28/02/2005

L'esquive , un film à voir , il ressort mercredi

L'Esquive , un fim à voir
UNE ESQUISSE D'AMOUR, LES YEUX DANS LA BANLIEUE
L'Esquive - Abdellatif Kechiche

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FRANCE - 2002 - DURÉE : 1H57

6 janvier 2004

par Anne-Laure Bell medium_arton1283.jpg



Après le beau succès remporté par La Faute à Voltaire, son précédent film, Abdellatif Kechiche a été repéré. S'il n'a pas la rage au ventre apparente d'un Mathieu Kassovitz, ni la haine d'un Jean-François Richet, il semble plus serein, plus solide, déterminé à filmer aussi le beau côté des cités. S'emparant d'un des piliers du Théâtre Classique, il démonte les préjugés et montre tout simplement qu'entre hier et aujourd'hui, peu de choses ont changé…
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Après avoir marchandé, emprunté, tiré la corde au maximum, Lydia a enfin sa belle robe. Elle parade au milieu des immeubles, passe devant les appartements de ses copines, habillée en princesse fin XVIIIème. Au pays des baskets et des joggings, on craint qu'elle se fasse moquer même si elle rayonne à l'évidence dans son costume. Tout le monde s'accorde à le dire : elle est sublime. Forte tête, elle sait où elle va et rien ne l'empêchera d'arriver à ses fins, goulues, gourmandes et insatiables. Lydia connaît tous ses voisins depuis l'enfance. Elle sait où ils habitent, dans quelle tour, à quelle fenêtre, c'est un peu comme si tout ce monde faisait partie de sa famille. Véritable ouragan, elle veut réussir ce qu'elle entreprend. Choisie pour jouer dans la pièce de fin d'année, elle répète encore et encore le texte du Jeu de l'Amour et du Hasard. Ses partenaires doivent suivre, vaille que vaille, malgré les embrouilles et les désaccords. A travers cette histoire entre collège, institutions sociale et culturelle, et débrouilles des squares où on traîne, Abdellatif Kechiche décrit une adolescence d'aujourd'hui. Adultes en devenir, ces jeunes hésitent à affirmer leurs désirs, ici sans doutes moins qu'ailleurs. C'est discrètement souligné, efficacement présent, sans étendards socio-politiques.
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Krimo passe à côté de Lydia dans sa jolie robe. Il en tombe raide dingue comme on disait avant. Aujourd'hui et ici, on dit qu'il la kiffe. Autres mots qu'on ne parvient pas toujours à déchiffrer, dont on ne perçoit tout d'abord que la violence. Après un millier de « je vais te tuer » de « fils de pute » ou de « casse les couilles », on sait que ce n'est pas du premier degré, que ces mots ont un autre poids, et leur brutalité s'estompe. « Je voulais démystifier cette agressivité verbale et la faire apparaître dans sa dimension véritable de code de communication. » confiait le réalisateur. Argot début de siècle destiné à ne se faire comprendre que des gens auxquels il est adressé, il est comparable aux expressions des tontons flingueurs années soixante. Sous-jacentes, percent pudeur et timidité, comme si le langage pour dire simplement les malaises et les envies était impossible à trouver, trop cru à dire.

Loin de stigmatiser la banlieue, loin des clichés volés et des trahisons documentaires paternalistes, Kechiche montre la vie dans la cité sous un jour des plus banals. Il s'éloigne des images des cités, des barres, des tours, et montre avant tout la vitalité et la vie des « quartiers populaires » comme il les appelle. On est donc plongé dans une histoire d'adolescents qui ne savent comment faire avec leurs émotions, bouleversés par leurs émergences. Krimo et Lydia ont, tous deux, une bande de copains avec qui ils partagent tout. Etrangères l'une à l'autre, elles ne sont pas rivales comme dans les films. Toutes deux ont besoin que chacun reste fort et ne se laisse envahir ni par le doute, ni par l'amour. Esquiver le piège, échapper aux confessions sentimentales, éviter adroitement de se dévoiler sous peine d'être pris pour trop sérieux, trop allumeur, trop théâtral…

En mettant les mots de Marivaux au cœur de la cité, le réalisateur fait preuve d'audace. Mêlant les répliques aux dialogues, il offre un regard pétri de contrepoints. Au milieu de la pression quotidienne et des difficultés permanentes qui sont d'autant plus une galère réelle qu'elles ne sont pas le sujet premier du film, tous se débattent avec leurs envies et leurs idéaux. Adaptant le style du dramaturge en se l'appropriant, il habille tous ses personnages d'une personnalité propre loin de toute caricature. Beaucoup de bruit pour rien ? Juste pour dire haut et fort combien Lydia, Abdelkrim, Frida, Rachid, Nanou et les autres existent et peuvent être beaux sans être assistés, transformés en concept, en problème, en jeune de banlieue, quand bien même ils habitent la terrifiante cité...

