Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/08/2011

La règle d’Or : un marché de dupes, comme toujours avec Sarkozy

La règle d’Or : un marché de dupes, comme toujours avec Sarkozy

Je viens de lire un texte qui me semble mériter une grande diffusion afin d'informer le maximum de nos compatriotes des grandes manoeuvres de Sarkozy et Fillon au sujet de la "fameuse règle d'Or "

 

texte de Will Mael Nyamat (nouvel observateur .fr)

 

C’est bien connu ! Le président Nicolas Sarkozy prend tous ses interlocuteurs pour des demeurés et les Français sont devenus, depuis 2002, les premières victimes de ce passe temps présidentiel.

 

66938426.jpg

À l’approche de mai 2012, ne pouvant plus exploiter les ficelles trop grosses de l’immigration et de l’insécurité, le président de "son" pouvoir d’achat vient d’inventer un nouveau gadget pour imbéciles heureux : La Règle d’or. Cette "nouvelle" règle budgétaire du président des déficits (33,6 milliards d’euros cumulés sur l’année 2011, contre 29,8 milliards d'euros en mars 2010) limiterait à 2% de la richesse nationale l’endettement possible de la France.

 

Mais c’est bien connu : tout ce qui brille n’est pas de l’OR, et venant du président bling bling (expression dérivée de l’argot américain et signifiant en réalité "toc", objets métalliques sans valeurs réelles), il serait naïf de ne pas voir venir le coup. Ce qui est présenté par notre président prestidigitateur (magicien de cabaret à ses heures perdues) comme une nouveauté, existe déjà en réalité : et cela s’appelle le pacte de stabilité, adopté par la France et l’ensemble des pays de l’union européenne lors de la mise en place de la monnaie unique.

 

Manœuvre

 

En effet, le traité de Maastricht adopté par notre pays inclut déjà une limitation des déficits publics à 3% du PIB. Lorsqu’on voit aujourd’hui la situation de la Grèce, ou encore la situation déficitaire de notre propre pays, on a du mal à imaginer pour quelles raisons les Etats membres et la France en particulier respecteraient une obligation même constitutionnelle de limitation des déficits alors que le président qui tente d’introduire cette règle dans notre loi fondamentale a été infichu de la respecter lui-même alors qu’un traité international (en l’occurrence un texte communautaire supérieur à la loi nationale selon la hiérarchie des normes) le lui impose déjà…

 

Il faut en réalité voir dans cette nouvelle manœuvre de Sarkozy un tour de passe-passe électoraliste comme il en a le secret. En feignant d’imposer à la France, et par ricochet à un éventuel gouvernement de gauche (il doit sentir sa fin proche) une prétendue rigueur budgétaire qu’il n’a pas lui-même respecté (record des déficits en moins de 4 ans pour des dépenses inutiles tels que l’avion présidentiel ou encore l’augmentation de son propre salaire entre autres,) le président de la République tente de surfer sur le mythe selon lequel, la gauche dépenserait plus que la droite, qu’elle augmenterait plus les impôts pour ceux qui travaillent et favoriserait l’assistanat.

 

"Bamboula budgétaire"

 

En résumé, "Regardez, je limite désormais les déficits (après les avoir creusés). Votez pour moi car sinon, avec la gauche ce sera la bamboula budgétaire".

 

À y regarder de plus près, que constate t-on ? Sous l’ère Sarkozy, les classes moyennes et les classes populaires qui ont voté massivement pour le candidat Sarkozy ont été les cocus de son épopée présidentielle. On remarquera sans mauvaise foi aucune… que ces catégories sociales n’ont pas été invitées au Fouquet's… Tout un symbole. Sans doute qu’il n’y avait pas assez de place pour tout ce monde… Au final : augmentation des impôts des catégories sociales citées au paragraphe précédent alors que les impôts des TRÈS TRÈS riches ont fondus comme neige au soleil.

 

À titre d’exemple, Liliane Betancourt, pour ne citer qu’elle, ne paye que 8% d’impôts par an. Pour info, son revenu s’élève à 500€/seconde. Inutile de régler votre écran d’ordinateur, vous avez bien lu. Inscrire dans la constitution un principe qui, déjà inscrit dans un traité international et jamais respecté, en plus d’être un "foutage de gueule" de la part du Président, reviendrait également à vider de sa substance l’existence même de la constitution comme norme de droit supérieur inviolable. En effet, ces règles de limitation budgétaires limitant fortement la souveraineté des États, effaçant la puissance publique derrière celle des marchés, la France, à la première difficulté, devra modifier sa constitution à nouveau. Au final, notre loi fondamentale n’aura plus la force que nous sommes censés lui avoir été conférée. Une seule certitude, les citoyens avisés que nous sommes ne se laisseront pas duper.

 

Reste à savoir si les candidats à la primaire socialiste sauront trouver les mots et le charisme nécessaire pour faire comprendre aux Français que ce type tente à nouveau de se moquer d’eux !

Commentaires

Je pense voter soit Martine Aubry soit François Hollande aux primaires socialistes. Selon moi François Hollande est le mieux placé face à Sarkozy j'en reviens à votre dernière phrase et je partage votre inquiétude. Le candidat socialiste de 2012 sera-t-il capable de relever le défit face à certaines malhonnêtetés financières vis-à-vis du peuple. Dans l'affaire Woerth-Bettancourt il y a comme dans l'affaire Tapie un manque de transparence et c'est le contribuable smicard citoyen lambda qui trinque. Injuste. En tout cas il y a beau y avoir des manifs c'est légitime mais accessoire. Certains manifestent mais ne vont pas voter ça n'a aucun sens et c'est une dérive extrêmiste d'une partie de l'anti-sarkozysme primaire que je combats tout autant que le sarkozysme suprême. L'anti-sarkozysme primaire fait le jeu du sarkozysme suprême avec en haut de la pyramide l'extrême droite via la Marine Le Pen qui s'en frotte les mains malheureusement! J'espère néanmoins que la vraie rupture en 2012 avec un gouvernement socialiste au pouvoir avec soit Martine Aubry ou François Hollande en chef de l'Etat.

Écrit par : Aurel | 27/08/2011

Les commentaires sont fermés.