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24/11/2006

FUSION GDF SUEZ :UNE CERTAINE CONCEPTION DU DIALOGUE SOCIAL!

LA FUSION GDF SUEZ ENCORE UN DOSSIER QUI DEMONTRE UNE CERTAINE IMPROVISATION DU GOUVERNEMENT!

medium_devil.2.jpgDepuis l'annonce par Dominique de Villepin de cette fusion qui était présentée comme primordiale pour la nation , les décideurs n'ont pas été capables de respecter les procédures de consultation des instances représentatives .

le grand paradoxe  repose sur l'effet d'annonce du gouvernement et du Président Chirac  " Le dialogue Social serait désormais une priorité " .

Encore une fois , nous pouvons remarquer que la conception du dialogue social pour la droite est assez curieuse !

A la une : GDF tente de sauver la fusion avec Suez

Gaz de France tente de mettre au point un nouveau calendrier pour sauver la fusion avec Suez après le report par la justice de ce mariage très controversé, un contretemps qui fragilise aussi le président du gazier public Jean-François Cirelli.

Les deux groupes restaient silencieux jeudi, se bornant à déclarer qu'ils travaillaient pour aboutir d'ici février, comme le promet M. Cirelli dans un entretien accordé aux Echos.

Malgré cet optimisme affiché, l'opération reste aléatoire, en raison de la proximité de l'élection présidentielle mais aussi des séquelles que pourrait laisser ce revers dans les relations déjà tendues entre les deux groupes.

"La fusion de Suez et GDF semble maintenant incertaine", estimait encore jeudi matin la Deutsche Bank dans une note.

Les syndicats ont salué unanimement une "victoire éclatante".

La direction de GDF, à qui la justice a reproché un manque d'information des représentants du personnel, a programmé une rencontre dès vendredi avec le comité d'entreprise européen (CEE) et le cabinet d'expertise mandaté par les syndicats, afin de "convenir des modalités" de l'expertise sur l'impact social de la fusion.

D'autre part, selon une source proche du dossier, les deux groupes n'auraient pas à fournir leurs comptes annuels 2006 lors des assemblées générales chargées de valider la fusion, mais seulement des comptes intermédiaires du 3e trimestre 2006.

Ces assemblées générales d'actionnaires pourraient ainsi se tenir en février et non en mars ou avril, encore plus près de l'échéance présidentielle.

Il reste que M. Cirelli sort fragilisé de ce nouveau rebondissement. Mercredi, tout au long de la journée, le gouvernement lui a imputé la responsabilité du retard, l'accusant à mots couverts de légèreté dans la conduite des consultations des instances représentatives du personnel.

"Le gouvernement attend de GDF et de son président Jean-François Cirelli qu'ils soumettent sans délai à ses instances de gouvernance le calendrier", a asséné son porte-parole Jean-François Copé.

Pire, une source proche de Thierry Breton, citée dans le Figaro de jeudi, affirmait que "le management de GDF avait commis une erreur de gestion majeure et qu'il faudrait en tirer les conséquences".

Toutefois, un départ de M. Cirelli semble inenvisageable car il reviendrait sans nul doute à enterrer pour de bon le projet, ce qui constituerait un cuisant échec pour le gouvernement, très impliqué dans ce projet depuis son lancement par le Premier ministre Dominique de Villepin fin février à Matignon.

Suez n'a pas été tendre non plus avec son futur partenaire, affirmant sèchement que son conseil d'administration "attend les propositions que fera Gaz de France".

Le PDG du groupe privé, Gérard Mestrallet, est resté totalement silencieux mercredi, alors que le 16 octobre, lorsque les tensions étaient fortes entre les deux groupes à propos de la répartition des postes de direction, MM. Mestrallet et Cirelli avaient affiché leur unité dans une interview commune à La Tribune.

Le retard est d'autant plus dommageable pour les deux groupes qu'ils étaient pratiquement parvenus à un accord sur les derniers éléments pendants, le nom du futur groupe mais surtout la parité de fusion.

"Le traité de fusion est quasiment prêt", souligne d'ailleurs M. Cirelli dans Les Echos. Mais une partie du travail accompli sera caduque dans deux mois puisqu'il faudra sans doute renégocier le montant du dividende exceptionnel qui devra être versé aux actionnaires de Suez.

