28/05/2007

Franchises sur les soins :61% des Français sont contre

Selon un sondage CSA, seuls 34% des sondés approuvent la création par le gouvernement de nouvelles franchises non remboursables, annoncées par la ministre Roselyne Bachelot pour 2008 afin de réduire le déficit de l'assurance maladie.

df711f15a6a74767ff2201543b610cb8.jpgSelon un sondage CSA publié par le Parisien lundi 28 mai, 61% des Français estiment que l'instauration de franchises non remboursables sur les soins de santé, prévue par le gouvernement pour réduire le déficit de l'assurance maladie, serait "plutôt une mauvaise chose".
34% des Français estiment que cette proposition est "plutôt une bonne chose", et 5% ne se prononcent pas sur la question, selon le sondage.
Les insatisfaits sont plus nombreux chez les employés (65%), les ouvriers, chômeurs (69%) et les professions intermédiaires (72%) que chez les cadres et professions libérales (55%).

Quatre franchises nouvelles

Deux types de franchises existent déjà, celle de 1 euro, appliquée depuis début 2005 sur toute consultation médicale ou acte de laboratoire, et le forfait de 18 euros sur les actes chirurgicaux.
Durant la campagne, Nicolas Sarkozy a annoncé quatre franchises nouvelles, sur les médicaments, les prises de sang, les consultations médicales et l'hôpital.
Dimanche, la nouvelle ministre de la Santé Roselyne Bachelot a souligné qu'elles seraient inscrites dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, présenté en septembre par le gouvernement. Elle a évoqué un montant de 10 euros par franchise et "par foyer" tout en assurant que des "garde-fous" seraient mis en place pour permettre l'accès aux soins des plus défavorisés.

Les réserves de Martin Hirsch

"Nous allons travailler ensemble (avec Martin Hirsch) pour mettre en place des garde-fous, pour prendre toutes les précautions qui s'imposent", a dit Roselyne Bachelot après les critiques émises par son collègue, le nouveau Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, selon lequel l'instauration de franchises n'est "pas une bonne mesure".
"Il ne faut pas envisager ces franchises sous l'angle d'un rationnement des soins mais sous celui d'une responsabilisation des patients", a dit Roselyne Bachelot.
- Sondage réalisé les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon représentatif de 952 personnes constitué selon la méthode des quotas

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