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14/06/2007

UNE ANALYSE D'UN JOURNALISTE EXEMPLAIRE

Mais hélas , ce journaliste n'était pas représentant d'un journal Français .........

A propos de la vidéo du G8

9af47ca1fcabc7f63d6e7073c1fc070b.jpgLa question file sur tous les sites Internet depuis que circule, y compris sur Rue89, cette remarquable vidéo reprise d'un journal télévisé belge. La meilleure réponse jusqu'ici est venue, comme d'habitude, de l'étranger. Richard Werly, correspondant bruxellois du quotidien suisse Le Temps, était assis face à Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse du G8, jeudi, en Allemagne.

Son verdict, paru mercredi dans son journal: le Président français était "à côté de la plaque. Pas alcoolisé. Plutôt survitaminé. Comme dopé. Quelque chose sonnait faux dans ses mots. Il n'était pas ce soir-là le chef de l'Etat français. Il était "Sarko", cet énergique politicien qui vous veut du bien, vous sourit mécaniquement, est bourré de tics et ramène tout à lui: la victoire arrachée à Bush sur le climat, l'arrêt des souffrances au Darfour..."

"Amphétamines, alcool, déprime? Laissons de côté les rumeurs qui vagabondent sur l'Internet", ajoute-t-il. "Ce qui m'a sidéré, en cette fin d'après-midi au G8, c'est que Nicolas Sarkozy ne parlait pas de l'état du monde. Il nous parlait de lui, de sa 'franchise', de son 'agenda', de son 'calme'. D'abord ivre d'être là. Saoulé par ses propres paroles."

Un témoignage suisse, pour mieux comprendre la France. De son côté, le présentateur du journal de la RTBF, la télévision publique belge à l'origine de l'affaire, a présenté ses excuses auprès de l'ambassade de France. Il avait affirmé en lancement de la fameuse vidéo que le Président français n'avait "pas bu que de l'eau" lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine...

 

C'est la période des vacances

Après avoir accomplies les formalités pour le vote par procuration c'est le départ pour les vacances !
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12/06/2007

La vidéo controversée de Nicolas Sarkozy au G8


c39d302a77da46160728737560336088.jpgContrairement à leurs consœurs françaises, les chaînes de télévision belges n'ont pas hésité à diffuser un extrait d'une conférence de presse donnée par Nicolas Sarkozy lors du sommet du G8, où le président français, rapporte une chaîne belge, "n'avait pas bu que de l'eau", pour reprendre les termes utilisés par le présentateur.

 


Dans l'extrait vidéo, désormais facilement trouvable en ligne, le chef de l'Etat arrive devant les journaliste en s'excusant de son retard – "Je vous demande de bien vouloir excuser mon retard dû à la longueur du dialogue que je viens d'avoir avec monsieur Poutine" – avant d'enchaîner hésitations et sourires hilares.

voir la vidéo : cliquez ici

Nous pouvons remarquer que la vidéo diffusée par la télé belge nous montre Nicolas Sarkozy dans un état " très particulier " alors que la vidéo diffusée par LCI a du être choisie avec plus de complaisance !

10/06/2007

Un droit de scolarisation "opposable"

Il apparaît maintenant certain que lorsque Nicolas Sarkozy ou la droite ne veulent  pas donner les moyens à une réforme , ils ont recours au droit opposable !

On l'a vu pour le droit au logement , Nicolas Sarkozy le propose pour le droit à la crèche pour les enfants , cela va se faire pour le droit à la scolarité des enfants Handicapés  et bientôt au droit à l'hopital ou aux soins ........

a2847bee8ea19328a04647c34607dca1.jpgNicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait rendre opposable le droit des enfants handicapés à être scolarisés près de chez eux, afin de faciliter l'accès de tous à l'école. Il a également demandé au ministre du Travail de "mettre en place une cinquième branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance".

Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il rendrait "opposable le droit de tout enfant handicapé d'être scolarisé dans l'école de son quartier", samedi 9 juin à Tours, devant le 47ème congrès de l'Unapei (associations de proches de handicapés).
Le chef de l'Etat a également annoncé qu'il demanderait à Xavier Bertrand, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, venu avec lui à Tours, de "mettre en place une cinquième branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance".

Se préparer au "défi de la dépendance"

"Cela veut dire que nous créerons, à partir de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, et en concertation avec tous les acteurs du secteur, un organisme dont le but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance", a-t-il précisé devant les représentants de l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales.
"Je rendrai opposable le droit de tout enfant handicapé d'être scolarisé dans l'école de son quartier", a également affirmé Nicolas Sarkozy.

