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11/11/2009

Devant le mur de Berlin

Les écrits restent.......

 

Si la mémoire d'Alain Juppé ou celle de Nicolas Sarkozy et celle de François Fillon en même temps que celle de Jean Jacques De peretti sont défaillantes  les écrits restent ......

9 novembre 2009

Cher Alain, je fais partie des heureux lecteurs et acheteurs de votre mémorable livre: La tentation de Venise. Aussi quelle ne fut pas ma surprise ce matin d’apprendre que vous aviez quelque mal à vous souvenir de votre déplacement à Berlin en novembre 1989. Déplacement qui prend soudain de l’importance puisque Nicolas Sarkozy prétend y être allé avec vous dès le 9 novembre. Alain, vous souvenez-vous ? Le 9 vraiment ?

Cher Maître, reportez-vous donc à ce que vous avez écrit (il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que moi qui m’y colle) page 45 de votre “Tentation”. (Vous vous souvenez d’avoir écrit ce livre, mais si, chez Grasset, en 1993… Je peux vous l’envoyer au cas-où, il ne me manquera pas. Vous verrez, ce n’est pas passsionnant mais c’est pas mal écrit…)

“Jeudi 16 novembre.
Berlin. 20 Heures. Porte de Brandebourg, côté Ouest. Une petite foule dans le froid sec. Les caméras de télévision du monde entier sont en batterie. Elles attendent la chute du mur, annoncée depuis le 9 novembre dernier. Une barrière métallique, toute symbolique, maintient les badauds à distance. La police nous laisse franchir la barrière et nous allons, Alain Madelin et moi, toucher le mur, presque religieusement. Le grain du béton sous les doigts est lisse. Il est entièrement recouvert de graffitis colorés. Nous mettons la main dans les premières brèches. Au retour, en deçà de la barrière, quelques jeunes Allemands, quelques Français aussi qui nous ont reconnus, viennent à notre rencontre, avec de grands sourires.
Checkpoint Charlie, il est 22 heures. Peu de monde. Les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Un vopo nous fait signe qu’il est interdit de photographier. Nous persévérons. Il se détourne pour ne pas voir. Inimaginable en mai dernier, quand j’avais franchi la ligne au même endroit, dans un véhicule militaire, toutes vitres fermées.”

C’est beau, on s’y croirait mais, cher Alain, c’était le 16 et non le 9,

Les écrits restent…

Extrait du blog de Libération : Alain Auffray

Mur de Berlin: Sarko refait l'histoire

Sarko Sympa, la page Facebook de Sarkozy. Vous avez vu?

Le président nous raconte son 9 novembre 89, en toute simplicité.  Photo nocturne à l'appui. Marteau en main, il y était,  Sarko, à Berlin.  L'homme qui s'apprête à faire l'Histoire ne pouvait rater ce moment historique. Epatant!

Le problème c'est que l'histoire qu'on nous raconte ne tient pas debout:

"Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé ...pour participer à l’événement qui se profile"

Le matin du  9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin -  ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n'ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu'à partir de 20h. Et ce n'est qu'après 23 heures que les Berlinois de l'Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière  est-allemands finirent par lever la barrière. Parole de témoin: jamais "l'événement" ne s'est "profilé".

Dans un excès de zèle, le conseiller élyséen chargé du blog présidentiel aura bricolé un récit censé démontrer que le chef de l'Etat, à l'époque secrétaire général adjoint du RPR, était à Berlin le jour J. Pour rendre la chose possible,  il invente des informations semblant "annoncer du changement".

Et pour faire bonne mesure, il ajoute cette scène totalement fantaisiste:

Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur"

A aucun moment l'annonce d'une "ouverture probable" n'a provoqué le moindre rassemblement à l'Ouest. La foule était massée à l'Est. Et beaucoup plus au Nord, dans le quartier de Prenzlauer Berg. Les Berlinois de l'Ouest n'ont commencé à s'attaquer au mur que le lendemain 10 novembre. Ils ont été rejoints par des visiteurs venus du monde entier. Parmi lesquels,  Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Mais alors, s'il n'était pas à Berlin, où donc se trouvait le futur président de la république ce fameux  9 novembre 1989?

Nous avons une petite idée: ce  9 novembre, comme tous les 9 novembre, Nicolas Sarkozy commémorait à Colombey-les-deux-églises le 19e anniversaire de la mort du Général de Gaulle. Ce n'est qu'une hypothèse.

Les blogueurs pressés de l'Elysée auront sans doute à coeur de vérifier.

 

 

08:27 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonjour
j'aime beaucoup cette "mise au point"...
content de vous relire un peu
cordialement.
rony

Écrit par : rony | 05/12/2009

Les commentaires sont fermés.