volontés de domination et aux mensonges éhontés de George W. Bush devant la communauté internationale, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner opérent eux un virage à 180 degrés en matière de positions diplomatico-stratégiques. L'heure est désormais à la soumission, ou plutôt à un soutien zélé à la politique étrangère menée par le plus mauvais président de toute l'histoire des Etats-Unis, qui est également l'homme sans doute le plus dangereux et le plus haï du monde contemporain. Le nouveau locataire de l'Elysée et son ministre des affaires étrangères croupion, qui ne cachent pas leur atlantisme invétéré et leur amitié indéfectible avec l'Etat juif (comme ils le prouvent par ailleurs avec leur nouvelle politique menée toute en faveur d'Israël au Proche-Orient, du Liban à la Syrie en passant par la Palestine), multiplient les déclarations et les discours "bushistes" aux étranges accents guerriers sous-jacents dont le but est à l'évidence de préparer l'opinion publique française à un conflit militaire avec l'Iran. "La démarche des sanctions croissantes est la seule permettant d'échapper à l'alternative la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran", a martelé récemment Nicolas Sarkozy devant le corps diplomatique français, tandis que Bernard Kouchner se répand dans les médias en affirmant qu'"Il faut se préparer au pire, et le pire, c'est la guerre", ajoutant même que les états-majors militaires se préparent déjà à "mettre des plans au point". Dans les organismes internationaux où elle est en mesure de peser, l'administration sarkozyste s'emploie également activement à convaincre ses partenaires de la pertinence d'une telle politique contre le régime du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, y compris hors cadre de l'ONU et de l'Union Européenne. Mieux, Nicolas Sarkozy, outre sa décision d'aligner purement et simplement l'ensemble de la politique étrangère de Paris sur celle de Washington, et rompant sans complexe avec la règle d'or en vigueur depuis le Général de Gaulle en matière de défense du pays, envisage carrément un retour de la France au sein de la structure militaire de l'OTAN. C'est-à-dire en gros de brader l'indépendance militaire de la France -- voire de l'Europe si c'est possible -- pour se mettre aux ordres des armées de l'Empire; de faire en sorte que Paris et l'ensemble des capitales occidentales parlent désormais toutes d'une seule voix, notamment lorsqu'il s'agit de ces causes on ne peut plus nobles de la "défense d'Israël", de la propagation de "la Démocratie" en terre arabe et de la lutte "contre le terrorisme", surtout lorsque cela concerne des pays arabo-musulmans qui montent en puissance ou font preuve de trop d'indépendance. "L'Iran ne cessera son programme d'armement nucléaire que lorsqu'il aura compris que la communauté internationale est sérieuse, unie et déterminée dans son opposition", a d'ailleurs jugé déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères en saluant les dernières déclarations de Bernard Kouchner.
Tout à leurs discours va-t-en guerre, George W. Bush, Nicolas Sarkozy, Ehud Olmert et Bernard Kouchner oublient toutefois comme d'habitude de mentionner quelques détails que les médias complaisants oublient eux aussi de signaler: tout d'abord que l'escalade militaire nucléaire qu'ils dénoncent haut et fort a été initiée par leur pays -- Israël s'étant même doté de l'arme nucléaire en toute illégalité au regard du Droit international, et ce sans aucune sanction --, ensuite que rien jusqu'à présent, malgré les enquêtes et inspections menées par l'ONU via l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA), ne démontre que l'actuel programme iranien d'enrichissement de l'uranium est mené à des fins militaires, et enfin qu'avant d'engager la France et l'Europe dans une guerre contre ce pays, il serait peut-être utile que George W. Bush veuille bien faire l'effort de poursuivre un minimum les négociations directes avec Mahmoud Ahmadinejad, comme ce dernier le souhaite. Mais pour le Dr Folamour américain comme pour son nouveau caniche français qui s'imaginent ou du moins tentent de faire croire qu'ils luttent contre Adolphe Hitler, il vaut sans doute mieux provoquer une guerre mondiale que négocier intelligement avec un islamiste dont le pays ne fait que suivre l'exemple fourni par Israël et les grandes nations occidentales.
L'Iran, via un communiqué de l'agence de presse officielle Irna diffusé lundi 17 septembre, estime pour sa part que Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy sont des "traducteurs de la volonté de la Maison Blanche", des "extrêmistes de droite" qui imitent "les hurlements" des Etats-Unis en adoptant "un ton encore plus dur, plus enflammé et plus illogique que celui de Washington".
