15/01/2006

PAR LA GRANDE PORTE

PAR LA GRANDE PORTE

UNE ILLUSTRATION DU RACISME A L'ETAT PUR

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Pour diversifier le vivier de ses futures élites et donner leur chance à des candidats de milieux défavorisés, une grande école d’administration parisienne ouvre ses portes à des étudiants de banlieue. C’est la chance que saisissent Tahira et Yacine, deux brillants représentants de l’immigration en France. Yacine, extraverti et volubile, est d’origine maghrébine. Il ment avec aisance sur la profession de son père et son mode de vie, cherchant l’intégration à tout prix. Bien différente est la jeune Tahira, née en France de parents pakistanais et dont l’oncle tient un restaurant à Paris où il emploie toute sa famille.

Une fiction intéressante qui parle de façon réaliste de certains milieux étudiants. La réalisation et l’interprétation font mouche.

Cette fiction nous montre les comportements des étudiants vis à vis de jeunes français issus de l'immigration et le rejet violent (racisme à l'état pur) pour certain issue de familles de haut fonctionnaire
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 .

Le racisme de l'origine raciale s'aggrave également par le rejet de la classe sociale  aussi bien de la part des étudiants mais aussi d'une façon plus honteuse de la part des Professeurs .

Cette fiction illustre d'une façon pertinente les causes de la crise des banlieues . Nous remarquons ici que l'esprit républicain a fait place chez les élites à un esprit de caste .

L'Histoire

Tahira est une brillante élève de terminale, issue d’une modeste famille pakistanaise de Seine-Saint-Denis. Dans « Par la grande porte », téléfilm diffusé demain sur France 2, elle accède après le bac au prestigieux « Institut des hautes études politiques ». Et inaugure ainsi une voie d’entrée parallèle réservée aux jeunes des milieux défavorisés. L’allusion à Sciences-Po et à ses « Conventions d’éducation prioritaire », créées en 2001 pour les bacheliers de ZEP, est transparente. « Les dispositifs visant à démocratiser l’accès à notre école concernent 189 étudiants, confirme Cyril Delhay, responsable de ces conventions. Mais le téléfilm de France 2 reste une fiction, nous ne nous y associons en aucun cas ! »
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Et pour cause. Par la grande porte souligne les cahots de la première « promo ZEP » : mépris teinté de racisme de certains profs et élèves d’un côté, incompréhension des proches de Tahira de l’autre... « Nous voulions tourner dans les locaux de Sciences-Po, explique Laurent Jaoui, le réalisateur. Nous avons donc envoyé le scénario à la direction. Très soucieuse de son image, elle nous a interdit d’utiliser le nom de l’école. Finalement, ça nous a donné une plus grande liberté de narration. » Le scénario, basé sur « six mois de recherche et d’entretiens avec six jeunes en cours de cursus », insiste sur les embûches. Parti pris créatif. « Pour des raisons de fluidité, nous avons rassemblé sur une étudiante imaginaire les anecdotes rapportées par plusieurs personnes, reconnaît Laurent Jaoui. Mais aucun de nos interlocuteurs étudiants ne nous a accusés de caricature. » Confirmation d’un étudiant concerné : « Le débat n’est plus aussi violent qu’en 2001-2002, mais notre légitimité est encore discutée. »

Lancé il y a deux ans, le téléfilm a été rattrapé par l’actualité

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