21/06/2006

QUEL EST LE BILAN DU PLAN CANCER DE JACQUES CHIRAC?

A GRAND RENFORT DE PUBLICITE ET AVEC LA COMPLAISANCE DES MEDIAS ON NOUS A VANTE LE PLAN DE LUTTE CONTRE LE CANCER DE JACQUES CHIRAC!

medium_jic59_article_JIC5920P_03_0002.jpgAujourd'hui , pourrait- on faire le bilan?  Ou sont les avancées de la lutte contre cette maladie ? Les progrès de prise en charge des malades? les progrès en équipement de dépistage et diagnostic ?

Par contre nous savons que le plan sécurité sociale se propose de mettre des limites à la prise en charge à 100% en ALD!

Le rapport publié sur la gestion de l'Institut créé par Jacques Chirac pour en faire la vitrine visible de son action en ce domaine  démontre que le bilan est négatif pour ne pas dire scandaleux !

Extrait d'un anrticle du Monde sur l'Institut national du Cancer.

Depuis trois mois, l'institut vit en apnée, dans une atmosphère de fin de règne. L'Institut national du cancer (INCa) attendait en serrant les dents le rapport du Contrôle général économique et financier, qui devait être remis au gouvernement le 30 juin. Le Parisien en a publié l'essentiel, mardi 20 juin : il est accablant, et tombe au plus mal pour Jacques Chirac, qui pour son dernier 14-Juillet, rêvait d'un solide bilan dans la lutte contre le cancer, l'un des trois chantiers du quinquennat

 

"L'organisation des instances et surtout leur conduite comme l'animation des équipes n'ont pas été à la hauteur des enjeux et des difficultés de la lutte contre le cancer", tranchent les contrôleurs de Bercy. Ils regrettent "les recrutements marqués par des liens de parentés", souhaitent "renouveler la gouvernance", s'inquiètent des rémunérations des dirigeants, de la gestion des marchés et estiment cruellement que l'INCa "n'assume pas son rôle de proximité avec les patients". Terrible constat pour le professeur David Khayat, le charismatique cancérologue de la Pitié-Salpêtrière et président depuis un an de l'INCa. Il a indiqué au Parisien qu'il quitterait l'institut au plus tard le 24 novembre, ayant toujours dit qu'il partirait au bout de dix-huit mois.

 medium_images.12.jpg

L'INCa, qui doit s'installer sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est une énorme machine : 90 millions d'euros de budget, dont 45 à distribuer en crédits de recherche, 185 personnes, et une onction présidentielle qui a jusqu'ici permis de s'affranchir des obstacles et des intermédiaires. Les ennuis sont arrivés le 3 mars dans un courriel anonyme d'une certaine "Noëlle", assez remontée. Elle y dénonçait, entre autres, "le train de vie" de l'institut, "le règne des copains", c'est-à-dire le recrutement d'au moins huit personnes proches de la direction. Une autre lettre anonyme, qui visait cette fois la directrice générale, a été envoyée début juin à l'Elysée directement     L’institut vit sur un grand train. L'ancien directeur général avait un traitement annuel de 180 000 euros. Son successeur, Christine Welty, gagne moins, mais quand même 23 % de plus que lorsqu'elle était directrice d'hôpital, et a de surcroît gardé son logement de fonction à la Pitié-Salpêtrière David Khayat, lui, est bénévole. Il a expliqué que sa rémunération était assurée par son poste de professeur et de chef de service d'oncologie - sa consultation en libéral revient, il est vrai, à 500 euros. S'il se ravisait, une "indemnité" de 120 000 euros a cependant été provisionnée pour lui en 2006. Le budget de la présidence n'est d'ailleurs pas inconfortable : 510 000 euros, dont 238 000 pour payer - assez largement - les deux secrétaires à sa disposition, 30 000 euros de colloques et de séminaires, 150 000 de frais de mission, 6 500 de "collations", 25 700 de frais de bureau et 10 000 de téléphone... En matière immobilière aussi, l'INCa a vu large. L'institut a passé près d'une année dans le 15e arrondissement de Paris, puis a déménagé à Boulogne-Billancourt. Le bail du 15e a été signé pour quatre ans : l'INCa n'y est plus, mais paye toujours 300 000 euros par trimestre  On s'interroge sur le niveau de certaines dépenses en 2005 qui, "sans être totalement injustifiées", lui "sembleraient pouvoir faire l'objet d'une gestion plus stricte". Notamment les frais d'entretien et de réparation des locaux (1 million d'euros), les frais de déplacements, de missions et de réception (1,04 million d'euros), dont 453 000 euros de frais de réception et 237 000 de voyages. Le député s'étonne aussi des achats de mobilier (880 000 euros, soit 4 400 euros par agent) : il a fallu acheter deux fois les bureaux, les premiers n'auraient pas supporté le déménagement, selon la direction. Ces sommes semblent "quelque peu excessives" au député, d'autant que l'INCa ayant commencé à fonctionner au premier semestre 2005, ces dépenses ne couvrent qu'une période de six mois. M. Bapt est d'autant plus inquiet que des sommes conséquentes sont provisionnées dans le budget 2006 pour la présidence, le magazine bimestriel (710 000 euros), les conférences de presse (123 000 euros), les colloques (257 000 euros), l'informatique (1,5 million d'euros). Il note que, pour débaucher des scientifiques d'autres organismes, l'INCa "a pu proposer des salaires entre 10 % et 30 % supérieurs", et que six personnes embauchées "appartiennent effectivement à la famille de certains directeurs". La directrice générale de l'Institut a répondu, le 2 mai, par une note de 11 pages qui conteste à peu près tous les points soulevés. Les proches des directeurs embauchés sont quatre et non pas six, les salaires ne sont pas plus élevés qu'ailleurs, les dépenses de mobilier par personne ne seraient que de 1 860 euros, le calcul des frais de mission n'est pas le même. Quant aux prévisions budgétaires, la direction admet que le magazine sera finalement "sensiblement réduit dans ses ambitions", qu'il est "fort probable" que la somme dévolue aux conférences de presse "ne soit pas entièrement consommée" et que, pour l'informatique, "certains postes aient été surestimés".

Trois administrateurs de l'INCa, la Fédération hospitalière de France représentée par le député Claude Evin et le professeur Jean Faivre ; la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer avec le professeur Thomas Tursz, et la Ligue nationale contre le cancer avec le professeur Henri Pujol, avaient provoqué un conseil d'administration extraordinaire le 31 mars, où "les choses avaient été dites". Avec le rapport de Bercy, elles sont désormais prouvées

 

Commentaires

PETIT PAPA CHIRAC SUR :
http://petitpapachirac.blogspot.com/

Ecrit par : SERGE LAVIE | 26/06/2006

Écrire un commentaire