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13/04/2008

Manifestation dans les grandes villes contre les franchises médicales

A l'appel du Collectif national contre les franchises médicales, un organisme réunissant près de soixante-dix associations, dont des syndicats de médecins, et de Bruno-Pascal Chevalier, un malade du sida qui refuse les soins depuis sept mois en signe de protestation, plusieurs rassemblements contre ce dispositif médical, en vigueur depuis le début de l'année, ont eu lieu, samedi 12 avril, dans plusieurs villes de France.

 

Suivant les consignes des organisateurs, les manifestants, dont le nombre a cependant été moins important que prévu, ont déposé des boîtes de médicaments vides devant les préfectures et le ministère de la santé à Paris. Dans la capitale, quelques centaines de personnes se sont rassemblés autour d'une pile de médicaments vides devant le siège du ministère, avec une banderole frappée de la phrase : "oui à la santé, non aux franchises médicales".
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A Toulouse, ils étaient une quarantaine sur la place du Capitole, en compagnie du nouveau maire de la ville, le socialiste Pierre Cohen. A Strasbourg, entre 60 et 80 personnes ont également déposé des boîtes de médicaments devant la préfecture et à Lorient, près de 200 personnes étaient présentes, selon un collectif départemental.

Bruno-Pascal Chevalier, qui affirme avoir reçu 170 000 signatures de soutien, a participé à l'organisation de cette mobilisation car il estime que depuis leur mise en place, les franchises médicales "font chaque jour la preuve qu'elles sont un obstacle dans le parcours de soins des malades, des personnes âgées, des personnes à faibles revenus" .

Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer de leur poche cinquante centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire dans une limite de 50 euros par an afin de financer, selon le gouvernement, la lutte contre la maladie d'Alzheimer et le cancer. Ces franchises s'ajoutent au forfait d'un euro perçu par la sécu sur chaque consultation ou acte médical, également plafonné à 50 euros par an et par patient.

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