L'Esquive
Réalisation et Scénario : Abdellatif Kechiche
Avec : Osman Elkharraz (Krimo) - Sara Forestier (Lydia) - Sabrina Ouazani (Frida) - Nanou Benahmou (Nanou)
France - 2002 - Durée : 1h57

09/02/2005

L'homme qui en savait trop

medium_af_homme.gifL'Homme qui en savait trop !

The man who knew too much (1956)
L'homme qui en savait trop

Origine : US
Scénario: John Michael Hayer et Angus Mac Phail
Réalisation: Alfred Hitchcock
Durée: 120 mn


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Lors de vacances au Maroc, un couple d'américain - le Docteur Ben McKenna (James Stewart), sa femme Jo (Doris Day) et leur fils Hank - font la connaissance d'un français Louis Bernard (Daniel Gélin). Ce dernier meurt poignardé en pleine rue


et confie ces derniers mots "Ambrose Chapel" au Docteur McKenna. Hank est ensuite enlevé par un couple d'anglais que Ben et Jo retrouvent à l'Ambrose Chapel. Ils découvre qu'un complot est en route pour assasiner un ambassadeur lors d'un concert au Royal Albert Hall. Au moment du coup de feu, Jo pousse un cri si strident qu'il fait échouer l'attentat.

La principale caractéristique du film est l'adéquation parfaite avec la partition de Bernard Hermann particulièrement pendant la scène de l'attentat dans l'Albert Hall. Mise à part cela l'intrigue est classique et Doris Day en fait un peu trop dans le style blondasse américaine. Détail amusant, le film fut commencé au Maroc mais terminé à Hollywood ou des indiens remplacèrent les figurants marocains du début du film...

06/02/2005

Claude chabrol

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Claude Chabrol
"C'est l'enfance la plus con qu'on puisse imaginer … ". C'est en ces termes peu élogieux que Claude Chabrol lui-même nous invite à nous pencher sur sa vie. Né à Paris en 1930, ce fils de pharmacien et grand lecteur de la Comtesse de Ségur débute dans le cinéma à l'âge de 12 ans comme projectionniste dans un garage d'un petit village de la Creuse.Après ses études secondaires, il se lance dans des études de Droit. Déjà farceur, il gagne son argent de poche en écrivant de fausses dédicaces d ‘Hemingway et de Faulkner et profite du snobisme parisien pour en tirer un bon prix.

Il se marie très jeune à une riche héritière qui lui permet de réaliser son premier film. Le beau Serge (1959) avec Jean-Claude Brialy et Les Cousins qui sortent la même année, marquent le début de la nouvelle vague. On y trouve dors et déjà les thèmes Chabroliens, la province et sa petite bourgeoisie entre interdits, non-dits et hypocrisie, et le regard à la fois féroce et plein d'humour du réalisateur.

L'année suivante, il tombe en disgrâce avec Les bonnes femmes où l'on retrouve une de ses actrices fétiches, Stephane Audran. La bêtise de ces femmes pathétiques effraie le public qui se sent visé et méprisé. Pourtant, la bêtise va devenir un des thèmes clés de l'œuvre de Chabrol qui se dit fascinée par elle : "la bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a ses limites tandis que la bêtise n'en a pas. Voir un être profondément bête, c'est très enrichissant et l'on a pas à le mépriser pour autant." Les Godelureaux, l'année suivante, ne rencontre pas plus de succès.

Il se lance alors dans la réalisation de films d'espionnage souvent parodiques et toujours plein d'humour. On retrouve Stephane Audran dans Le tigre aime la chaire fraîche (1964) ainsi que dans Marie-Chantal contre Docteur Kah (1965), une caricature de l'espionnite ambiante au temps de la guerre froide. Sans elle, il réalise Le tigre se parfume à la dynamite (1965) et La route de Corinthe (1967) où l'on retrouve Jean Seberg, l'inoubliable Américaine vivant à Paris, petite amie de Jean-Paul Belmondo dans le film de Jean-Luc Godard A bout de souffle(1959).

