09/08/2005

HOMMAGE A COLETTE BESSON

HOMMAGE A COLETTE BESSON

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C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la mort de Colette BESSON à l'âge de 59 ans !

Les réactions en France et à l'étranger

 Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF): «Le monde sportif international a perdu une grande championne et une grande dame (...) Colette était à l'image de sa dernière ligne droite du 400m en 1968, c'est-à-dire volontaire, généreuse et toute sa vie a été comme cela».medium_1968.2.jpg
»Elle avait beaucoup d'ambition pour le sport. Elle l'a d'ailleurs démontré après sa carrière. Elle a eu énormément de missions, elle était présente sur énormément d'événements et toujours prête et disponible pour rendre service et mettre ses compétences à la disposition notamment des plus jeunes» afin de «leur transmettre les valeurs éducatives du sport». «Le grand bonheur de Colette, c'était aussi d'entourer sa famille et de (lui) faire plaisir».

- Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme: «C'est une triste journée pour l'athlétisme français. Nous redoutions cette échéance, car nous la savions malade depuis deux ans, son cancer s'était déclaré lors des championnats du monde 2003 à Saint-Denis», a-t-il dit depuis Helsinki. «Sa médaille d'or olympique sur 400m à Mexico (1968) avait d'une certaine façon lancé l'athlétisme féminin, qui a ensuite continué à briller notamment par Marie-Jo (Pérec)». «C'est un jour difficile. Les athlètes français vont lui rendre hommage en portant un crêpe noir sur leur maillot».

- Lamine Diack, président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF): «C'est une grande perte» et «nos pensées» vont »à la famille et aux amis de Colette Besson». Elle a «apporté une immense contribution à l'athlétisme mondial» en tant qu'»athlète charismatique et déterminée à une époque où l'athlétisme féminin se développait encore». Colette Besson est devenue un «modèle à la fois pour l'athlétisme français et la cause de l'athlétisme féminin à travers le monde», servant le sport «tout au long de sa vie». «Il est particulièrement triste d'apprendre qu'elle est décédée alors que nous sommes ici à Helsinki pour les championnats du monde» d'athlétisme. «Mais il est également opportun d'honorer sa mémoire en présence des plus grands athlètes du monde».

- Guy Drut, ancien champion olympique du 110m haies à Montréal en 1976 et ex-ministre des Sports, a salué «une fille extraordinaire qui laissera un souvenir fantastique». «On avait une vraie complicité», a-t-il dit. «Elle laissera un très très grand souvenir dans le coeur de toutes celles et ceux qui l'ont connue, et même ceux qui ne l'ont pas connue». «Elle rayonnait, elle donnait une image fantastique de son sport de sa vitalité, de tout ce qui tourne autour des valeurs qu'on défend».
»Quand elle m'a appris sa maladie, elle a dit: 'Tu te rends compte, moi qui ai toujours fait attention, je n'ai jamais fumé et voilà j'ai un cancer de la gorge. Ce n'est pas juste mais je vais me battre'», a-t-il dit. «Connaissant son tempérament, je savais qu'elle allait se battre. Elle s'est battue jusqu'au bout», «c'est une fin très triste».

- Roger Bambuck, ancien sprinter et ex-secrétaire d'Etat chargé des Sports: «J'ai connu Colette Besson en 1968 et sa médaille olympique aux JO de Mexico a été une vraie aventure», a-t-il dit. Elle «avait toutes les qualités pour plaire aux médias et aux Français: elle était jeune, spontanée, une bien jolie fille».
A Mexico, Colette Besson «était en désaccord profond avec la Fédération qui n'avait pas accepté son entraîneur dans le staff à l'occasion du stage qu'ils nous avaient préparé», a-t-il ajouté. Alors que «personne ne croyait une seconde qu'elle put gagner le titre olympique», elle «a touché le coeur de millions de Français parce que la surprise est toujours un facteur de sympathie». La télévision a joué «un rôle extraordinaire à ce moment-là puisque ses larmes, au moment de la Marseillaise, ont ému toute la France».
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- Jean Galfione, champion olympique de la perche à Atlanta en 1996: «Colette Besson a donné une superbe image de l'athlétisme, elle était toujours disponible. Je l'avais pour la première fois rencontrée dans les années 1993-94, elle avait toujours un sourire jusqu'aux oreilles. Elle était la gentillesse absolue».

- Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste et ancienne ministre des Sports: «Bien sûr, comme toutes les Françaises et tous les Français, c'est la Colette championne olympique du 400m à Mexico dont j'ai le souvenir. Son sourire, sa modestie, sa générosité irradiaient. Je pense aussi à cette femme extraordinaire de gentillesse qui, discrètement, distillait ses conseils aux plus jeunes pendant les compétitions internationales. Mais je pense aussi à la Colette Besson engagée qui avait accepté de prendre, à ma demande, la lourde charge de la présidence du conseil d'administration du Laboratoire national de dépistage du dopage à Châtenay-Malabry. Le combat était difficile, elle a su le mener avec opiniâtreté». «Le sport français perd une grande dame honnête et courageuse, qui a su donner un visage emblématique au sport féminin».

- Bertrand Delanoë, maire de Paris, a exprimé son «immense tristesse». «Grande dame du sport français, Colette Besson aura marqué par son talent et sa profonde humanité toute une génération de Françaises et de Français, en offrant à notre pays le titre de championne olympique du 400m en 1968 à Mexico», a-t-il dit.
»Je garderai de la 'petite fiancée de la France' le souvenir d'une femme combative et courageuse, qui aura su faire partager au plus grand nombre les valeurs fondamentales du sport. Malgré sa maladie, elle aura mis toute son énergie et sa générosité au service de la candidature de Paris 2012
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