Changer le regard sur le handicap

"Cela veut dire qu'il y aura un accès simplifié et adapté à l'école pour tous les enfants pouvant être scolarisés en milieu ordinaire. Cela veut dire également que l'éducation adaptée doit contribuer à la scolarisation et le faire en étroite collaboration avec l'école ordinaire", a-t-il ajouté.
"Ca coûte cher, mais ça coûte plus cher aux familles de laisser les enfants isolés", a-t-il soutenu.
Selon lui, les enfants qui "veulent aller dans le secteur adapté iront mais ceux qui veulent aller à l'école avec des enfants 'normaux', entre guillemets, doivent pouvoir" le faire. "Je n'accepte pas les ghettos" et les autres enfants apprendront à "accepter la différence", a asséné Nicolas Sarkozy.
C'est la première fois depuis 1975 (Valéry Giscard d'Estaing) qu'un président de la République assiste au congrès de l'Unapei, selon son président Régis Devoldère, hormis la visite en 1986 de François Mitterrand à un congrès mondial sur le handicap.

08/06/2007

Heures supplémentaires: François Hollande prédit une hausse de "deux à trois points de TVA"

Attention à ceux qui ont cru à l'augmentation du pouvoir d'achat avec Sarkozy !

4e15ccb3365f5c840400e812798eba07.jpgLe Premier secrétaire du PS François Hollande a prédit jeudi "une augmentation de deux à trois points de TVA pour compenser les cadeaux fiscaux" du gouvernement, notamment la défiscalisation et détaxation des heures supplémentaires.

"Il y a le coût de la disposition" pour laquelle "on parle maintenant de cinq milliards" d'euros, mais "qui va payer les cinq milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales? Les cinq milliards de suppression des impôts sur les successions? Les cinq milliards du bouclier fiscal?", a-t-il lancé sur RTL.

"Pour compenser ces 15 milliards de cadeaux fiscaux, il va falloir augmenter de deux à trois points les taux de TVA", a prévenu le Premier secrétaire du PS. "Le Premier ministre et le Président (l')ont déjà mis à l'étude (...) l'annonce d'une commission de réflexion de TVA est en fait l'aveu qu'il y aura une augmentation".

Selon François Hollande, "pour les bonnes nouvelles, elles sont à moitié annoncées aujourd'hui, pour les mauvais nouvelles on ne les annonce pas du tout".

Le Premier ministre François Fillon a assuré lors d'une tournée de soutien aux candidats UMP aux législatives à Paris qu'"on n'augmentera pas la TVA, ce sont les rêves fous de M. Hollande". L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait un peu plutôt démenti l'information jugeant que "ces déclarations relèvent de "la polémique électorale".

"On a décidé de réfléchir à la TVA sociale, cette réflexion n'est pas achevée (...) il faudra beaucoup de discussions et qu'on en discute au Parlement", a-t-il précisé sur France Inter.

Quant à la réforme des heures supplémentaire, le No1 du Parti socialiste a estimé que "ces mesures sont défavorables pour l'embauche et même paradoxalement pour le pouvoir d'achat". "Pour l'embauche, si l'avantage est à ce point grand pour l'employeur de recourir aux heures supplémentaires (...), ce sera plus coûteux de recourir a une embauche que de recourir à des heures supplémentaires".

"Même en cas de reprise de la croissance, l'emploi des personnes qui en attendent sera découragé, l'emploi de ceux qui sont déjà au travail sera à peine conforté", a analysé le député-maire de Tulle (Corrèze).

Et "si la seule façon de gagner plus, c'est de faire des heures supplémentaires, on ne va plus demander de négociations salariales" dans les entreprises, a observé François Hollande. "La seule question sera de savoir si on peut faire des heures supplémentaires, puisque cela sera la seule façon d'avoir un peu plus de pouvoir d'achat".

Fronde syndicale contre les mesures sur les heures sup'

7756b5d3391680a0abb7a6c66cf50103.jpgIl me semble que les Organisations syndicales ont été beaucoup trop silencieuses pendant la campagne ! Le programme Sarkozy annonçait des mesures très graves tel que le contrat unique , les heures supplémentaires, le service minimum !