Il renoue avec le succès à partir de 1968 avec une série de films : Les Biches, La femme infidèle

La fureur de vivre film culte

La fureur de vivre

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Jeudi
8 avril 2004
à 20h

Programme
Soirée cinéma





Téléphone du local: 022/369 02 50



LA FUREUR DE VIVRE

L'histoire

Trois jeunes étudiants font connaissance dans un commissariat d'une ville américaine:
Jim (James Dean), nouveau venu à l'université et qui vit mal la tyrannie qu'exerce sa mère sur son père apathique,
Judy (Nathalie Wood), mal aimée par son père, et Platon (Sal Mineo), un adolescent délaissé par sa mère. Judy est la petite amie d'un chef de bande, Buzz, qui défie Jim dans une course de voitures sur une falaise se terminant par un précipice.
Le gagnant sera celui qui sautera hors de la voiture le plus tard possible.
Après la mort de Buzz, resté coincé par la portière, trois membres de sa bande traquent Jim, persuadés que c'est lui qui les a dénoncés à la police.
Jim et Judy, rejoints par Platon, se réfugient dans une propriété abandonnée et, tandis qu'ils découvrent leur amour, Platon est assailli par les trois voyous. L'adolescent blesse l'un d'eux et s'enfuit vers le planétarium de l'université, un revolver dans la main. Il y sera abattu par la police, malgré l'intervention de Jim.


La Fureur de vivre (titre original: Rebel Without a Cause) brosse le portrait de la jeunesse américaine des classes moyennes, dans les années 1950.
Magnifique drame humain, le film évoque à la fois la solitude de l'adolescence et la difficulté de communication avec les adultes, les prémices des amours et la violence de jeunes paumés en quête d'une raison de vivre.
Dans son rôle d'adolescent sensible et incompris, mal dans sa peau et angoissé, James Dean créa le mythe qui le poursuivit jusque dans la mort. À la suite de ce film, des dizaines de milliers de jeunes Américains firent de l'acteur le symbole de leur génération.

Très inspiré, le réalisateur offre ici quelques scènes magnifiques, souvent crépusculaires ou nocturnes, dont la fameuse course en voiture et la séquence du planétarium, d'une poésie extraordinaire.
Le lyrisme désenchanté de Nicholas Ray trouve des accents tragiques pour peindre cet homme fragile, thème récurrent de l'auteur des Indomptables et d'Amère Victoire.



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Année: 1955
Durée: 1h 46mn
Genre: Dramatique
Réalisé par: Nicholas Ray
Scenariste: Stewart Stern
Photographe: Ernest Haller
Décors: William Wallace
Musique: Leonard Rosenman
Montage: William Ziegler
En vedette: James Dean .... Jim Stark
Natalie Wood .... Judy
Sal Mineo .... John 'Plato' Crawford
Jim Backus .... Frank Stark
Ann Doran .... Mrs. Stark
Corey Allen .... Buzz Gunderson
William Hopper .... Judy's Father
Rochelle Hudson .... Judy's Mother
Dennis Hopper .... Goon




27/01/2005

MARIANNE DE MA JEUNESSE

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Marianne de ma jeunesse Fiche N°15823



Année : 1955 Origine : France
Durée : 1h45 Support : Noir et Blanc
Genre : Drame Romantique



Réalisateur : Julien Duvivier
Scénario : d'après le roman de Marthe Poncin
Directeur de la Photo : Léonce-Henri Burel
Décors : Jacques Krauss
Costumes :
Montage :
Son : Antoine Archimbaud, Maurice Laroche
Musique : Jacques Ibert
Production : Film Allfrane, Filmsonor Regina Royal
Produit par : Ralph Baum
Distribution :



L'Histoire : Dans les années 50, en Allemagne. Un adolescent découvre l'amour sous les traits d'une jeune fille séquestrée dans un château.



La petite Histoire : Julien Duvivier réalisera aussi une version allemande la même année sous le titre "Marianne, meine Jugendliebe".



Les Acteurs

Marianne Hold (Marianne) Pierre Vaneck (Vincent)
Gil Vidal (Manfred) Jean Galland (Le capitaine)
Jean Yonnel (Le chevalier) Jacques de Féraudy (Dieu le Père)
Michel Ande (Petit Félix) Serge Delmas (Toby)
Adi Berber (Le valet) Claude Aragon (Jan)
Friedrich Domin (Le professeur) Gérard Fallex (Alexis)
Isabelle Pis (Lise) J. F. Bailly et Horst Buchholz (photo ci-dessous)
Michel Verhoeven

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Mise à jour le : 27/01/2005