Commentaires

Votre note ci-dessus est incroyable.
Vous me reprochez souvent de ne pas savoir de quoi je parle, je vous retourne le compliment.
La fusion est retardée, mais c'est le problème de Cirelli et de la direction de GDF. Que vient faire le gouvernement la-dedans ? Il est actionnaire certes mais ce sont les dirigeants qui négocient, pas les actionnaires...
2 entreprises veulent fusionner, que vient faire la-dedans le gouvernement et l'Etat ? Mystère insondable de la pensée de gauche qui tente d'expliquer le monde d'aujourd'hui avec un logiciel qui date des années 70.
Votre détestation vous fait dire n'importe quoi.
Et si la fusion ne se fait pas, vous jeterez un voile pudique sur la situation des salariés de Suez qui se feront manger tout crû par quelque Gazprom ou autres. D'ailleurs, les salariés de Suez sont pour la fusion bien sûr. Mais peu importe, n'est-ce pas, ce ne sont pas des fonctionnaires. Il ne méritent pas de considérations.
Seul compte le combat politique d'arrière-garde.
Et puis ce n'était pas la peine de consulter les fonctionnaires de GDF, comme tous leurs collègues fonctionnaires, ils sont systématiquement contre tout.

Ecrit par : politic_delux | 24/11/2006

Vous n'êtes pas sans savoir comment se prépare toutes grandes décisions qui concernent une entreprise nationalisée avec des multiples réunions entre représentant de l'état , du ministre concerné et des dirigeants ......
ce que vous reprochez àGDf , c'est une responsabilité partagée par le pouvoir de tutelle et GDf .....
Vous en avez conscience mais vous ne voulez pas le reconnaître , c'est ça être partisan ......

Ecrit par : jean noel | 24/11/2006

toujours à l'attention de mon cher politic de luxe...... La reprise de l'article de presse en italique met également en cause le gouvernement et surtout que le retard ou l'échec sera en tout état de cause imputable à qui vous savez.....

Ecrit par : jean Noël | 24/11/2006

La vérité c'est que la direction de GDF a fait une connerie. C'est Cirrelli, par sa fonction, qui en est responsable.
Point.
Bien sûr que le gouvernement est impliqué dans ces discussions, il est le premier actionnaire ! Mais comme actionnaire.
Je remarque que vous ne répondez pas sur le fond de mes remarques. Cela ne m'étonne pas.

Ecrit par : politic_delux | 24/11/2006

Sur le fond , je n'ai rien à dire de plus , De villepin a voulu faire un coup et faire à la hâte , un cadeau à ses amis de suez ............. etc c'est peut être de la mauvaise foi mais j'assume ....... parce que c'est une réalité !

Ecrit par : jean Noël | 24/11/2006

Ses amis de Suez ?... Lesquels ? Si vous avez des infos sensationnelles, que vous êtes bien le seul à connaitre, n'hésitez pas... Eclairez-nous, pauvres ignorants.
Le refrain sur les amis actionnaires... Même vous l'argument vous gêne et vous prenez les devant en parlant de mauvaise foi.
C'est Suez, pour ce protéger d'ENEL qui est venu chercher Gdf. Pas l'inverse. Et comme c'est un projet qui avait du sens, l'Etat-actionnaire a donné son accord.
Vraiment, je ne comprends même pas quel peut-être la discussion là-dessus.

Ecrit par : politic_delux | 24/11/2006

Vous n'avez jamais entendu parler d'un grand personnage du RPR ami personnel de J.Chirac et de D. de Villepin qui a été PDG.
L'enthousiasme pour cette opétation était bien connu chez l'UMP et il a fallu tout l'été pour convaincre Sarkozy et l'UMP......(T.Breton a ramé pendant plusieurs mois)
ça aussi c'est de la mauvaise foi!

Ecrit par : jean Noël | 24/11/2006

Apparement vous voulez parler de jérôme Monod. Et alors ?
Sarkozy a été long à convaincre parcequ'il s'avait d'avance ( certaines attitudes sont facilement anticipables... ) qu'on allait lui resservir sa "promesse" que l'Etat ne descendrait pas en-dessous des 70% de GDF.
Comme si les promesses de ce genre étaient valables ad vitam aeternam et ne devaient pas s'effacer devant des opérations qui ont un vrai sens industriels.
D'ailleurs c'était l'avis de Fabius et de Dsk avant qu'ils ne deviennent trostkistes : ouvrir le capital d'Edf.
Et Hollande nous dit qu'il y a dautres priorités que de renationaliser Edf...
A part quelques syndicalistes préhistoriques et des gauchistes pathétiques, personne ne pense encore que ce soit le rôle de l'Etat de vendre du pétrole, du gaz ou de l'électricité.
En disant vouloir sauvegarder le "service public" alors qu'il ne s'agit que de vouloir protéger ses avantages exorbitants.

De plus si ces privatisations n'avaient qu'un intérêt ce serait de mettre un terme au pillage d'Edf par la Cgt, par l'intermédiaire du CE ( une instruction est en cours d'ailleurs sur ce sujet ).

Ecrit par : politic_delux | 24/11/2006

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