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24/11/2007
UIMM: Sarkozy savait depuis 2004
Lors des universités d'Eté du MEDEF , dans son intervention Nicolas Sarkozy avançait la proposition de dépénaliser le droit des affaires et notamment l'abus de biens sociaux ou avec tout au moins la prescription pour ce délit .
Dans le mêm temps Rachida Dati présentait au parlement une loi particulièrement sévère avec des peines planchers pour les récidivistes . Nous avons déjà vu l'aberration de ces peines planchers où pour une infraction mineures , des jeunes étaient condamnés à de lourdes peines de prison ferme .
Parallèlement , nous apprenons la particulière bienveillance de Nicolas Sarkozy vis à vis de ses ministres .On peut citer André Santini mis en examen , Bernard Laporte qui bénéficie de la part du ministère des finances de la non transmission à la justice d'une instruction pour fraude fiscale .
On peut également rappeler que le Parquet s'est saisi lui même d'une plainte afin que l'instruction ne soit pas confiée à un juge afin de protéger le même bernard Laporte .
Aujourd'hui , nous apprenons que Notre président de la République , alors ministre des finances avait mis en sommeil l' affaire concernant Denis Gautier Sauvagnac !
Le cabinet de Nicolas Sarkozy a été informé en 2004, quand il était ministre des Finances, de retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM, et il n’a rien fait. C’est une bombe lancée par l'hebdomadaire «Marianne» dans son édition à paraître samedi.
Ces retraits, d'un montant de plusieurs millions d'euros, font l'objet d'une enquête de la brigade financière conduite sous l'autorité du parquet de Paris, saisi fin septembre.
Dès le printemps 2004
«Marianne» retrace la chronologie de l’affaire: la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, est saisie dès le printemps 2004 par BNP Paribas d'importants retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'organisation, l'UIMM (patronat de la métallurgie), principale fédération du Medef.
Ces retraits à BNP Paribas se montaient, selon «Marianne», à 700.000 euros en 2000, 900.000 euros en 2001, 700.000 euros en 2002, 600.000 euros en 2003 et 300.000 euros de janvier à mai 2004.
«En attente»
En juin 2004, le directeur adjoint de Tracfin, Jean-Marc Maury, en informe une première fois le cabinet du ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Nicolas Sarkozy, son autorité de tutelle.
En septembre de la même année, une note de Tracfin mentionnant que Denis Gautier-Sauvagnac poursuit les retraits en liquide est adressée au ministère dans l'attente d'un feu vert pour sa transmission à la justice.
D'après «Marianne», Tracfin ne reçoit alors «aucune directive autorisant la saisie de la justice» et le cabinet de Nicolas Sarkozy lui demande de mettre le dossier «en attente».
Contacté par l'AFP, l'Elysée n'avait pas réagi vendredi à la mi-journée.
Nommé ministre des Finances en 2005 après un court intérim d'Hervé Gaymard, Thierry Breton «donne au patron de Tracfin la même consigne que Nicolas Sarkozy», affirme «Marianne».
«Tout le monde savait»
D'après l'hebdomadaire, c'est en septembre 2007, soit trois ans plus tard, que le ministère des Finances donne, «avec l'accord de l'Elysée» et donc de Nicolas Sarkozy, son feu vert à Tracfin pour transmettre le dossier à la justice.
Denis Gautier-Savagnac devrait être entendu à la brigade financière au début de la semaine prochaine. Dans «Le Parisien», un ancien chauffeur de l’UIMM affirme que «tout le monde savait que les espèces circulaient en grand nombre.»
D'après AFP
17:15 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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