J'ai été choqué de Voir le visage radieux de Chérèque et Mailly à la sortie de l'elysée assurant ainsi la propagande de Sarkozy ! Comment peuvent ils croire un seul instant à la volonté de négocier d'un gouvernement annonçant qu'il est favorable à la concertation mais qu'une fois entendu les partenaires sociaux , le programme du Candidat Sarkozy sera intégralement mis en force . Pour Fillon sa seule intention c'est informer et non négocier !f3553b807d597da08dbe4cb1194de2f4.jpg

Les confédérations CGT, CFDT et CFE-CGC se sont prononcées jeudi dans un texte commun contre le projet de loi sur la défiscalisation des heures supplémentaires, une position également adoptée par Force ouvrière.

Ces quatre syndicats ont indiqué qu'ils voteraient contre l'un des textes clés du projet fiscal du gouvernement Fillon lors de la consultation des conseils d'administrations des caisses de sécurité sociales.

"Ces mesures qui peuvent paraître séduisantes pour certains salariés représentent un coût de plusieurs milliards d'euros qui sera supporté par l'ensemble de la collectivité", écrivent les syndicats CGT, CFDT et CFE-CGC au lendemain de l'envoi du texte au Conseil d'Etat et aux caisses de Sécurité sociale.

Pour les trois organisations, ces dispositions vont en outre "accroître les inégalités et ne garantissent pas de retombées positives pour l'emploi".

Si une partie des salariés va bénéficier d'une augmentation du pouvoir d'achat, "ce ne sera pas le cas pour la majorité d'entre eux, l'activité de leur entreprise ne permettant pas la réalisation d'heures supplémentaires", ajoutent-elles.

Dans un communiqué, FO a également annoncé qu'elle voterait contre le projet quand il sera soumis aux conseils des caisses nationales de sécurité sociale.

Selon FO, les "seuls vrais gagnants sont les employeurs qui vont voir une fois de plus baisser la masse salariale prise en charge par le contribuable sans que pour autant l'effet sur l'emploi soit avéré".

Fillon confirme sur les fonctionnaires et la franchise médicale

Avant le vote du 10 et 17 juin , il est encore temps que les électeurs prennent conscience que le programme de Sarkozy n'a rien de social ni progressiste .

La révolution culturelle de la droite dont les médias nous bassinent  n'a rien d'une révolution , c'est la mise en oeuvre d'un programme de la droite extrême qui ne l'oublions pas est à l'origine de la chute du front national

b8c2aad386e8a40cb5edc035f7d2c607.jpgFrançois Fillon confirme le projet du gouvernement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et l'instauration d'une franchise médicale en 2008.

"Nous proposerons une série de réformes qui visent à améliorer la compétitivité de l'économie française. Des réformes qui vont moderniser l'organisation du travail, alléger les règlementations qui pèsent sur les entreprises. On relance l'étude sur la TVA sociale", déclare le Premier ministre dans une interview à paraître vendredi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

"Il peut être utile de taxer un peu les importations pour qu'elles participent au financement de la protection sociale. Car faire supporter au seul travail des français le coût de cette protection sociale, c'est handicaper notre économie", estime-t-il.

A la question de savoir comment ces réformes seront financées, François Fillon répond : "Par un effort de réduction de la dépense publique qui est indispensable non seulement à la tenue de nos engagements et à la réduction de la dette, mais tout simplement à la compétitivité de notre économie".

"On tiendra, là aussi, nos engagements: le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, une franchise médicale qui est à l'étude, et la réorganisation de l'Etat pour réduire son train de vie", dit-il.

 

06/06/2007

KOUCHNER SEMBLE DECOUVRIR QU'IL N'EST PAS LE MAITRE DU MONDE

Devenu ministre des affaires étrangères , Bernard Kouchner deviendrait il un peu plus modeste ?

8b8bf4933a11fc416edaa6bbc5689c74.jpgBernard Kouchner paraît revenir sur son idée de mettre en place un couloir humanitaire pour venir en aide aux populations du Darfour en déclarant "qu'on ne peut pas décider pour les autres".

Les autorités tchadiennes et certaines organisations non gouvernementales ont émis des doutes sur le bien-fondé de cette initiative du ministre français des Affaires étrangères.

"On ne peut pas décider pour les autres. Or le corridor humanitaire c'est un bon concept quand il peut s'adapter", a déclaré Bernard Kouchner à la presse après le conseil des ministres.

"Le corridor, c'est un faux problème", a-t-il ajouté. "Le problème c'est d'être utile. D'abord, il va y avoir un plan et toute une démarche française", a-t-il dit.

