26/05/2006
GUY DRUT AMNISTIE POUR SERVICE RENDU A CHIRAC
GUY DRUT AMNISTIE PAR CHIRAC ? OUI POUR SERVICES RENDUS A CHIRAC !
Dés sa ré élection en 2002 , Chirac a fait voter une loi assez surprenante permettant d'amnistier pour service rendus à la France .
Il parait évident que cette loi était pleine d'arrières pensées ( peut-être pour Juppé si la premiere condamnation à 10 ans d'inéligibilité avait été confirmée par la Cour d'appel).
Aujourd'hui il est surprenant d'entendre le ministre de la Culture justifier cette amnistie de Guy Drut pour service rendu à la France et surtout lui permettre de défendre les intérêts de la France auprés du Comité International Olympique .
Il ne doit pas exister dans notre pays de sportifs médaillés olympique au renom international capable de représenter la France au CIO.
Il est légitime de se poser la question . Cette loi de 2002 va-t-elles'appliquer aux seuls amis de Chirac ?
Du Chili (article de libération)
Au Chili
La maxime de Michel Platini date de 1998 : «Jospin aime le sport, Chirac aime les sportifs.» Tellement qu'il les amnistie lorsqu'ils sont de ses amis... Quelle mouche a donc piqué le chef de l'Etat pour octroyer une telle largesse à l'un de ses fidèles au risque du scandale ? Depuis Santiago, au Chili, le Président, très tendu, a assumé vendredi soir sa décision : «Après un examen approfondi du dossier par la Chancellerie, le Garde des Sceaux m'a proposé d'amnistier Guy Drut. Je l'ai fait en fonction de la loi. Je l'ai fait pour garantir l'influence de la France au sein du CIO. Priver la France d'un siège et d'une compétence serait irresponsable alors que la loi prévoyait explicitement ce cas.» Une décision symptomatique : bunkerisé, le chef de l'Etat a décidé de s'asseoir une fois pour toutes sur les décisions de justice qui le touchent ou frappent ses amis.
Argumentaire. En entrant au CIO, l'ancien champion olympique du 110 mètres haies s'était engagé à se «conformer au code d'éthique et aux autres règles du CIO». Condamné, il avait été suspendu le 9 décembre de ses droits, prérogatives et fonctions de membre du CIO, jusqu'au 31 mai. L'amnistie pourrait lui permettre de retrouver son poste à Lausanne. Sinon, la France risquait de perdre l'un de ses trois sièges (avec ceux de Jean-Claude Killy et Henri Sérandour). Lors de la session annuelle du comité, une élection aurait en effet eu lieu pour départager toutes les candidatures de France et... d'ailleurs. Un argumentaire récité vendredi par le fidèle Jean-Louis Debré : «Il est important que la France soit représentée au comité. C'est l'intérêt de la France.» De là à claironner qu'avec Guy Drut Paris aurait obtenu les JO en 2012, il y a loin, car un membre du comité n'a pas le droit de voter pour la ville organisatrice des JO tant que son pays est en lice. Et pour ce qui est du lobbying, Guy Drut ne se serait pas privé (lire ci-dessous).
Si Chirac a volé à son secours, c'est aussi que ce sont de vrais amis de trente ans ! Leurs liens remontent à la victoire de Drut aux JO de Montréal. Le Premier ministre de l'époque voit alors tout l'intérêt qu'il a à s'entourer de sportifs de haut niveau pour incarner dynamisme et goût de l'effort.
Homme lige. En une dizaine d'années, Chirac fait de Drut un de ses hommes liges au sein du mouvement sportif français, puis au CIO. Dès 1986, l'ex-champion olympique est persuadé de décrocher le ministère de la Jeunesse et des Sports. Raté. Drut se contente d'initier Chirac au sport dans les jardins de Matignon. En vain. Au bout de trois séances, Chirac abandonne : «Le sport, c'est trop fatigant...» En 1993, le poste de ministre des Sports échappe à nouveau à Drut au profit de Michèle Alliot-Marie. Chiraquien pur et dur, Drut s'investit pour son mentor au fond du trou en rameutant tout ce que son carnet d'adresses compte de champions. Et décroche enfin le ministère tant attendu en 1995. A la réélection de Chirac en 2002, il est meurtri de ne pas le récupérer. Le voilà aujourd'hui consolé. Chirac lui devait bien ça. A onze mois de la fin de son mandat, son bon plaisir et celui des amis passe avant tout.
Communiqué de l'AFP
Le président Jacques Chirac a "décidé de prendre une mesure d'amnistie individuelle" en faveur de l'ancien champion olympique Guy Drut, condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis dans l'affaire des marchés publics de la région Ile-de-France, a-t-on appris auprès de l'Elysée.
Interrogé par l'AFP, suite à des informations de presse, notamment dans le journal L'Equipe, l'Elysée a confirmé avoir pris cette mesure "en application de la loi de 2002 qui le prévoit pour les personnes ayant rendu des services à la Nation, notamment dans le domaine sportif".
"Cela permettra à Guy Drut de pouvoir continuer à siéger au sein du Comité international olympique, ce qui est tout à fait essentiel pour la France et la défense de ses intérêts dans le domaine sportif", a-ton ajouté de même source.
A la suite de sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France en octobre 2005, le député UMP et ancien ministre des Sports avait été suspendu provisoirement de tous ses droits, prérogatives et fonctions attachés à sa qualité de membre du CIO le 9 décembre dernier par la commission exécutive de cet organisme.
Cette mesure de suspension, recommandée par la Commission d'éthique du CIO en application de la charte olympique, avait été prise à titre conservatoire pour 6 mois.
La commission d'éthique avait indiqué prolonger son enquête jusqu'au 31 mai 2006, "afin d'avoir connaissance de la suite réservée à la demande d'amnistie" déposée par Guy Drut auprès du président de la République.
A l'époque, l'ex-champion olympique du 110 m haies avait indiqué qu'il ne "doutait pas de l'issue de cette affaire". "Le positif est que dans mon cas il n'y a pas d'affaire de corruption ni de détournement. C'est une affaire purement privée et purement politique car il s'agit de recel d'abus de confiance", avait-il déclaré.
Guy Drut, 54 ans, avait été poursuivi pour un emploi fictif dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. Cette affaire, dans laquelle 47 prévenus avaient comparu, était la plus grosse affaire de financement illicite des partis politiques.
Guy Drut avait renoncé à interjeter appel de sa condamnation mais avait formulé une demande d'amnistie auprès du président de la République.
23:25 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Trackbacks
Vous reprendrez bien une banane !?
Hallucinant. On savait Jacques Chirac au-dessus des lois, on sait maintenant que ses amis aussi. La clique de gangsters qui nous gouverne n'a même plus honte de sa corruption, ne se cache plus pour piétiner la justice et la République.
Trackback par : Ne plus subir les medias, être les médias | 01/06/2006
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