21/05/2006
SE SOUVENIR QUE LE GAULLISME S'EST APPUYE SUR LE SAC
QUI AUJOURD'HUI SE SOUVIENT DU SAC ?
Dés 1958 , le gaullisme s'est appuyé sur le SAC , en premier lieu pour l'arrivée de DE GAULLE au pouvoir , ensuite pour se débarrasser du FLN en France , de neutraliser l'OAS et de recruter ses membres au service des coups tordus .
En 1968 , le SAC a permis à la droite dure de survivre et de poursuivre les militants d'extrême gauche.
Mai 1981 , le SAC a pour objectif de faire disparaitre au plus vite la gauche au pouvoir .
La tuerie auriol est représentative des méthodes du SAC sous la conduite d'un éminent Gaulliste Foccart
Fiction. La fin du Service d'action civique, nébuleuse gaulliste et mafieuse.
Canal + fouille le SAC
CANAL +, 20 h 50. «SAC : des hommes dans l'ombre», de Thomas Vincent.
Démarche lourde, blazer marine, talkie-walkie en main, cigarette vissée aux lèvres : pendant quatre-vingt-dix minutes, dans le rôle du commissaire Louis Routier, Tchéky Karyo est la figure centrale du téléfilm produit par Capa pour Canal +, et consacré au démantèlement, à partir de 1981, du Service d'action civique (SAC). Dans la lignée de 93, Rue Lauriston (sur la collaboration) et de Nuit noire (sur les événements d'octobre 1961), la chaîne cryptée continue d'explorer les moments sombres de l'histoire française. Avec le SAC, il y a de quoi faire. Fondée en 1959 dans le but d'apporter un «soutien inconditionnel à la poursuite des objectifs définis par le Général», cette officine devint, au fil des années, une nébuleuse mêlant malfrats, policiers, hommes politiques (Jacques Foccart, le «monsieur Afrique» de De Gaulle) et futurs élus (Charles Pasqua).
Le téléfilm commence à quelques jours du 10 mai 1981 ; François Mitterrand n'est pas encore président, et les membres du SAC de Marseille, réunis avec leurs patrons de Paris, se déchirent autour du très contesté chef local, le policier Jacques Massié. L'heure est grave. Les membres de l'officine droitière font alors campagne contre Giscard, avec le raisonnement suivant, d'une piètre lucidité : si les socialo-communistes gagnent, ce sera le chaos et les gaullistes reviendront vite au pouvoir... Mais les luttes internes l'emportent : en juillet 1981, Massié et cinq membres de sa famille, dont son fils de 8 ans, sont assassinés dans la maison familiale d'Auriol, près de Marseille (1). Qui a donné l'ordre ? Deux hommes enquêtent : un flic local (l'excellent Simon Abkarian) et un commissaire de l'inspection générale de la police, venu de Paris (Bernard Le Coq). Peu à peu l'étau se resserre autour de Routier, sommé de se mettre à table, lâché par tout le monde de fait, Auriol marqua la fin du SAC, dissous en 1982.
Co écrit par le duo Claude Angeli (rédacteur en chef du Canard enchaîné) et Hugues Pagan (ex-flic, scénariste et romancier), ces Hommes dans l'ombre tissent avec habileté une trame d'histoires vraies et fictionnelles ; ainsi le personnage de Debizet, patron du SAC, existait vraiment, pas celui de Routier. Mais les deux auteurs, surtout, arrivent à nous faire aimer le personnage de Routier/Karyo à l'étrange trajectoire : destiné à être prof d'histoire, il se retrouve introduit, dès 1959, dans les rouages du pouvoir policier. Vite propulsé, puis dépassé, enfin broyé, avec le sentiment de s'être sali les mains pour rien. Car, porté par la lassitude parfois explosive de Tchéky Karyo, le film égrène ainsi, sur le mode du flash-back impressionniste, trente-deux ans d'histoire trouble dans les contre-allées du régime. Et notamment pendant Mai 68 où les membres du SAC, déguisés en ambulanciers, ramassaient des manifestants pour aller les tabasser au sous-sol de leur QG, rue de Solférino.
Noirceur. Par la dégaine de ces hommes, fascinés par le pire et perdus dans un monde qui va trop vite pour eux, cette «réalité-fiction» rappelle à la fois l'univers de Melville et celui de Casino, de Scorsese. Extrême violence, extrême stylisation, noirceur totale. Inspiré par le cinéma réaliste d'outre-Manche, le jeune réalisateur Thomas Vincent (Karnaval) cite notamment, parmi ses influences, le travail du réalisateur Peter Kosminsky (Warriors, les Années Blair, l'Affaire David Kelly).
Filmé de façon presque alanguie et très solaire, ce SAC présente aussi l'avantage de ne pas être une caricature de film de genre. C'était l'obsession de Thomas Vincent. Il voulait éviter «les effets tape-à-l'oeil, les lieux communs du style "vous étiez où le soir du 21 ?", les décors de commissariat vus mille fois, les stéréotypes du jeu d'acteur, etc.» Pas de musique non plus, ce qui crée une ambiance plus oppressante encore. Plus vraie. «J'ai passé le tournage à expliquer à l'équipe qu'on ne faisait pas un polar mais un film ancré dans notre histoire contemporaine. Ce qui primait par-dessus tout, c'était le sentiment de réel.» Mission accomplie.
Aujourd'hui , les journalistes et les hommes de droite mettent en avant les affaires " Le Rainbow Warrior , l'affaire ELF , etc ....
Ne pas poublier que l'objectif du SAC en 1981 c'était de mettre fin au pouvoir socialiste issue du suffrage universel .
22:55 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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