"Le corridor aérien, ce n'est pas ça qui est important. Ce qui est important, c'est que dans les régions les plus difficiles, autour des camps, pas dans les camps, il faut que la sécurité soit assurée pour les personnes déplacées", a encore expliqué le ministre.

"Souvent, quand on installe des camps ce sont les réfugiés qui sont mieux traités que la population environnante. Ça se passe au Tchad, ça se passe au Darfour".

Les autorités tchadiennes ont dit mardi ne pas voir la nécessité de créer sur leur territoire un couloir humanitaire afin d'acheminer de l'aide au Darfour voisin.

Le Tchad fait face à l'afflux de dizaines de milliers de réfugiés en provenance de cette région de l'ouest du Soudan en proie à une guerre civile qui a fait 200.000 morts et deux millions de déplacés depuis 2003, selon les Nations unies.

Des ONG ont critiqué la proposition de Bernard Kouchner en faisant valoir qu'elle créerait une confusion entre les interventions militaires et humanitaires et risquerait de mettre en danger les travailleurs humanitaires.

Interrogée à ce sujet lors du compte rendu du conseil des ministres, Christine Albanel, porte-parole du gouvernement, a dit que le Darfour constituait "une grande priorité" pour le ministre des Affaires étrangères et le président de la République, qui "a l'intention de l'évoquer dans le cadre du G8", qui se réunit en sommet dans le nord de l'Allemagne.

La situation au Darfour a fait l'objet d'une réunion mardi à l'Elysée en présence de Bernard Kouchner, du Premier ministre, François Fillon, du ministre de la Défense, Hervé Morin, et du chef d'état-major des armées, Jean-Louis Georgelin.

Les mensonges de Fillon

Nous portons plainte contre le Premier ministre pour détournement de suffrages.

Par Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale, et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d’Anticor.

06607d67de0cf4a5048f5b0625fbfcec.jpgLa France peut supporter la vérité. Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité.
Voilà pourquoi nous sommes particulièrement choqués des mensonges accumulés par M. Fillon depuis quelques semaines. Ces mensonges concernent tant le bilan de l’UMP, au pouvoir depuis cinq ans, que le projet que François Fillon propose aux Français.

M. Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des retraites. Est-ce bien vrai? L’objectif principal de la réforme Fillon était d’allonger la durée de cotisation des salariés. Quatre ans après le vote de la loi, une étude de la Caisse nationale d’assurance vieillesse montre que jamais on n’est parti aussi tôt en retraite! Alors que les salariés partaient en moyenne à 62,1 ans en 2001, l’âge moyen de départ s’est abaissé à moins de 61 ans en 2006. Une évolution diamétralement opposée à l’objectif de la réforme. Par peur des réformes annoncées pour 2008, un très grand nombre de salariés partent en retraite dès qu’ils ont 60 ans, quitte à subir une décote s’ils n’ont pas cotisé suffisamment longtemps.

Les caisses de retraite, qui étaient à l’équilibre en 2002 et devaient le rester jusqu’en 2008, ont déjà accumulé un déficit supérieur à 7 milliards d’euros! Certains parlent d’échec; d’autres, de fiasco. Mais François Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des-retraites…

De deux choses l’une: soit François Fillon se désintéresse complètement de l’avenir des retraites, soit il connaît le bilan fait par la Cnav et il ment comme un arracheur de dents. François Fillon ment aussi quand il affirme que les chiffres du chômage sont «les meilleurs depuis 1983» ( les Echos du 30avril). Qui peut y croire? Quand le gouvernement fait le bilan des créations d’emplois, il fait feu de tout bois: CDD, temps partiel, CES, CEC, CNE, intérimet emplois aidés sont tous pris en compte pour enjoliver les résultats.

Par contre, quand François Fillon et Jean-Louis Borloo parlent du chômage, ils ne s’intéressent qu’aux chômeurs cherchant un CDI à plein-temps. Tous ceux qui cherchent (ou acceptent) un temps partiel, une mission d’intérim ou un CDD sont oubliés. Et le Premier ministre oublie aussi les 413 000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d’ANPE! En réalité, il reste 3 700 000 chômeurs et 1 250 000 RMistes (+ 200 000 en trois ans). Depuis cinq ans que l’UMP est au pouvoir, malgré l’impact de la «réforme» des retraites (500 000 actifs qui quittent «prématurément» le marché du travail), le total «chômeurs + RMistes» n’a pas du tout diminué. Affirmer que «les chiffres du chômage sont les meilleurs depuis1983» , alors qu’Eurostat vient de demander publiquement à laFrance de réviser en hausse les chiffres du chômage, c’est faire preuve d’une dose de cynisme assez colossale.

