16/01/2006

VICTOIRE DE MICHELE BACHELET

SI LE PEUBLE FRANCAIS POUVAIT SUIVRE L'EXEMPLE DU PEUPLE CHILIEN !

La socialiste Michelle Bachelet remporte la présidentielle au Chili

 

 

Après dépouillement de 97,5% des quelque huit millions de suffrages, Michelle Bachelet recueille 53,5% des voix contre 46,4% pour le multimillionnaire Sebastian Pinera, candidat de la droite. medium_201_0178-2.jpgElle avait remporté le premier tour le 11 décembre avec 46% des voix, M. Pinera se classant deuxième avec 25%.

 

Sebastian Pinera, a reconnu sa défaite et s'est rendu au siège de la campagne de Mme Bachelet pour la féliciter, en lui souhaitant "le plus grand succès possible". Il s'est toutefois engagé "à continuer de combattre pour (ses) principes qui ne meurent pas aujourd'hui".

 

"Nous allons continuer sur le même chemin", a déclaré la présidente élue lors de son discours de victoire dimanche, plaçant clairement son action à venir dans la continuité du président socialiste sortant Ricardo Lagos. Celui-ci a salué un moment "historique" et affirmé que ce serait pour lui "un honneur" de lui transmettre le pouvoir lors de son investiture, le 11 mars.

 

Michelle Bachelet a également réaffirmé sa promesse de campagne de réformer l'éducation ainsi que les systèmes de santé et de retraites de son pays. "Mon engagement est qu'au terme du mandat de mon gouvernement, en 2010, nous ayons un système de protection sociale consolidé qui assurera aux Chiliens et à leurs familles la tranquillité d'avoir un emploi décent", a-t-elle déclaré dans un hôtel de Santiago.

 

Dès l'annonce des résultats, ses partisans ont fêté son succès dans rues des villes chiliennes. A Santiago, plusieurs milliers de personnes agitant drapeaux et banderolles à l'effigie de leur championne ont assisté au concert d'un groupe de musique tropical organisé devant l'hôtel où Michelle Bachelet s'exprimait.

 

La victoire de la candidate socialiste, ancienne ministre de la Défense, s'inscrit dans la continuité du pouvoir de centre-gauche incarné par Ricardo Lagos. Elle confirme également le basculement à gauche d'une bonne partie du continent latino-américain, alors que la justice chilienne s'efforce de faire la lumière sur les violations des droits de l'homme commises sous le régime d'Augusto Pinochet.

 

Le centre-gauche gouverne le Chili depuis une quinzaine d'années, depuis la fin de la dictature militaire (1973-90). Le mélange de social-démocratie et d'économie de libre entreprise a donné globalement de bons résultats, ce qui explique en grande partie le fait que les Chiliens aient renouvelé leur confiance à la gauche.

 

Mme Bachelet n'est que la troisième femme à être élue directement présidente d'un pays d'Amérique latine après Violeta Chamorro qui a dirigé le Nicaragua de 1990 à 1997, et Mireya Moscoso, qui a présidé au destin du Panama de 1999 à 2004. Toutefois, contrairement à Mmes Chamorro et Mireya, Michelle Bachelet s'est forgée toute seule, sans suivre la voie tracée par un époux homme politique de premier plan.

 

Fille d'un général mort sous la torture du régime Pinochet, elle a elle-même connu les geôles de la dictature, ainsi que l'exil, en Australie puis en Allemagne de l'Est, alors communiste. "La violence est entrée dans ma vie et a détruit ce que j'aimais", a-t-elle rappelée dans son discours dimanche soir.

 

Cette pédiatre de formation est mère de trois enfants et a été mariée deux fois, un sujet encore sensible dans un pays très catholique comme le Chili. "Femme, divorcée, socialiste, agnostique: tous les péchés réunis", plaisante-t-elle.

 

La présidentielle de dimanche était la quatrième élection libre au Chili depuis le départ du pouvoir du général Pinochet en 1990, après 17 ans de dictature.

 

 

 

 

Commentaires

Il faut en finir avec le marasme économique et politique. Le Président Chirac doit partir s'il lui reste un peu de dignité : pour éviter des crises sociales et économiques majeures à venir et redonner un élan à la France.

Ecrit par : ed | 17/01/2006

Écrire un commentaire