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06/02/2005
Claude chabrol
claude chabrol

Claude Chabrol
"C'est l'enfance la plus con qu'on puisse imaginer … ". C'est en ces termes peu élogieux que Claude Chabrol lui-même nous invite à nous pencher sur sa vie. Né à Paris en 1930, ce fils de pharmacien et grand lecteur de la Comtesse de Ségur débute dans le cinéma à l'âge de 12 ans comme projectionniste dans un garage d'un petit village de la Creuse.Après ses études secondaires, il se lance dans des études de Droit. Déjà farceur, il gagne son argent de poche en écrivant de fausses dédicaces d ‘Hemingway et de Faulkner et profite du snobisme parisien pour en tirer un bon prix.
Il se marie très jeune à une riche héritière qui lui permet de réaliser son premier film. Le beau Serge (1959) avec Jean-Claude Brialy et Les Cousins qui sortent la même année, marquent le début de la nouvelle vague. On y trouve dors et déjà les thèmes Chabroliens, la province et sa petite bourgeoisie entre interdits, non-dits et hypocrisie, et le regard à la fois féroce et plein d'humour du réalisateur.
L'année suivante, il tombe en disgrâce avec Les bonnes femmes où l'on retrouve une de ses actrices fétiches, Stephane Audran. La bêtise de ces femmes pathétiques effraie le public qui se sent visé et méprisé. Pourtant, la bêtise va devenir un des thèmes clés de l'œuvre de Chabrol qui se dit fascinée par elle : "la bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence. L'intelligence, elle, a ses limites tandis que la bêtise n'en a pas. Voir un être profondément bête, c'est très enrichissant et l'on a pas à le mépriser pour autant." Les Godelureaux, l'année suivante, ne rencontre pas plus de succès.
Il se lance alors dans la réalisation de films d'espionnage souvent parodiques et toujours plein d'humour. On retrouve Stephane Audran dans Le tigre aime la chaire fraîche (1964) ainsi que dans Marie-Chantal contre Docteur Kah (1965), une caricature de l'espionnite ambiante au temps de la guerre froide. Sans elle, il réalise Le tigre se parfume à la dynamite (1965) et La route de Corinthe (1967) où l'on retrouve Jean Seberg, l'inoubliable Américaine vivant à Paris, petite amie de Jean-Paul Belmondo dans le film de Jean-Luc Godard A bout de souffle(1959).
Il renoue avec le succès à partir de 1968 avec une série de films : Les Biches, La femme infidèle
16:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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