Hélas, les chiffres du chômage ne sont pas les seuls à donner une image tronquée de la réalité. Jean-Louis Borloo explique à qui veut l’entendre que grâce à lui quelque 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans! Il oublie de dire que les personnes embauchées dans ces emplois travaillent en moyenne 15 heures par semaine (les Echos du 29 décembre 2006). De même, le bilan 2006 du secteur de l’intérim nous apprend que l’intérim emploie quelque 2 millions de personnes qui travaillent «à mi temps, en moyenne, sur l’année». Nicolas Sarkozy critique encore et toujours la réduction du temps de travail et promet «le plein-emploi à plein temps», mais l’essentiel des emplois créés ces dernières années sont, en moyenne, à 15 ou 18 heures par semaine… Aux Etats-Unis, le modèle de «plein-emploi» de Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail, sans compter les chômeurs, est tombée à 33,7 heures (source: Department of Labor). Au Japon, «un tiers des salariés a un emploi à temps partiel ou un emploi temporaire. Le mois dernier, les entreprises ont proposé deux fois plus d’emplois à temps partiel que de temps plein» (AFP). En réalité, vu les gains de productivité absolument colossaux réalisés depuis trente ans dans toutes nos économies, le débat n’est pas pour ou contre la RTT, mais plutôt quelle RTT, quel partage du travail, quel partage des revenus ? Partage précarité, ou partage égalité ? La France peut supporter la vérité, affirmait François Fillon en octobre dernier. Alors pourquoi mentir sur la réforme des retraites?

Pourquoi mentir sur les chiffres du chômage? Pourquoi mentir en promettant «le plein-emploi à temps plein pour dans cinq ans» alors que toutes les mesures en préparation ne pourront qu’aggraver la précarité? Les dégâts du libéralisme sont tels qu’il ne peut prospérer qu’en avançant masqué. Si l’on fait la lumière sur le vrai bilan de l’UMP et sur la réalité de son projet (une analyse plus complète et des propositions alternatives sur UrgenceSociale.fr), il est très peu probable que les Français voudront lui confier tous les pouvoirs.

Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers?

L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans. Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs…

Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité.

05/06/2007

Journée européenne sur les dangers, pour la qualité du service public, de la libéralisation totale du courrier

deac4d3a9c65ab6aa0015fcc333a4478.jpgLe Parti socialiste apporte son soutien à la journée nationale européenne organisée le 6 juin par le syndicat UNI Europa Poste qui regroupe plus d’un million de postiers dans l’ensemble de l’Union Européenne. Cette journée d’action vise, à juste titre, à sensibiliser les citoyens européens sur les dangers, pour la qualité du service public, de la libéralisation totale du courrier.

Comme l’ont exprimé les députés socialistes français qui siègent dans les différentes commissions concernées du Parlement européen, le Parti socialiste reste totalement opposé au projet de directive qui prévoit l’ouverture à la concurrence pour le courrier de moins de cinquante grammes. Cette position est également partagée par les gouvernements d’autres Etats membres. En France, la suppression du « domaine réservé » de la Poste mettrait gravement en péril le financement des obligations de service public et de sa présence sur l’ensemble du territoire.

Déjà, en France comme dans le reste de l’Europe, les premiers effets de la dérégulation postale sont largement négatifs : fermeture de bureaux de plein exercice, transformation de bureaux en simples « points poste », rupture de la continuité du service public, réduction du nombre de tournées, baisse généralisée de la qualité du service… En dix ans, 300.000 emplois ont été supprimés dans l’ensemble des opérateurs historiques européens quand seulement 60.000 ont été créés dans le secteur privé.

Depuis cinq ans, la droite française a apporté un soutien inconditionnel aux libéraux et conservateurs européens en faveur de la dérégulation postale. Il ne faut pas compter aujourd’hui sur Nicolas Sarkozy et François Fillon qui ne jurent que par la réduction du périmètre de l’action publique, pour rompre avec cette orientation.

Le Parti socialiste soutient donc ce mouvement social européen et rappelle son attachement au maintien du monopole public du courrier pour les particuliers, gage de cohésion sociale et territoriale en France comme en Europe.

Communiqué du Bureau National

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