Copyright © La République des Lettres, lundi 17 septembre
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Les parlementaires PS s'insurgent des propos de Jospin
Dans "L'impasse", un livre à paraître le 24 septembre, l'ancien Premier ministre décrit Ségolène Royal comme une "illusion". Les parlementaires PS regrettent les "querelles de personnes".
Les parlementaires socialistes réunis à Paris lundi 17 septembre ont vivement réagi aux attaques de Lionel Jospin contre Ségolène Royal. La plupart, à l'instar du numéro un du parti, François Hollande, ont appelé à en finir avec "les querelles de personnes".
Dans "L'impasse", son ouvrage à paraître le 24 septembre chez Flammarion, l'ancien Premier ministre socialiste lance de vives critiques contre l'ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal. Des extraits du livre sont publiés lundi par Libération dans lesquels il qualifie la présidente de la région Poitou-Charentes de "candidate qui était la moins capable de gagner" et, surtout, "une illusion".
Le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 affirme que Ségolène Royal n'était pas en mesure de l'emporter "non pas parce qu'elle était une femme, mais parce que j'avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles". Selon lui, Ségolène Royal aurait notamment commis l’erreur, d'être "enfermée dans un face-à-face narcissique avec l’opinion".
Il juge également que Ségolène Royal est "une personnalité (qui) n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et "espérer gagner la prochaine présidentielle".
"Des amertumes qu'on ressasse"
Selon lui, elle est "une figure seconde de la vie publique" qui n'est "pas taillée pour le rôle" de secrétaire national du PS. "Avoir commis une erreur (en la désignant) ne justifie pas qu'on la réitère" affirme-t-il.
Pour François Hollande, "les questions de personnes aujourd'hui doivent être mises de côté". "On a perdu trois présidentielles de suite. C'est suffisamment grave pour" qu'on se mette en ordre de bataille "pour maintenant être capable de les gagner", a-t-il déclaré à son arrivée à la journée parlementaire PS.
"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".
"Si tous les mois, on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir. C'était une parole qui était attendue, elle est connue. Ce n'est pas Ségolène Royal seule qui explique qu'on ait perdu. Si on devait s'arrêter à cela, ce serait une contribution incomplète", a estimé Benoît Hamon, secrétaire national du PS.
Plus virulent, Arnaud Montebourg a dénoncé des "déballages" et "histoires d'orgueil". "Je ne comprends pas cette maladie des socialistes à s'autodétruire. Je regrette que Lionel Jospin ait lui aussi fait son livre, il y en avait déjà assez", a-t-il dit.
"Aigreur"
Proche de Dominique Strauss-Kahn, ancien rival de Ségolène Royal, Jean-Marie Le Guen a regretté des propos "exagérés" et "totalement inopportuns" de la part de Lionel Jospin. "C'est une erreur de focaliser trop sur la responsabilité de la candidate" plutôt que de s'atteler à "rénover le logiciel".
La députée Delphine Batho, qui a succédé à Ségolène Royal dans les Deux-Sèvres, a dénoncé "l'aigreur" qui a "guidé la plume" de Lionel Jospin. "Plutôt que de la violence, je sens de l'aigreur ainsi qu'une conception aristocratique de la vie politique", a réagi Delphine Batho.
"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne présidentielle. Les divisions nous ont fait mal", a-t-elle ajouté.
"Ca fait mal à toute la gauche"
"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement en un seul mot: l'aigritude", a renchéri Gaétan Gorce, lui aussi proche de Mme Royal. "Il faut sortir de l'amertume. Ce genre d'expression fait mal à toute la gauche. Je me mets à la place de tous ceux qui peuvent découvrir ce genre de déclarations ce matin et qui doivent être complètement accablés. Il faut un changement radical des pratiques et des équipes", a insisté le député de la Nièvre.
Ancien directeur de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco a candidate'", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Ségolène Royal regretté des paroles "dictées par le fiel et la rancoeur" qui vont "nous faire perdre du temps dans le travail de la rénovation du PS". "Celui qui n'a pas été capable d'être présent au second tour en 2002 n'est pas forcément le mieux placé pour donner des leçons", a-t-il lâché.
"On ne peut pas rester à cette explication '2002, c'est la faute des autres' et '2007, c'est la faute de la.candidate'", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Ségolène Royal
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